La dernière résurgence du choléra a fait 154 morts en huit mois au Cameroun
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La dernière résurgence du choléra a fait 154 morts en huit mois au Cameroun



La dernière résurgence du choléra a fait 154 morts en huit mois au Cameroun

La dernière résurgence du choléra a fait 154 morts en huit mois au Cameroun

Une résurgence du choléra a fait 154 morts depuis octobre 2021 au Cameroun, où plus de 8.200 cas de cette maladie ont été répertoriés, a annoncé lundi l’ONU. Le choléra, maladie diarrhéique aiguë, dont on peut mourir en quelques heures en l’absence de traitement, réapparaît périodiquement au Cameroun, pays d’Afrique centrale peuplé de plus de 25 millions d’habitants. 

Jusqu’à fin mai, « le ministère de la Santé a enregistré 8.241 cas et 154 morts dans le pays », selon un communiqué de l’agence de coordination humanitaire de l’ONU (Ocha).

Sept des dix régions que compte le Cameroun sont touchées par l’épidémie. « La région du Sud-Ouest (…) demeure la plus touchée par l’épidémie de choléra avec 5.628 cas et 90 morts, suivie par celle du Littoral, avec 2.208 cas et 58 morts », selon Ocha.

L’accès à la région du Sud-Ouest, en proie depuis plusieurs années à une sanglante guerre entre militants séparatistes anglophones et l’armée, « reste difficile », a déclaré Karen Perrin, chef du bureau d’Ocha au Cameroun.

L’ONU ajoute avoir approuvé le versement de 1,7 million de dollars à travers le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires pour des projets menés notamment par l’Unicef et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

La précédente résurgence du choléra avait fait 66 morts au Cameroun entre janvier et août 2020.

Début 2021, l’OMS estimait qu’il y a avait chaque année de 1,3 à 4 millions de cas de choléra et 21.000 à 143.000 décès dus à cette maladie dans le monde.

« Des vaccins anticholériques sûrs, administrés par voie orale, doivent être utilisés conjointement à l’amélioration de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement pour limiter les flambées de choléra et favoriser la prévention dans les zones connues pour être à haut risque », selon l’organisation onusienne.

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Avec La Libre Afrique

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