Gabon : Chez les patrons, l’effet Oyima se fait déjà sentir
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Gabon : Chez les patrons, l’effet Oyima se fait déjà sentir


Henri-Claude Oyima (en costume bleu au centre) a été élu (à nouveau) à la tête de la CPG le 29 juillet dernier © Facebook / CPG


Jeudi 11 août, huit groupements professionnels et entreprises ont annoncé leur retour au sein de la Confédération patronale gabonaise (CPG). Une décision motivée par les assurances données par le nouveau patron de la CPG, Henri-Claude Oyima, qui veut redonner à l’organisation patronale le dynamisme et l’utilité qui fut les siens il y a encore quelques années.

Ils avait claqué la porte de la Confédération patronale gabonaise (CPG) en avril dernier, sous la présidence d’Alain Bâ Oumar. 

Ce jeudi 12 août, par voie de communiqué, huit groupements professionnels et entreprises ont décidé de rentrer au bercail.

Il s’agit de l’Association professionnelle des établissements de crédit (Apec), le Syndicat des importateurs et exportateurs (Simpex), l’Union des représentants automobiles et industriels (Urai), le Syndicat des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics (SEBTP), le Syndicat des sociétés hôtelières et restauration, le Groupement professionnel des pétroliers (GPP), le Groupement des transporteurs terrestres et General Business Machines (GBM).

Il faut dire que depuis, la CPG a changé de président. Exit Alain Bâ-Oumar qui a démissionné en mai dernier. Depuis, celui-ci a été remplacé par le PDG du Groupe BGFIBank, Henri-Claude Oyima, qui a déjà, 10 ans durant, de 2003 à 2013, occupait le poste.

«Cette démarche est une réaction positive à la désignation consensuelle et unanime de Monsieur Henri-Claude Oyima en qualité de président. La conviction du rayonnement du secteur privé est certaine, au regard de l’organisation et des ambitions qu’il a déclinées devant les opérateurs économiques», ont d’ailleurs justifié les organisations et entreprises concernées.

En avril dernier, celles-ci avaient justifiée leur décision par l’attitude du patron des patrons en ce temps-là, qui avait « complément dévié de la ligne directrice du fonctionnement de la CPG que lui avait confié les adhérents ». Aujourd’hui, leur retour à la CPG est motivé par les assurances du nouveau président qui, face aux patrons des entreprises gabonaises, le 9 août à Libreville, a placé son mandat sous le sceau de la « restauration » de l’organisation patronale à laquelle il entend bien « redonner ses lettres de noblesse ».

Par « restauration », Henri-Claude Oyima entend plusieurs chantiers comme la révision des statuts et règlement intérieur de la CPG ; la mise en place d’un Code d’éthique et de déontologie ; le règlement de la dette intérieure ; les problématiques liées au Code du travail ; l’adéquation formation-emploi ; l’insertion du secteur informel dans le formel ; l’iniquité fiscale ; l’inclusion financière ; les financements innovants de l’économie ; la compétitivité des entreprises ; la gouvernance des entreprises ; la prévoyance sociale ; la protection judiciaire des entreprises ; les partenariats stratégiques ou encore la promotion des champions nationaux, tous secteurs confondus.

Les chantiers sont titanesques mais largement à la portée de celui qui est considéré aujourd’hui comme le plus charismatique des patrons gabonais.



Avec LaLibreville

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