RDC : Dossier François Beya, la Haute cour militaire jugera Fatomas
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RDC : Dossier François Beya, la Haute cour militaire jugera Fatomas



RDC : Dossier François Beya, la Haute cour militaire jugera Fatomas

RDC : Dossier François Beya, la Haute cour militaire jugera Fatomas

La Haute cour militaire de la République démocratique du Congo s’est déclarée vendredi « compétente » pour juger François Beya, le « Monsieur sécurité » du président Félix Tshisekedi poursuivi pour « complot » contre le chef de l’Etat et a rejeté sa demande de libération conditionnelle.

Conseiller spécial de Tshisekedi chargé de la sécurité, François Beya est poursuivi pour « complot et offense contre la personne du chef de l’État, violation de consignes et incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline ».

La Haute cour militaire « ordonne la poursuite des débats au fond. Elle rejette la demande (…) de mise en libération provisoire » formulée par M. Beya et ses coaccusés, a déclaré le général de brigade Camille Masungi Muna, président du tribunal.

Dès la première audience de ce procès ouvert le 3 juin à la prison de Makala, la grande prison de Kinshasa, M. Beya avait récusé la Haute cour militaire supposée juger des officiers généraux de l’armée et de la police et qui statue en premier et dernier ressort.

RDC: le complot derrière l’arrestation de François Beya

En plus de François Beya, les autres personnes citées dans ce « complot » contre le chef de l’État sont le brigadier Tonton Twadi Sekele (en fuite), le colonel Tite Cikapa, la commissaire supérieure principale (colonel) Lily Tambwe Mauwa, le lieutenant-colonel Pierre Kalenga Kalenga et un civil, Guy Vanda.

La défense de M. Beya avait alors argué que celui-ci, étant un civil, ne pouvait être jugé par une juridiction militaire.

Vendredi, la Haute cour militaire a estimé qu’elle était « compétente de connaître la présente cause » en raison de la « connexité » et de « l’indivisibilité » des poursuites engagées contre l’ensemble des prévenus, dont la plupart sont des militaires.

Suivant l’avis du ministère public, la Haute cour a aussi ordonné le huis clos et décidé que les audiences se tiendraient désormais dans ses locaux. La prochaine est fixée au mardi 28 juin, a indiqué par ailleurs le général Masungi.

Chef de la Direction générale de migration (DGM) sous le régime de l’ex-président Joseph Kabila (2001-2019), M. Beya est devenu en 2019 le « Monsieur sécurité » de Tshisekedi.

Il a été arrêté le 5 février par l’Agence nationale de renseignement (ANR), qui l’a détenu au secret avant de le transférer deux mois plus tard à la prison de Makala.

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Avec La Libre Afrique

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