Afrique

Dr Succès Masra demande au Pcmt de rectifier le tir


Dans son message adressé le samedi 4 juin dernier au peuple tchadien dans son ensemble et aux militants de son parti, Dr Succès Masra a évoqué le problème de l’électricité que traverse le Tchad et de la transition qui est censée finir dans quatre mois avec le dialogue national inclusif dont Les Transformateurs ont exigé des conditions pour leur participation.

Pour Dr Succès Masra, un gouvernement et un président sérieux n’ont pas besoin de décennies pour comprendre que l’énergie favorise 60% de la croissance d’un pays. « Ils n’ont pas compris que l’une des premières choses à faire, pour des dirigeants sérieux, c’est de donner l’électricité à leur peuple. Le Tchad ne peut pas briller avec 90% de son corps qui est dans l’obscurité », fustige-t-il.
La France, selon Succès Masra, s’est invitée factuellement dans la transition et elle a l’obligation morale d’accompagner le peuple tchadien jusqu’au bout de qu’il veux. « Ce que le peuple veut, ce n’est ni la succession, ni la confiscation armée du pouvoir. Ce que notre peuple veut, c’est de pouvoir choisir librement et démocratiquement ses dirigeants à l’issue d’une élection à la fin de cette transition où personne ne peut être à la fois juge et partie. Nous n’accepterons pas cela », réitère Dr Succès Masra.

« Les Tchadiens veulent que l’urne portée par le peuple soit plus puissante que l’arme portée par quelques individus ou quelques groupes», ajoute-t-il.
Dr Succès Masra demande au Président du conseil militaire de transition de se libérer de ses mauvais conseillers et entrer dans l’histoire en accédant aux revendications légitimes du peuple pour aller vers un vrai dialogue. « Si nous voulons parler d’un Tchad de justice et d’égalité, une famille, une région, un groupe ne peut parler au nom des Tchadiens », rappelle Masra Succès.

Pour y parvenir le président des Transformateurs demande au général Mahamat Idriss Deby de rectifier le tir en consacrant clairement l’inéligibilité de ceux qui gèrent la transition, la souveraineté du dialogue et l’inamovibilité de ceux qui seront mis sur pied après le dialogue pour gérer la suite de la transition. Il propose la mise en place d’une commission bipartite de codéfinition de l’agenda du dialogue. Une commission où, « ceux qui ont soutenu le Cmt, le gouvernement de transition, les partis politiques, les associations et en face, il y a nous qui sommes restés sceptiques. Nous qui avons dit que nous souhaitions une transition civilo-militaire. Si nous devons nous asseoir sur la table pour dialoguer, il faut un comité bi-partisan », suggère-t-il.
Le leader des Transformateurs annonce une caravane de la justice en juillet prochain sur toute l’étendue du territoire national.

Nadjita Namlengar



Avec LePaysTchad

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