Riposte:Michel-Philippe Nze recadre sèchement Jean Gaspard Ntoutoume Ayi
Gabon

Riposte:Michel-Philippe Nze recadre sèchement Jean Gaspard Ntoutoume Ayi


Libreville, Mardi 16 Mai 2022 (Infos Gabon) – Dans une tribune libre publiée ce mardi, le secrétaire général adjoint 2 du Parti démocratique gabonais réplique aux écarts de langage à l’endroit du président Ali Bongo Ondimba d’un cadre de l’Union nationale.

« LA BÊTISE INSISTE TOUJOURS

Dans une déclaration insensée
guidée par la seule obstination d’attenter à l’honorabilité et à la dignité du
président de la République, un des porte-paroles de l’Union Nationale
certainement en panne de visibilité a jugé utile de ramener au goût du jour le
vieux dossier de la vacance du pouvoir alors que celui-ci vient d’être
définitivement bouclé par la justice gabonaise.

L’idée, on le sait, est d’écarter
Ali BONGO ONDIMBA du pouvoir pour cause d’incapacité à assurer la fonction
présidentielle en dépit de preuves contraires que nous fournit l’activisme du
Chef de l’État sur tous les fronts.

Pourquoi donc relancer la polémique
autour de cette vieille affaire alors que tout le Gabon se prépare à aller aux
élections dans moins de quinze mois?

Aussi bêtement que cela puisse
paraître, Jean-Gaspard NTOUTOUME AYI semble mû par le désir de faire parler de
lui. C’est vrai que c’est par le biais de cette affaire que lui et son
groupuscule de « Appel à agir » avaient acquis fin 2018, une
certaine « notoriété ». Un moment de gloire qui doit
certainement manquer au désormais porte-parole de l’Union Nationale depuis que
sa présidente Paulette Missambo et son rival intime Paul-Marie GONDJOUT se
disputent les feux de la rampe dans les médias.

Il y a longtemps en effet que
Jean-Gaspard NTOUTOUME AYI n’a plus réussi à braquer les projecteurs sur sa
petite personne. Ce n’est pas faute d’avoir essayé.

D’abord aux législatives de 2018,
où il avait espéré capitaliser sur sa gloire éphémère de l’opération »
vacance du pouvoir ». En vain. Puisqu’il fut battu sèchement dès le
premier tour.

Ensuite, lorsqu’il s’est mis en
tête de briguer la présidence de l’Union Nationale. Ses compagnons de lutte lui
ont sans doute fait comprendre que la veste était trop grande pour lui.
Puisqu’il n’avait pas insisté outre mesure.

Et le voilà qui revient avec ce
même dossier de la « vacance du pouvoir » alors que l’affaire vient
d’être close définitivement devant les instances judiciaires. Peut-être que
pour Jean-Gaspard NTOUTOUME AYI, une même cause pourrait engendrer un résultat
différent pour peu qu’on revienne à la charge obstinément. Mais comme dit le
dicton à juste titre : la bêtise insiste toujours.

Cette fois-ci, c’est le tour de
ville qu’à entrepris le président de la République ces derniers jours qu’il
place au centre de sa vindicte. Ali BONGO ONDIMBA selon lui, ne devrait pas
sortir du rigorisme protocolaire pour partager des moments de proximité avec
quelques compatriotes, en toute simplicité.

Qu’y avait-il de choquant à voir un
homme dont beaucoup disaient qu’il n’était plus accessible, qu’il serait
désormais grabataire sinon à l’article de la mort, échanger, rire et marcher,
certes avec une mobilité réduite mais par ses propres moyens physiques?

Ou bien c’est nous qui ne
comprenons rien à la manœuvre de Jean-Gaspard NTOUTOUME AYI. Oui, peut-être
qu’au fond, c’est le fait de voir Ali BONGO ONDIMBA, en mouvement et de plus en
plus à l’offensive sur le terrain qui le met en courroux et l’empêche de rêver
à un avenir ministériel ? Connaissant le côté ambitieux du personnage que les
proches qualifient de colérique et qui aime à dire à ceux qui veulent
l’entendre qu’il est le seul vrai « énarque » du Gabon, cette
explication est tout à fait plausible.

Croit-il vraiment qu’il lui suffit
de vomir sa logorrhée infâme sur la personne du président de la République pour
que les Gabonais et les institutions de la République suivent son mot d’ordre
comme des moutons dociles ?

Au cas où il l’ignorerait, la qualité
première requise pour être président de la République, n’est pas d’être capable
de courir le cent mètres en dix secondes ni de sauter les deux mètres en
hauteur.

C’est plutôt dans la capacité à
concevoir et à tracer une trajectoire de développement pour son pays qu’on est
jugé apte à prétendre le diriger. Alors, si d’aventure, Jean-Gaspard NTOUTOUME
AYI voudrait voir Ali BONGO ONDIMBA écarté du chemin ardu qui mène au fauteuil
présidentiel, qu’il  cesse sa rhétorique vaine sur les problèmes de santé
du président de la République pour se concentrer sur ce que son parti va
proposer aux  Gabonais lors des présidentielles à venir.

Car beaucoup de compatriotes qui se
trouvent dans la même condition que le Chef de l’État prouvent chaque jour leur
capacité à s’acquitter correctement et valablement de toutes leurs obligations
sans aucune entrave particulière.

Cette impertinence dans laquelle il
se complaît et qui trahit une très mauvaise éducation est sans nul doute l’une
des nombreuses raisons de ses échecs en politique. Il est temps de lui dire son
fait en lui rappelant qu’il n’est ni plus, ni moins qu’un Gabonais comme tous
les autres sans aucun attribut particulier. Qu’il ait une trop bonne opinion de
lui-même n’y change rien.

Au demeurant, on devine sans peine
que le porte-parole de l’Union Nationale souffre d’un manque notoire
d’inspiration d’où le besoin de remettre sur le tapis un vieux sujet qui a déjà
trouvé son épilogue devant les tribunaux. Et même si sa préoccupation était
sincère, pourquoi ne pas laisser les Gabonais décider librement du sort d’Ali
BONGO ONDIMBA lors des élections présidentielles de 2023 ?

Pourquoi vouloir à tout prix relancer une affaire close si ce n’est pour attirer l’attention sur soi ? C’est vrai que la répartition des rôles à l’Union Nationale lui a taillé un corset un peu trop serré qui ne lui laisse pas beaucoup de possibilités de se mettre en lumière. A présent qu’il a réussi son coup médiatique, revenons à des choses beaucoup plus sérieuses. »

FIN/INFOSGABON/SM/2022

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Avec Info Gabon

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