Christiane Ossouka Raponda, Premier ministre du Gabon
Christiane Ossouka Raponda, Premier ministre du Gabon
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Gabon : « il faut sauver la soldate Rose Christiane Ossouka Raponda »

Christiane Ossouka Raponda, Premier ministre du Gabon
Christiane Ossouka Raponda, Premier ministre du Gabon

L’orgueilleuse Rose Christiane Ossouka, par 2 fois, sa copine de la cour constitutionnelle, la très chic Marie Madeleine Mborantzuo, a fait annuler deux arrêtés de son gouvernement fixant les mesures de prévention contre le Covid-19.

Le diable s’habille en Prada

Gabon-Marie Madeleine Mborantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle depuis sa création en 1993
Gabon-Marie Madeleine Mborantsuo, présidente de la Cour constitutionnelle depuis sa création en 1993

Celle qui sait, avec une dextérité sans pareille, devancer la loi et trouver toutes les raisons, les subterfuges pour exclure ou introduire telle ou telle disposition dans la constitution ou reconnaitre une victoire contestée, donne l’impression ces derniers temps de n’appliquer la loi, rien que la loi

Sauve qui peut !

Face aux impacts du covid19, et bien avant la situation actuelle, la morosité règne en maître dans le pays. La majesté d’autrefois n’est plus qu’un lointain souvenir : grèves, villes mortes, non-concrétisation de nombreux dossiers, etc. À moins de 2 ans de la prochaine présidentielle, cela fait beaucoup d’obstacles à surmonter, même pour les experts de la manipulation des urnes et des opinions publiques.

De quoi se moque ?

Un signe qui ne trompe pas, le landernau politique autour de la mangeoire a compris, raison pour laquelle l’assemblée nationale sous le règne de l’obséquieux Faustin Boukoubi, a fait fuiter le rapport parlementaire sur la gestion des fonds Covid, rédigé en 2020.

Gabon, Faustin Boukoubi, Président de l’Assemblée nationale
Gabon, Faustin Boukoubi, Président de l’Assemblée nationale
Qui peut croire un seul instant que Marie Madeleine Mborantzuo s’est réveillée un matin et découvert les arrêtés de Mme Ossouka ? – Des articles dithyrambiques à la gloire de Mme Ossouka Raponda comme celle-ci : « GABON : L’EFFICACITÉ DE “LA MÉTHODE OSSOUKA” RÉGULARISE 11 475 FONCTIONNAIRES EN 12 MOIS », ne servent à rien.
Christiane Ossouka Raponda, Premier ministre du Gabon
Christiane Ossouka Raponda, Premier ministre du Gabon

Tel est pris qui croyait prendre !

Ce n’est pas le peuple gabonais qui veut le départ de cette dame, d’ailleurs on se fout royalement de ce qu’il veut ou pense.
Plus sérieusement, ceux qui veulent dégommer la première ministre sont les mêmes qui l’ont placé où elle se trouve. Les marionnettistes qui ont pris en otage le pays tout entier et tirent les ficelles dans l’ombre. On assiste par conséquence à un partage de rôle (le bon, la brute et le méchant) comme le système au pouvoir le pratique depuis 54 ans.
– Omar Bongo se plaisait à dire : « Je peux faire d’un chien un ministre et d’un ministre un chien »
– Sous la Régente de la République, Sylvia Valentin épouse Bongo et affidés, le principe serait : « on te fait monter et on te fait descendre quand on veut »
Les prédateurs font corps !
Conscient du fait que si le régime s’écroule, c’est tout le monde qui sera perdant, les membres du régime « Bongo-Valentin-PDG », contrairement au 70% de la population du Nord au Sud de l’Est en Ouest et Centre, pauvre et exploitée qui ne savent pas s’unir pour défendre leurs intérêts, eux ne reculent devant rien quand la machine est en danger.

Ne jamais oublier une chose, quel que ce soit l’acte posé en ligne directe ou par des satellites, les familles coalisées qui règnent au dessus tous n’ont qu’un but : garder le Gabon ad vitam æternam sous leur domination. Tout pour eux, rien pour les autres, sinon des miettes.

Madame Rose Ossouka Raponda ne fera pleurer personne. Ce n’est pas le copil-citoyen ou les mouvements de ras-le-bol des populations qui sont la source de sa fébrilité, elle-même rompue à faire des croche-pieds à ses petits camarades (Ministre du pétrole, Vincent de Paul Massassa, Eugène Mba, ancien Maire de Libreville, etc…), et puis de tout façon, un pacte tel qu’il soit à toujours une contre partie.
Sylvia Valentin épouse Bongo
Sylvia Valentin épouse Bongo
Un jour on gagne, un jour on perd!
Un jour symbole mondial de l’égalité femmes-hommes, et un autre jour dindon de la farce. Il faut rendre le tablier et quitter la scène avec élégance et dignité.

DBNEWS
14/01/2022

 

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