Bukavu : la société civile réclame la suppression des postes de contrôle érigés dans la ville
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Bukavu : la société civile réclame la suppression des postes de contrôle érigés dans la ville


Le bureau urbain de la société civile de Bukavu dans le Sud-Kivu a rencontré, jeudi 13 janvier, le général Robert Yav Avula, commandant de la 33e région militaire. A cette occasion, il a plaidé pour la suppression des postes de contrôle dans la ville et le renforcement de la sécurité. Il a également proposé la mise en place d’un cadre de concertation entre les services de sécurité et la société civile pour évaluer le résultat des actions menées conjointement. 

La société civile a profité de cette rencontre pour présenter les difficultés que rencontre la population locale tous les jours depuis l’érection des barrières, « qui riment avec les tracasseries. » Le système de check point a été instauré à Bukavu après l’attaque des rebelles non identifiés la nuit du 1er au 2 novembre 2021.  

Jackson Kalimba, président du bureau urbain de la société civile de Bukavu, explique :  

« Nous avions constaté que les check-points constituent aujourd’hui l’endroit (propice), où la police et l’armée rançonnent la population. Nous avons pensé que ça serait opportun que le général puisse supprimer les check-points et aussi qu’on puisse sécuriser les entrées de la ville de Bukavu et des endroits jugés criminogènes au niveau de la ville.» 

Le commandant 33e région militaire a, quant à lui, salué l’initiative de la société civile qui tient régulièrement à l’œil le comportement des militaires commis au contrôle de la circulation nocturne des véhicules et des passants sur les principales artères de Bukavu.  

Le général Robert Yav Avula a promis à ses hôtes de diligenter les enquêtes avec les officiers de l’état-major pour identifier et punir tous les militaires qui commettraient des bavures lors des patrouilles de sécurisation de la ville. 

Toutefois, il se dit personnellement satisfait des résultats positifs du couvre-feu en vigueur à Bukavu. « Les coups des tirs nocturnes à balles réelles ont diminué dans la ville », renchérit-il. 



Avec Radio Okapi

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