Attentat contre le Premier ministre irakien (Analyse)
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Attentat contre le Premier ministre irakien (Analyse)


Etude de Can ACUN, chercheur en Relations extérieures à SETA.

Attentat contre le Premier ministre irakien (Analyse)

La résidence du Premier ministre irakien Mustafa al-Kazimi a été attaquée via un drone armé. Selon la déclaration faite par des sources de sécurité ; La résidence située dans la zone verte protégée de Bagdad a été visée par 3 drones armés. Alors que la résidence a été fortement endommagée, le Premier ministre al-Kazimi s’en est sorti indemne. Bien que cette attaque a eu lieu juste après que les milices armées proches de l’Iran aient menacé le Premier ministre, les regards se sont tournés vers un éventuel conflit interne.  

Alors que le chaos politique et l’instabilité ont progressivement augmenté en Irak après les élections, les milices chiites soutenues par l’Iran, qui ont été la partie perdante des élections, semblent avoir commencé à utiliser leurs forces militaires sur le terrain. Le dernier maillon de ceci était le ciblage de la résidence du Premier ministre irakien Mustafa al-Kazimi avec des drones armés. Des responsables irakiens de la sécurité et des sources proches des groupes armés ont prétendu que l’attaque contre la résidence du Premier ministre Mustafa al-Kazimi avec un drone armé avait été menée par un groupe armé soutenu par l’Iran. Faisant des déclarations aux médias internationaux à condition que leurs noms ne soient pas divulgués, les sources ont affirmé que les drones armés et les explosifs utilisés dans l’attaque ont été fabriqués en Iran.

L’attaque contre al-Kazimi a suscité une grande réaction dans le monde. Alors que de nombreux pays, dont la Turquie, ont exprimé leur condamnation, 15 membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ont également fermement condamné le ciblage de la maison d’al-Kazimi avec un drone armé et ont déclaré que ceux qui ont tenté l’assassinat devraient être arrêtés et traduits en justice. Dans leur communiqué de presse, tous les pays ont appelé à coopérer avec le gouvernement irakien.

Alors que l’Iran tentait de combler le vide du pouvoir créé par le retrait progressif des États-Unis d’Irak, les structures nationalistes irakiennes tentaient d’empêcher cette invasion de l’Iran, en particulier du mouvement de Moqtada al-Sadr. Il semble que les éléments de Hashd al-Chaabi proches de l’Iran n’aient pas pu digérer l’élection de la coalition formée par Sadr et les sunnites en obtenant un grand nombre de voix. Pour compenser cette situation dans laquelle ils sont tombés en politique, ils ont recours aux armes qu’ils détiennent. Ces structures, situées dans de nombreux points, notamment à Bagdad, menacent al-Kazimi et l’armée irakienne. En Irak, il y a une sérieuse lutte de pouvoir à laquelle participe l’Iran. Un nouveau pouvoir politique doit être formé dans le pays au plus vite et l’armée centrale doit désarmer les milices affiliées à Hash al-Chaabi. Sinon, les conflits peuvent même dégénérer en guerre civile.



Avec TRT

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