75ème anniversaire de l’UNESCO : Pourquoi le discours d’Ali Bongo Ondimba a été l’un des plus appréciés
Gabon

75ème anniversaire de l’UNESCO : Pourquoi le discours d’Ali Bongo Ondimba a été l’un des plus appréciés


Le président Ali Bongo Ondimba a fait un discours vendredi 12 novembre à Paris à l’occasion du 75ème anniversaire de l’UNESCO © DR


Hier, vendredi 12 novembre, le président gabonais était à Paris. Il y a rencontré à l’Elysée son homologue Emmanuel Macron. Il a également pris part aux festivités du 75ème anniversaire de l’UNESCO dont il a été l’un des invités d’honneur. Quelques heures plus tôt, lors de la 41ème conférence générale de l’institution, le chef de l’Etat gabonais a fait un discours particulièrement remarqué, insistant sur la protection du patrimoine naturel (l’un des axes forts de l’Unesco), mais aussi sur le combat en faveur de l’éducation, mais aussi de l’égalité femme-homme dont le Gabon est l’un des champions sur le continent. Nous reproduisons ici dans son intégralité ce discours. 

Madame et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Monsieur le Président de la Conférence générale,

Monsieur le Président du Conseil exécutif,

Madame la Directrice Générale,

Mesdames et Messieurs,

Le 16 novembre 1960, le Gabon adhérait à l’UNESCO, trois mois seulement après son accession à la souveraineté internationale.

C’est avec satisfaction que je note que mon pays connaît, depuis plus de six décennies, une coopération fructueuse avec l’Unesco.

Mes illustres prédécesseurs, les Présidents Léon MBA et Omar BONGO ONDIMBA, auxquels je voudrais rendre ici, un hommage tout particulier, ont posé les jalons de cette coopération et mis en œuvre d’importants projets qui ont bénéficié de l’accompagnement multiforme de notre Organisation.

Ainsi, entre 2009 et 2016, j’ai instruit mon Gouvernement, de réunir toutes les conditions pour atteindre les OMD et les ODD, conformément aux grandes orientations de l’Agenda 2030.

Cette coopération a permis d’aboutir à des résultats probants dans la mise en œuvre de nos politiques publiques.

L’inscription du Parc national de l’Ivindo, au patrimoine mondial de l’Unesco, le 28 juillet 2021, en est une parfaite illustration.

Celle-ci, 14 ans après celle du Parc national de la Lopé, donne assurément une visibilité internationale à notre politique de protection des forêts, dont le rôle est fondamental dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la biodiversité.

La création de 13 parcs nationaux et de 20 parcs marins et réserves aquatiques en constituent des actes majeurs.

Aujourd’hui, mon pays réalise la meilleure performance de stockage du carbone, avec 105 millions de tonnes par an . Il compte ainsi, parmi les quelques États de la planète à être « carbone négatif ».

Le Gabon attache également du prix à la sauvegarde et à la préservation de son patrimoine culturel. Notre diversité culturelle sera alors mieux valorisée avec l’ouverture d’un nouveau
musée.

L’Unesco participe d’ores et déjà à l’élaboration de la nouvelle stratégie de notre politique muséale.

Dès lors, la circulation et le rapatriement des biens culturels du Gabon, peuvent être envisagés avec davantage de sérénité.

Le Gabon pourra alors se réapproprier son histoire et contribuer à une meilleure prise en compte de sa culture dans le système éducatif.

Je voudrais saluer l’accompagnement constant de l’Unesco, notamment dans la réalisation des outils de pilotage, la formation des enseignants et la refonte des programmes pédagogiques.

Avant de terminer mon propos, je voudrais réaffirmer l’engagement du Gabon pour la Paix et la Justice sociale.

S’agissant de la situation des femmes, je note que leur condition est, souvent, particulièrement difficile.

Partout dans le monde, elles sont victimes de violences, d’inégalités diverses et variées. Mais il n’y a pas de fatalité. Au Gabon, nous avons décidé de faire preuve de volontarisme.

En 2015, j’ai décrété la « Décennie de la Femme » pour mettre un terme aux violences faites aux femmes les promouvoir dans l’espace publique et économique en leur permettant d’être autonomes mais aussi d’accéder aux plus hautes charges.

Plusieurs lois au niveau pénal, civil ou encore du code du travail ont été adoptées depuis dans le cadre du programme « Gabon Egalité ».

Je voudrais aller encore plus loin, en étant conscient qu’il nous reste du chemin à parcourir.

Aussi, je voudrai vous assurer que je ne relâcherai jamais mes efforts tant que la Femme ne sera pas réellement considérée comme l’égale de l’Homme.

Je vous remercie.



Avec LaLibreville

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