dimanche, juin 13, 2021
Lemouvant hommage dAli Bongo Ondimba a Bechir Ben Yahmed le - L’émouvant hommage d’Ali Bongo Ondimba à Béchir Ben Yahmed, le père de Jeune Afrique
Gabon

L’émouvant hommage d’Ali Bongo Ondimba à Béchir Ben Yahmed, le père de Jeune Afrique


Béchir Ben Yahmed n’est plus © DR


Le fondateur de l’hebdomadaire Jeune Afrique, hospitalisé depuis le mois de mars à Paris, est décédé des suites de la Covid-19 lundi 3 mai 2021 à l’âge de 93 ans.

C’est sans doute l’hommage le plus émouvant qui a été rendu à Béchir Ben Yahmed sur les réseaux sociaux.

« Béchir Ben Yahmed était un grand journaliste, comme il n’y en a qu’une poignée par siècle. Sa soif de connaissance et son intransigeance me marqueront à jamais.

Béchir Ben Yahmed était un amoureux de l’Afrique. Il en connaissait intimement chacun des pays, en respectait chacune des coutumes.

Certes, il nous a quittés. Mais il n’est pas totalement parti. Son souvenir restera éternel. C’est « ce que je crois ». Sincèrement.

Repose en paix ».

Ces mots, particulièrement poignants, ce sont ceux du président Ali Bongo Ondimba, couchés sur un post Facebook. Quelques lignes particulièrement émouvantes qui rendent hommage à un monument de la presse africaine qui s’est éteint lundi 3 mai 2021 à 93 ans à l’hôpital Lariboisière, à Paris, des suites de la Covid-19.

Né dans la Tunisie sous protectorat français en 1928, Béchir Ben Yahmed était le ministre de l’information d’Habib Bourguiba, premier président de la République tunisienne, quand il a fondé Afrique Action en 1960, devenu Jeune Afrique en 1961.

Pari réussi

En 1962, sous pression du gouvernement à cause de sa liberté de ton, le fondateur et son journal s’exilent à Rome, puis à Paris en 1964. Jusqu’en 2007, Béchir Ben Yahmed était à la tête du groupe de presse qu’il avait fondé et qui célèbre ses 60 ans cette année. Un média qui a accueilli Frantz Fanon, Jean Daniel ou encore Leïla Slimani au fil de son histoire.

Depuis 2007, les fils de Béchir Ben Yahmed, Amir et Marwane gèrent son groupe de presse, tandis que François Soudan en est le directeur de la publication. C’était d’ailleurs son souhait. Que Jeune Afrique, qualifié de 55ème Etat d’Afrique, lui survive. A l’évidence, et en dépit des polémiques qui ont émaillées la vie du journal, Béchir Ben Yahmed a réussi son pari.



Avec LaLibreville

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