dimanche, avril 18, 2021
Lucie Milebou Aubusson Jessye Ella Ekogha Nicolas Nguema Liberation Christel Bories - Lucie Milebou-Aubusson, Jessye Ella Ekogha, Nicolas Nguema, Libération, Christel Bories, Harold Leckat… Les tops et les flops cette semaine au Gabon
Gabon

Lucie Milebou-Aubusson, Jessye Ella Ekogha, Nicolas Nguema, Libération, Christel Bories, Harold Leckat… Les tops et les flops cette semaine au Gabon


Lucie Milebou-Aubusson, épouse Mboussou, a été confortablement réélue cette semaine présidente du Sénat pour six années supplémentaires © DR


Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.

LES TOPS 

Lucie Milebou-Aubusson, épouse Mboussou. A 64 ans, ce pilier du Parti démocratique gabonais a été réélue lundi présidente du Sénat, la deuxième chambre du parlement gabonais pour un nouveau mandat de six ans. Candidate unique lors du scrutin, elle a obtenu 65 voix sur 65 votants, soit 100 % des voix (lire notre article). Le signe que sa personnalité fait très largement consensus et une nouvelle preuve du leadership exercé par le Gabon en Afrique en matière de présence des femmes dans la vie politique (lire notre article).

Jessye Ella Ekogha. Considéré comme le meilleur communicant au Gabon, le porte-parole de la Présidence de la République, qui se démène sur les réseaux sociaux pour faire la chasse aux fake news et aux ragots (« kongossa ») qui pullulent dans le pays, a tenu une conférence de presse lundi. L’occasion pour lui de rétablir quelques vérités en particulier au sujet de la riposte face au Covid-19 (lire notre article) et de dire leur fait à certains journalistes qui ne se distinguent pas toujours par le plus grand sérieux (lire notre article).

Nicolas Nguema. Placé sous mandat de dépôt le 30 décembre 2020 pour avoir entre autres vendu une barge appartenant au Groupement Santullo Sericom dont il est le mandataire légal au Gabon, le vice-président du parti de l’opposition Pour le changement (PLC) a bénéficié ce jeudi 4 mars de l’annulation de son incarcération ainsi que la levée de son mandat de dépôt. Le signe que la Justice gabonaise fonctionne malgré les critiques pavloviennes, teintées de mauvaise foi, de certains activistes.

LES FLOPS

Libération. Le quotidien français de gauche, qui n’est plus que l’ombre de lui-même, a réussi l’exploit de s’attirer les critiques de la majorité comme de l’opposition suite à la publication mercredi d’un « article » relatant, de manière plus ou moins fidèle, la détention de l’opposant Bertrand Zibi. En 2015, chacun se rappelle que ce journal avait organisé un colloque au Gabon pour la bagatelle de 3 millions d’euros. Une jolie opération financière pour Libération mais pas pour le Gabon qui attend toujours le début de la moindre trace d’une retombée bénéfique (lire notre article).

Christel Bories. La famille Duval, premier actionnaire avec 36,9 % du capital du groupe minier français Eramet, très présent au Gabon via sa filiale Comilog, a écrit au ministre français de l’Economie pour demander le départ de Christel Bories, la PDG du groupe. Elle lui reproche sa gestion des dossiers de la Société Le Nickel (SLN) et d’Aubert & Duval, deux filiales d’Eramet en grandes difficultés. A ce stade toutefois, l’Etat français, présent au capital d’Eramet à hauteur de 25,6 % via l’Agence des participations de l’Etat (APE), a indiqué qu’il ne souhaitait pas modifié la gouvernance du groupe.

Harold Leckat. Gabon Media Time, le site d’information dont il est le directeur de la publication, a publié jeudi un « article » reprenant tel quel, sans recoupement ni vérification, un communiqué acrimonieux du Syndicat des médecins fonctionnaires gabonais (Symefoga), pourtant truffé d’erreurs factuelles et d’omissions, dont le but manifeste était de ternir la riposte contre la Covid-19 du gouvernement, pourtant jugée exemplaire par l’OMS. Un papier très éloigné des canons journalistiques qui a valu à ce média en ligne un tweet cinglant – et mérité – de la part du conseiller en communication du premier ministre, Rodrigue Mboumba Bissawou (lire notre article).



Avec LaLibreville

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