jeudi, avril 15, 2021
Jeune Afrique : La Grande Interview du Président Ali Bongo Ondimba
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Jeune Afrique : La Grande Interview du Président Ali Bongo Ondimba


Jeune Afrique : Vous avez été victime d’un grave AVC en Arabie saoudite, en octobre 2018. Comment allez-vous aujourd’hui ?

Ali Bongo Ondimba : Grâce à Dieu, je vais bien, et je tiens à remercier à nouveau les autorités des royaumes d’Arabie saoudite et du Maroc pour leur accueil chaleureux et fraternel. Je remercie également les Gabonaises et les Gabonais, qui, en pensées et en prières, m’ont accompagné durant cette épreuve. J’ai puisé beaucoup de force dans leur soutien. Enfin, je redis merci à ma famille, tout particulièrement à mon épouse et à mes enfants, qui ont été constamment à mes côtés.

Aujourd’hui, tout cela est de l’histoire ancienne. Je mène à bien ma mission de chef de l’État. J’ai même augmenté mon rythme de travail. Avec la même ambition : que la population ne manque de rien et que le pays continue à se développer.

 

JA : Cette épreuve vous a-t-elle changé ?

ABO : Forcément. Sur le plan de la santé, je prends davantage de précautions. Néanmoins, ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort et renforce votre détermination. J’ai hâte d’être de nouveau à 100 % de mes capacités, de retrouver mon élocution naturelle. Restent quelques étapes à franchir. Tout cela représente un travail quotidien, qui s’ajoute à ma charge de chef de l’État. Je dois reconnaître qu’il y a eu des moments difficiles.

 

JA : Pendant cette période, votre pouvoir a vacillé, et une guerre des clans a éclaté dans votre entourage. Comment l’avez-vous vécu ?

ABO : C’est une péripétie qui n’intéresse qu’un microcosme. Quelques personnes ont cru voir leur tour arriver. Je m’en doutais. Cependant, la très grande majorité m’a soutenu. Le peuple a été formidable, aussi je ne pouvais pas l’abandonner. J’ai puisé de la force dans ce soutien, ce qui m’a permis de revenir plus vite que ne le prédisaient les médecins. Ce qui compte aussi, c’est le fonctionnement des institutions, régies par la Constitution. Or celles-ci ont démontré leur très grande solidité. De cela, nous pouvons, nous, Gabonais, être collectivement fiers.

 

JA : Cela a-t-il modifié votre manière d’appréhender la vie ?

ABO : Je suis ressorti de cette épreuve avec la volonté décuplée de faire du Gabon l’un des pays les plus avancés d’Afrique d’ici à dix ans, en matière de formation, de santé ou d’économie verte. Je suis, aussi, devenu plus exigeant. J’entretiens un rapport au temps différent. Ce temps nous est à tous compté. Il faut donc bien l’employer. Le mien, je le mets au service des Gabonais. Vos adversaires vous prétendent diminué, voire dans l’incapacité de diriger le Gabon.

 

JA : Que leur répondez- vous ? D’autant que 2023 arrive à grands pas. Serez-vous candidat ?

ABO : Je suis le chef de l’État, j’ai assez à penser et à faire. J’ai la lourde charge de diriger le pays et d’achever certains chantiers. Il reste encore plus de deux ans avant l’élection présidentielle. Je suis concentré sur l’action, sur les réformes à mener. J’ai peu de temps à consacrer à autre chose, a fortiori en cette période de crise sanitaire. Quant à mes adversaires, je leur conseillerais plutôt de travailler à formuler des idées, à ce qui préoccupe au quotidien la population, et d’avoir une approche constructive. Penser convaincre les Gabonais en se contentant de critiquer et de polémiquer, c’est se fourvoyer complètement.

 

JA : Avez-vous, à un moment ou à un autre, envisagé de quitter vos fonctions ?

ABO : Je n’ai jamais lâché et à aucun moment l’idée d’abandonner ne m’a effleuré l’esprit. Pour un capitaine, quitter le navire en pleine mer est inenvisageable.

 

 JA : Maixent Accrombessi, Liban Soleman, Étienne Massard, Frédéric Bongo, M. Park, Steed Rey, Serge Mickoto, Arsène Emvahou… Depuis cet AVC, vos plus proches collaborateurs, ceux qui formaient votre garde rapprochée depuis 2009, voire avant cette date, ont été écartés. Seuls restent à vos côtés Jean-Yves Teale, Michael Moussa ou Lee White. Pourquoi ce grand ménage ?

ABO : Il ne s’agit pas de questions de personnes mais d’efficacité collective. Après mon retour, en 2019, j’ai souhaité amorcer une nouvelle étape de mon septennat. Pour ce faire, j’avais besoin de nouvelles compétences. De personnes qui pensent et agissent différemment. Pour pouvoir s’adapter sans cesse, il faut être capable de changer d’organisation.

 

JA : Vous avez nommé votre fils aîné, Noureddin Bongo Valentin, coordinateur général des affaires présidentielles. Quelle mission lui avez-vous réellement confiée ? Certains disent que vous le préparez à vous succéder, en 2023 par exemple…

ABO : C’est moi qui lui ai demandé de venir travailler au service des Gabonaises et des Gabonais. Il a alors, sans hésiter, quitté un travail qu’il aimait et dans lequel il réussissait. Noureddin, en qui j’ai évidemment toute confiance, est extrêmement compétent. Il m’assiste au quotidien, veille à ce que mes directives soient bien exécutées et en assure le suivi. Il occupe une fonction très technique. Il a également une vision très affirmée du développement du Gabon à long terme, un regard très actuel et une sensibilité particulière sur une série de sujets tels que la formation professionnelle, la lutte contre les inégalités, la protection de l’environnement. Enfin, j’apprécie tout particulièrement sa franchise. Chose très rare dans ce milieu, il n’hésite pas à me dire ce qu’il pense et à tirer la sonnette d’alarme quand il estime que la voie empruntée n’est pas la bonne. Pour le reste, je ne commente ni les spéculations ni les fantasmes.

 

JA : Sa nomination est intervenue après la chute, puis l’arrestation pour détournement de fonds publics, de Brice Laccruche Alihanga, votre directeur de cabinet. La disgrâce de cet homme, naguère tout-puissant, a suscité l’incompréhension. Que s’est-il réellement passé ?

ABO : Vous comprendrez que, dans ma position et en vertu de la séparation des pouvoirs, je ne commenterai pas une procédure judiciaire en cours. Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai une entière confiance dans la justice de mon pays. Si des fautes ont été commises, elles devront être sanctionnées, et cela c’est à la justice de le déterminer. Les pressions extérieures, d’où qu’elles viennent et sous quelque forme que ce soit, n’y changeront rien. La justice gabonaise est indépendante. La lutte anticorruption a fait de nombreuses autres victimes.

 

JA : Quel bilan peut-on dresser des différentes opérations menées, comme Mamba 1, Mamba 2 ou Scorpion ?

ABO : La lutte contre la corruption est l’une de mes grandes priorités. Vous avez cité les opérations Mamba et Scorpion. Dans un autre registre, vous auriez pu mentionner les travaux récents de la task force sur la dette intérieure, qui ont permis de révéler que, sur un total de 1 030 milliards de F CFA [1,6 milliard d’euros] audités, 623 milliards étaient des dettes fictives, soit un ratio de 62 %. Ces derniers mois, notre dispositif institutionnel a été renforcé [Direction générale des marchés publics, Agence nationale d’investigations financières et création de l’Autorité nationale de vérification et d’audit], et nos procédures ont été durcies. En la matière, ma ligne politique est extrêmement claire : tolérance zéro !

 

JA : Depuis votre réélection, en 2016, vous avez travaillé avec trois Premiers ministres et procédé à une dizaine de remaniements ministériels. Ce n’est pas signe d’une grande stabilité…

ABO : En ce domaine, ce qui compte n’est pas la stabilité ou la durée, mais l’efficacité. La stabilité est un moyen ; l’efficacité, une fin. Si, pour être plus efficace, il faut changer, je n’hésite pas. Quand on est président, il faut savoir s’adapter et trancher.

 

JA : Êtes-vous satisfait de votre Première ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, et de son équipe ?

 ABO : Je la connais bien, depuis sa première nomination au gouvernement. Elle avait notamment fait un passage remarqué et remarquable au ministère de la Défense nationale. Comme leurs prédécesseurs, elle et son gouvernement seront jugés, le moment venu, sur leur bilan. J’attends de leur part des résultats significatifs. Le quotidien des Gabonais doit être amélioré ; l’avenir du pays, mieux préparé. Ce que je peux dire à ce stade, c’est que la Première ministre a toute ma confiance.

 

JA : Le gouvernement a engagé une réforme constitutionnelle. Une disposition organise la vacance du pouvoir : un triumvirat, composé du ministre de la Défense et des présidents des deux chambres du Parlement, est chargé d’assurer un éventuel intérim. C’est une formule pour le moins inédite…

ABO : Je me permets de préciser un point. Il ne s’est pas agi de « réformer » dans le sens de « modifier », mais de consolider notre édifice constitutionnel sur un certain nombre de points techniques, comme la vacance du pouvoir, la responsabilité pénale du chef de l’État et la composition du Sénat. Il ne faut pas politiser un débat qui est en réalité purement juridique. Toutes ces réformes concourent à renforcer l’ancrage démocratique de notre pays. Pour répondre spécifiquement à votre question sur l’inclusion du ministre de la Défense dans le collège qui assure l’intérim en cas de vacance du pouvoir, le président de la République étant le chef de l’armée, il est normal, s’il est empêché, que le ministre de la Défense, qui dispose de la compétence et de l’expérience requises en la matière, le supplée à ce titre.

 

JA : Depuis la présidentielle de 2016, le climat politique est tendu. Comment l’apaiser ?

ABO : C’est votre point de vue. Pas le mien. La réalité est très éloignée du commentaire que vous en faites. À preuve, les élections qui ont eu lieu depuis, qu’il s’agisse des législatives, des locales ou, dernièrement, des sénatoriales, se sont parfaitement déroulées, sans le moindre heurt. Et n’oubliez pas que nos adversaires d’aujourd’hui étaient nos compagnons hier. Le Gabon est l’un des pays d’Afrique où le climat politique est le plus apaisé. Pour autant, il ne s’agit pas d’un acquis. C’est pourquoi il nous faut constamment travailler dans deux directions. D’une part, garantir une meilleure représentation de la population dans ses diverses composantes au sein des institutions politiques : d’où l’inclusion, au sein du gouvernement, de l’Assemblée nationale, etc., des femmes, des jeunes et de personnalités issues du secteur privé. Et, d’autre part, mener les réformes que les Gabonais attendent. Un pays pacifié et apaisé est un pays où les réformes attendues par la population sont réalisées.

 

JA : Comment se porte votre formation, le Parti démocratique gabonais (PDG), guère fringante lors de la dernière présidentielle ?

ABO : Là encore, je vous laisse libre de votre commentaire, très éloigné de la réalité. Le PDG, qui vient de souffler ses cinquante-trois bougies, s’est beaucoup réformé ces dernières années. Certes, le parti a connu des départs et a dû infliger des sanctions disciplinaires. Cela dit, il a aussi enregistré un grand nombre d’arrivées, de sorte que, sur la période, le solde est largement positif. Le PDG reflète aujourd’hui davantage la population dans toute sa diversité. Une place plus importante est faite aux femmes, aux jeunes, aux travailleurs du privé, aux territoires. En parallèle, le parti a revu son logiciel programmatique. Tous ces efforts combinés ont payé. Le PDG a réalisé des scores historiques lors des trois derniers scrutins [les législatives et les locales en 2018, les sénatoriales en 2021]. Il n’est pas essoufflé. Au contraire, il est en pleine forme.

 

JA : Face à vous, une opposition éclatée. Qui sont vos principaux adversaires ? Jean Ping, Guy Nzouba-Ndama, Alexandre Barro-Chambrier ?

ABO : Il ne m’appartient pas de faire un commentaire sur tel ou tel, en particulier en dehors de ma famille politique. Toutefois, rappelons-nous que certains, qui donnent aujourd’hui des leçons à tout propos, ont été longuement aux affaires et ont occupé de très hautes fonctions. La critique est aisée, l’art est difficile, comme on dit. La démocratie gabonaise gagnerait à avoir une opposition structurée et constructive, qui ne se contente pas de critiquer sans jamais faire de contre-propositions. La politique n’est pas qu’un jeu de pouvoir. C’est avoir entre ses mains le destin de centaines de milliers de femmes et d’hommes. Il faut donc être responsable et savoir faire passer les intérêts de son pays avant tout.

 

JA : Pierre Claver Maganga Moussavou, l’ex-vice-président, n’a toujours pas de successeur. Envisagez-vous de le remplacer ?

ABO : La question sera réglée dans les plus brefs délais. J’ai actuellement à l’étude plusieurs profils. Mon choix sera connu rapidement.

 

JA : Quelles sont les conséquences de la pandémie de Covid-19 pour le Gabon ? Et les perspectives pour 2021 ?

ABO : Les conséquences de cette pandémie sont avant tout humaines. Malgré une riposte jugée très efficace par les institutions internationales, avec un nombre élevé de tests et une faible létalité, le Gabon déplore un peu plus d’une centaine de morts, sans compter les personnes qui conservent des séquelles après avoir été infectées par le virus. Les conséquences sont ensuite sociales. La vie des Gabonais a été profondément modifiée depuis un an. Ils ont consenti d’énormes sacrifices, et je les en remercie. Enfin, les conséquences sont économiques. En 2020, nous avons subi un triple choc, lié à la chute de la demande mondiale de nos principaux produits d’exportation, à la baisse des cours des produits de base et au ralentissement de certaines activités au niveau national en raison des mesures prises pour freiner l’épidémie. Conséquence : notre PIB s’est contracté d’environ cinq points par rapport à 2019, pour se situer entre – 1 % et – 2 %. Dans le même temps, nos recettes budgétaires ont baissé d’environ 4 points du PIB par rapport à 2019, et nos dépenses de 1,5 point, malgré la hausse des dépenses de santé, nécessaires pour lutter contre l’épidémie. Toutefois, comparativement à certains pays du continent, le Gabon montre de meilleurs signes de résilience. Résultat, 2021 devrait être une année de forte reprise. Nous tablons sur une croissance de 4 %.

 

JA : Sur le plan social, ces mesures ont du mal à passer auprès de la population, d’autant que le nombre des contaminations et des décès semble relativement faible…

ABO : Que les populations ressentent durement les mesures de restriction est un phénomène mondial que l’on peut aisément comprendre. Ma responsabilité, en tant que chef de l’État, n’est pas de mettre en place des mesures qui font plaisir. En revanche, je dois prendre les bonnes mesures pour protéger la population. Ensuite, si le nombre de morts est relativement faible au Gabon, ce chiffre a crû considérablement depuis le début de l’année. Un tiers des décès liés au Covid-19 sont survenus ces trois derniers mois. D’où la nécessité de maintenir, et parfois de durcir, certaines restrictions. D’où la nécessité, également, d’accélérer la mise en oeuvre de notre plan de vaccination. Au début de mars, nous avons reçu les 100 000 premières doses du vaccin produit par Sinopharm. Nous devrions recevoir sous peu des vaccins Sputnik V. Par ailleurs, le Gabon est membre de l’initiative Covax, dont les livraisons ont déjà débuté en Afrique et ne sauraient tarder ici. Rien n’est laissé de côté. Tous ces efforts combinés finiront, j’en suis certain, par payer. Mon objectif est de permettre aux Gabonais de retrouver au plus vite le cours d’une vie normale.

 

JA : Vous avez lancé un Plan d’accélération de la transformation (PAT 2021- 2023) de l’économie gabonaise. Qu’en attendez-vous ? On parle de cette fameuse diversification depuis bien longtemps…

ABO : Tout comme Rome ne s’est pas faite en un jour, la diversification d’une économie ne se fait pas en un claquement de doigts. Reste qu’en l’espace d’une décennie le Gabon a énormément progressé sur ce plan. À preuve, le poids du secteur du bois s’est nettement renforcé. Quant à la part du pétrole dans le PIB, elle est passée de 42,2 % en 2010 à 32,7 % en 2019. En outre, le Gabon transforme davantage localement ses matières premières avant de les exporter, ce qui est bon pour notre industrie et pour l’emploi. Nous souhaitons renforcer ces dynamiques à travers le PAT, adopté en janvier. L’objectif est d’avoir trois années pleinement utiles pour notre pays. À terme, notre croissance devra être non seulement plus vigoureuse, mais aussi plus endogène, c’est-àdire moins dépendante des cours mondiaux des matières premières, davantage créatrice d’emplois [30 000 en trois ans, prévus dans la seule filière bois] et plus durable, adaptée à la nouvelle donne du changement climatique. Autre point : notre endettement, qui est de 70 % du PIB, devra être ramené sous la barre des 50 %. Nous y parviendrons grâce à une meilleure maîtrise de nos dépenses, à l’accélération de notre croissance et à la restructuration de notre dette, par le biais de l’allongement de sa maturité et de la renégociation des taux d’intérêt.

 

JA : Quel bilan tirez-vous de votre action à la tête de l’État depuis 2009 ? En 2016, une grande partie des électeurs a souhaité le sanctionner en votant pour Jean Ping…

ABO : Toute personne qui aime son pays souhaiterait toujours en faire davantage. Il est certain que nous aurions pu faire mieux sur certains points. Des erreurs ont également été commises, qui auraient pu être évitées. Mais, s’il y a eu des insuffisances, il y a également eu de nombreux succès. Ceux-ci ne doivent pas être passés sous silence, que ce soit en matière économique avec la réussite de la filière bois, en matière sociale avec la gratuité des soins pour les accouchements, ou en matière sociétale avec la parité. Si je n’ai pas le pouvoir de changer le passé, je peux en revanche agir sur le présent et l’avenir. Je me concentre là-dessus.

 

JA : Comment ont évolué les relations avec la France sous la présidence d’Emmanuel Macron ? La période Hollande, entre 2012 et 2017, avait été particulièrement délicate…

ABO : Sous François Hollande, les relations entre le Gabon et la France n’ont pas toujours été très fluides. Il y a eu des incompréhensions. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, elles se sont très nettement améliorées. Nous partageons la même volonté d’avoir des relations bilatérales nourries, apaisées et, je dirais, modernisées.

 

JA : Qui sont aujourd’hui les principaux partenaires du Gabon ?

ABO : En l’espace de dix ans, le Gabon a beaucoup diversifié ses partenariats. Les pays d’Asie, du Moyen-Orient, d’Afrique, ou encore la Russie ou la Turquie sont de plus en plus présents chez nous, ce qui est une indication de notre attractivité économique. Dans le même temps, nous avons su conserver avec nos partenaires traditionnels, dont les États-Unis et l’Europe, une relation privilégiée. Sur la scène internationale, le Gabon est un partenaire qui compte. Son implication dans certains dossiers, comme la lutte contre le réchauffement climatique, sur lequel il est à la pointe [le pays préside le groupe des négociateurs africains en vue de la COP26], est particulièrement appréciée. Le poids diplomatique du Gabon s’observe également à travers son élection, en octobre 2020, au Conseil des droits de l’homme de l’ONU ou à travers la validation, par l’Union africaine, en février dernier, de sa candidature à un siège de membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

JA : Les attentes des Gabonais sont légion, a fortiori depuis le début de la pandémie de Covid-19. Pensez-vous réellement pouvoir y répondre ?

ABO : Si j’avais le moindre doute à ce sujet, j’en aurais tiré depuis longtemps les conséquences. J’ai, vis-à-vis des Gabonais, une obligation de résultat. Je continuerai à mettre toute mon énergie à répondre à leurs attentes les plus légitimes. Et de l’énergie, j’en ai à revendre !

 

FIN

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Avec Gabon Emergent

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