jeudi, avril 15, 2021
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Afrique

Éditorial | Crises sécuritaires au Cameroun : à qui profite le crime ???


Républicains et Patriotes, pensons le Cameroun autrement.

A qui profite le crime ?

La question s’est initialement posée au détour d’une intrigue policière romancée, meublée de rebondissements, de faux-semblants, de faux-fuyants, et surtout de fausses pistes. Cependant que les acteurs étaient tous sous l’emprise d’une main noire qui décidait de l’orchestration de l’ensemble.

Par certains rapprochements, cette même question, à qui profite le crime, pourrait convenablement se poser en ce qui concerne le Cameroun, la romance et l’innocuité en moins. Car ici, pas grand-chose de fictif. 

La course à la possession des richesses est une vraie course de la mort. La mort de nos populations dont le seul tort est de vivre au-dessus d’un sous-sol immensément riche qui ferait le bonheur des autres. La criminalisation fatale de l’école au motif de résistance à l’ordre rétrograde et nihiliste. Le remodelage du Cameroun en de minuscules confettis miniers régentés par des groupes criminels à la solde des multinationales. 

Et comme dans un jeu d’échecs de haut vol réservé aux seuls professionnels des sordides milieux mafieux, l’enchérissement par anticipation de vastes portions du territoire camerounais devait être le coup décisif, dans une compétition mondiale mettant aux prises les combattants les plus rompus aux arcanes des transactions spéculatives.

L’une à la suite de l’autre, puis en même temps, l’épouvantail fondamentaliste dans l’Extrême-Nord, le spectre séparatiste dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les tentatives d’instrumentalisation des divergences idéologiques, l’exacerbation des spécificités géographiques, tribales et culturelles, toutes ces menées déstabilisatrices s’en vont irrésistiblement à vau-l’eau. 

Et, à mesure que les pions sur l’échiquier font l’expérience d’une amère déroute, le jackpot tant rêvé prend les sombres teintes d’un cauchemar augurant une retentissante déroute, voire banqueroute. En effet, il n’est qu’à voir avec quelle vivacité la vie reprend son cours dans les zones affectées par les violences, pour attester du progressif retour à la normale dans lesdites zones. Au demeurant, les redditions volontaires d’ex-combattants repentants s’enchainent à bonne cadence, et les travaux de reconstruction sont lancés, bien avant la fin contractuelle des remous sociaux. La morale le dit, il ne fallait pas vendre la peau du lion avant de l’avoir tué.

Editorial Crises securitaires au Cameroun a qui profite - Éditorial | Crises sécuritaires au Cameroun : à qui profite le crime ???

Dans ce contexte de victoire irréversible de notre pays sur ses ennemis, le regain d’acharnement diffamatoire d’organisations dites de protection des droits de l’homme, y compris les positionnements politiquement orientés des dirigeants de ces organisations, apparaissent comme des manœuvres éhontées d’intéressement d’entités jusqu’ici respectueuses de la souveraineté du Cameroun. Dans le même ordre d’idée, la soudaine apparition d’hétéroclites groupuscules stipendiés déguisés en mouvements de libération, en rajoute à la déconfiture du camp adverse qui joue assurément son va-tout. 

Mais alors, à qui profite le crime, lorsque des camerounais entreprennent de détruire leur pays, de connivence avec des cercles financiers étrangers ? A qui profite le crime, lorsque des camerounais œuvrent à plonger leurs compatriotes dans les abysses de l’ignorance, leur déniant le droit de contribuer à l’épanouissement culturel et scientifique du Cameroun ? A l’heure où les puissances scientifiquement et techniquement évoluées, rivalisent d’artifices et de subterfuges dans le but d’universaliser l’ontologie de leur civilisation pour mieux prendre le contrôle du monde, à qui profite l’assassinat des gardiens de nos traditions ancestrales ?

Ce crime ne profite certainement pas au Cameroun, encore moins au peuple camerounais, malgré les mensonges cent fois répétés, malgré les narratifs sournoisement enjolivés.

Continuons de défendre farouchement notre pays, continuons de hisser bien haut l’étendard de la patrie. Soyons de ceux qui aujourd’hui, écrivent les premières lettres de la glorieuse histoire du Cameroun à venir./-

Capitaine de Vaisseau Cyrille Serge ATONFACK GUEMO Chef de Division de la Communication / MINDEF

Par Regard Sur l’Afrique



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