dimanche, avril 18, 2021
Honorine Nzet Biteghe Alexandre Awassi Erlyne Antonela Ndembet Damas Felix - Honorine Nzet Biteghe, Alexandre Awassi, Erlyne Antonela Ndembet Damas, Félix Tshisekedi, Luc Bengono Nsi, François Ndjimbi… Les tops et les flops cette semaine au Gabon
Gabon

Honorine Nzet Biteghe, Alexandre Awassi, Erlyne Antonela Ndembet Damas, Félix Tshisekedi, Luc Bengono Nsi, François Ndjimbi… Les tops et les flops cette semaine au Gabon


Honorine Nzet Biteghe est l’une des sept femmes nommées cette semaine sénatrices par le président Ali Bongo Ondimba © DR


Qui s’est positivement distingué cette semaine au Gabon ? Qui s’est, à l’inverse, négativement illustré ? Nous avons sondé une trentaine de personnalités de toutes sensibilités, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Voici leur réponse.

LES TOPS 

Honorine Nzet Biteghe. Originaire du Woleu-Ntem, cette magistrate de carrière, très charismatique et résolument engagée en faveur de la cause des femmes est l’une des 7 femmes sur les 15 sénateurs nommés cette semaine par Ali Bongo Ondimba (lire notre analyse et lire d’ici quelques heures son portrait). Une nomination qui fait l’unanimité et des choix qui, au global, conforte la position du Gabon, considéré comme l’un des trois pays en Afrique subsaharienne où la parité est la mieux respectée (lire notre article).

Alexandre Awassi. Alors que ses pairs brillent trop souvent par leur absence et leur silence, le jeune député de Moanda dans le Haut-Ogooué, élu pour la première fois en octobre 2018, multiplie les sorties sur le terrain comme sur les réseaux sociaux pour sensibiliser les populations aux dangers de la seconde vague de Covid-19 (lire notre article). Un exemple que tous les élus du pays seraient bien inspirés de suivre.

Erlyne Antonela Ndembet Damas. La ministre de la Justice, qui a représenté le Gabon lors de la 46ème session du Conseil des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations unies (ONU) dont le pays est membre pour trois ans depuis octobre dernier, a fait un discours remarqué. Elle a décliné avec conviction les priorités du Gabon : « la protection des groupes vulnérables, particulièrement les enfants, les femmes et les détenus, ainsi que la garantie d’une meilleure santé pour l’ensemble de la population ». Une nécessité à l’heure où la pandémie de Covid-19 continue de sévir. .

LES FLOPS

Félix Tshisekedi. Selon la presse internationale, le président RD Congolais tenterait d’abuser de sa position de président en exercice de l’Union africaine, à laquelle il a accédé début février, pour promouvoir la candidature de son pays à un poste de membre non-permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2022-2023. Poste qui, par consensus, doit revenir, sur le continent, au Gabon. Une attitude d’autant plus troublante que la RDC est forclose pour déposer sa candidature et que celle-ci, si elle se confirmait, se ferait en violation flagrante des textes de l’institution panafricaine (lire notre article).

Luc Bengono Nsi. Jeudi, le président du Mouvement de redressement national (Morena, opposition radicale) a affirmé que Me Fabien Méré, décédé il y a quelques semaines suite manifestement à une attaque cardiaque près de Lyon (France), avait été tué. Selon lui, le défunt aurait été éliminé par certains dignitaires du régime, avec la complicité de la France, parce qu’il était un élément gênant. Une thèse complotiste, totalement délirante, frontalement contredite par les constatations légales faites en France sur le corps de la victime, ainsi que le témoignage de ses proches.

François Ndjimbi. Mardi, Gabon Review dont il est le directeur, a publié un article purement imaginaire. Le site d’information pro-opposition y a écrit que le Gabon avait été indexé pour des « arrestations et tentatives d’intimidation ciblant des jeunes leaders d’opinion, tirs à balles réelles sur des manifestants réclamant la levée d’une partie des mesures sanitaires jugées oppressantes et contreproductives ». Des allégations purement mensongères qu’a diligemment et vigoureusement dénoncé par voie de tweet le porte-parole de la Présidence, Jessye Ella Ekogha. Reste qu’aux yeux des observateurs, ce genre d’article, qui n’a rien à voir avec le journalisme, se multipliera en l’absence de toute sanction ; leurs auteurs, sûrs de l’inaction des pouvoirs publics, étant à l’évidence animés d’un sentiment d’impunité totale.





Avec LaLibreville

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