lundi, mars 1, 2021
Afrique

L’examen et l’adoption du budget 2021 de la Cemac au cœur de la 36ème session du conseil des ministres


Les ministres de l’économie et des finances des États membres de la Communauté économique de l’Afrique centrale (Cemac) participent par vidéoconférence à la 36ème session inter-état pour plancher sur l’examen et l’adoption du budget de la communauté exercice 2021 et le traitement à réserver à la dette des institutions communautaires dues à l’Union Européenne.

Au cours de cette 36ème session qui durera deux jours, les ministres de l’économie et des finances de la Cemac auront aussi à adopter le cadre institutionnel et règlementaire de mise en œuvre de la stratégie d’industrialisation durable de la filière bois dans la Bassin du Congo mais aussi le mécanisme d’alerte précoce des déséquilibres microéconomiques en zone Cemac ainsi que le dispositif de sanction pour les infractions aux règles de la surveillance multilatérale. « Les chocs de la demande et de l’offre induits par les mesures prises pour freiner la pandémie, conjugués à la chute des prix du pétrole en 2020, se sont traduits par une contraction d’une ampleur inédite de l’économie de la zone Cémac de l’ordre de -3,1%. Cette perte de richesse s’est accompagnée, comme vous vous en doutez, d’une aggravation de la pauvreté et des disparités sociales, exacerbées notamment par la mise à rude épreuve des capacités du secteur informel les effets négatifs de la pandémie », précise le Président du Comité Inter-Etats, Charles Assamba Ongodo.
Malgré la 2ème vague contamination de la pandémie de Covid-19, le Président du Comité Inter-Etats retient quelques signes d’espoir à savoir : « la vitalité de certaines branches d’activités qui ont pu résister, la poursuite certes moins vigoureuse, des investissements dans les services et aussi des initiatives qui se développent ici et là, dans les domaines de la production, la transformation et la commercialisation des produits du terroir ».
Pour lui, le potentiel de la communauté et la confiance des investisseurs n’a pas été fondamentalement entamée par la crise. « Le tableau que je viens de dresser nous encourage à renforcer nos dispositifs de riposte à la pandémie, à restaurer progressivement la viabilité extérieure et à préserver sur la voie des reformes pour rendre encore plus résiliences nos économies, à travers notamment des efforts accrus en matière d’intégration physiques et commerciale des Etats membres de la Cemac », ajoute Charles Assamba Ongodo qui rappelle que ce tableau renvoie indubitablement à l’impact de la pandémie sur le fonctionnement des institutions communautaires dont les activités ont été, soit mises entre parenthèses, soit, ralenties par des restrictions imposées pour freiner la pandémie. « Le financement de la communauté déjà contrariée par les faiblesses du mécanisme de recouvrement de la taxe communautaire d’intégration (Tci) a subi les contrecoups de la baisse des activités économiques et des tensions de trésorerie des Etats. Le recul du recouvrement de la Tci se pose avec de plus en plus d’acuité. La communauté a reconstitué les arriérés de Tci dont l’encours est estimé à environ 80 millions de francs Cfa à fin 2020 », note-t-il.
Dans ce contexte sanitaire mondial marqué par la pandémie de Covid-29, il se félicite du travail abattu par les institutions sous-régionales notamment : « la mise en œuvre du plan sous-régional contre Covid-19, l’organisation des réunions statutaires, l’élaboration des textes dédiés à l’industrialisation de la filière bois, l’opérationnalisation des missions premières de la Cour des comptes, les interventions multiples du Fodec au profit des organes et institutions communautaires et aussi l’organisation de la Table ronde des bailleurs de fonds pour le financement des projets intégrateurs prioritaires les 16 et 17 novembre derniers à Paris ».
Le président de la commission appelle à éviter le relâchement des efforts de recouvrement de la Tci dont, assure-t-il, l’utilisation est régie par le principe de la solidarité qui est le fondement de notre communauté. « Le projet de budget de la communauté, exercice 2021 a été arrêté en recettes et dépenses à la somme de 89224324973 francs Cfa contre 88230068283 francs Cfa en 2020, en légère hausse de 1,13%, sous l’hypothèse d’une amélioration des ressources propres et d’une mobilisation plus efficace et accrue des concours extérieurs. Compte tenu des incertitudes sur les perspectives d’amélioration significative du recouvrement de la Tci, le projet de budget de la communauté consacre une contraction significative de certaines charges de fonctionnement des institutions. Il n’y a pas eu d’autres alternatives que de retenir les activités les plus pertinentes. Celles à même d’impulser les initiatives entreprises pour intégrer davantage sur le plan commercial et physique, les économies de la sous-région, tout en renforçant la convergence des politiques économiques et budgétaires et la surveillance multilatérale », informe-t-il.
Il rappelle que les institutions sous-régionales doivent continuer à porter une attention soutenue sur le développement du capital humain et le renforcement des capacités notamment des administrations fiscales des Etats membres. « Nos interventions s’inscrivent également en 2021, dans le cadre du suivi des reformes structurelles et du processus d’accompagnement de la mise en œuvre du plan de relance communautaire adopté par les instances du Copil du Pref-Cemac. Le projet de budget de la communauté est accompagné de documents importants : le rapport d’activité de la communauté exercice 2019, le rapport intermédiaire d’activités de la communauté de janvier à juin 2020 et le plan d’action de la communauté exercice 2021 ».



Avec LePaysTchad

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