dimanche, février 28, 2021
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Afrique

Goma : une marche pour la reprise des cours dispersée par la police


Les activités socioéconomiques ont tourné au ralenti ce mercredi 20 janvier dans la matinée dans plusieurs quartiers de la ville de Goma, à la suite notamment d’un appel à une marche pacifique pour réclamer la reprise des cours lancé par la Force syndicale nationale (FOSYNAT)/ fédération du Nord-Kivu. Des barricades ont été observées sur certains axes de la voirie urbaine ainsi que des altercations entre la police et les manifestants.

Partis de l’esplanade de l’ISC, des élèves, étudiants et les membres de la FOSYNAT ont fait face aux éléments de la police anti-émeutes à deux endroits dans leur parcours vers le cabinet du gouverneur de province.

Parallèlement, d’autres jeunes, étudiants et élèves, barricadaient certains axes routiers avec des pierres ; avant d’être dispersés par la police qui a recouru aux tirs des gaz lacrymogènes. C’est le cas de tronçon UNIGOMA, l’axe Katindo sur la route Sake et vers Majengo. Le bilan fait etat d’au moins quatre manifestants blessés, selon la FOSYNAT. Le président de la coordination fédérale Nord-Kivu de ce syndicat, Innocent Bahala Shamavu considéré que la fermeture des écoles est plutôt politique et non sanitaire. Il exige la reprise des activistes académiques et scolaires sans délais :

« L’ultime recommandation d’aujourd’hui, c’est la réouverture des activités scolaires et académiques sur toute l’étendue du territoire national. Les grandes autorités sont en train de se réunir pour leurs fins politiques, et ils ne respectent pas les dix personnes qui ont été précisées pour la loi. Et c’est ce que nous sommes en train de fustiger. Donc, le point clé de notre mémorandum : nous en train de réclamer la réouverture des activités scolaires. »

La marche de la FOSYNAT n’est pas parvenue, comme initialement prévu, à déposer son mémorandum aux autorités provinciales. Elle en a été empêchée par un déploiement de la police anti-émeutes autour du cabinet du gouverneur de province, affirme M. Bahala.



Avec Radio Okapi

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