dimanche, janvier 17, 2021
UA: envoyé spécial au Mali, le Burundais Pierre Buyoya a présenté sa démission
Afrique

UA: envoyé spécial au Mali, le Burundais Pierre Buyoya a présenté sa démission



UA: envoyé spécial au Mali, le Burundais Pierre Buyoya a présenté sa démission

UA: envoyé spécial au Mali, le Burundais Pierre Buyoya a présenté sa démission

L’envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel, l’ancien président burundais Pierre Buyoya, a présenté sa démission qui a été acceptée, ont indiqué mardi à l’AFP l’intéressé et des hauts responsables de l’organisation continentale. M. Buyoya a simplement confirmé à l’AFP avoir présenté sa démission, sans donner d’autre détail et sans en préciser la raison.

L’ancien président burundais a été condamné en octobre dans son pays à la prison à perpétuité dans son pays pour l’assassinat en 1993 de son prédécesseur Melchior Ndadaye. Il a dénoncé un « procès politique » et une « parodie de justice » et annoncé faire appel.

Buyoya a démissionné car il veut « consacrer tout son temps et toute son énergie à sa défense et veut éviter à l’UA une situation devenue embarrassante par rapport à un Etat membre », a expliqué à l’AFP un haut responsable de l’UA, sous le couvert de l’anonymat.

Sa démission « a été acceptée avec reconnaissance pour l’excellent travail accompli au Mali au nom de UA », a indiqué un autre haut responsable de l’organisation, ayant lui aussi requis l’anonymat.

L’UA n’a jamais fait le moindre commentaire sur la condamnation de M. Buyoya depuis l’énoncé du verdict le 20 octobre à Bujumbura.

La justice burundaise a condamné M. Buyoya, avec une vingtaine de ses proches, pour « attentat contre le chef de l’Etat, attentat contre l’autorité de l’Etat et attentat tendant à porter le massacre et la dévastation ».

Le nom de M. Buyoya avait déjà été cité en lien avec l’assassinat du président Ndadaye, sans que le début d’une preuve ne soit apportée.

Premier chef de l’Etat démocratiquement élu du Burundi et premier hutu à accéder au pouvoir, Melchior Ndadaye a été assassiné en octobre 1993 lors d’un coup d’Etat militaire qui allait entraîner le pays dans une guerre civile opposant l’armée, dominée par la minorité tutsi, à des groupes rebelles hutu, qui fera 300.000 morts jusqu’en 2006.

Ndadaye avait succédé à M. Buyoya, lui-même porté par l’armée au pouvoir en 1987 et qui redeviendra président, à la faveur d’un nouveau coup d’Etat, entre 1996 et 2003, avant de remettre le pouvoir à Domitien Ndayizeye, un hutu, en vertu d’un accord de paix signé en 2000 à Arusha en Tanzanie.

Que pensez-vous de cet article?



Avec La Libre Afrique

Leave a Response

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.