lundi, janvier 18, 2021
Maroc: peines confirmées pour les Sahraouis dix ans après les heurts de Gdim Izik
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Maroc: peines confirmées pour les Sahraouis dix ans après les heurts de Gdim Izik



Maroc: peines confirmées pour les Sahraouis dix ans après les heurts de Gdim Izik

Maroc: peines confirmées pour les Sahraouis dix ans après les heurts de Gdim Izik

La justice marocaine a confirmé les peines allant jusqu’à la perpétuité pour les militants sahraouis jugés coupables d’avoir tué en 2010 onze hommes des forces marocaines dans le Sahara occidental, dernier épisode du procès dit de « Gdim Izik », a-t-on appris jeudi auprès d’un avocat.

« La Cour de cassation a rejeté mercredi tous les recours de la défense. C’est la décision finale » pour les 23 Sahraouis, condamnés pour les heurts meurtriers survenus dans la partie du Sahara occidental contrôlée par le Maroc, a indiqué Mohamed Fadel Leili à l’AFP.

Ce groupe de Sahraouis avait été condamné par un tribunal militaire en 2013, avec des peines allant de 20 ans de prison à la perpétuité.

Après des protestations de défenseurs des droits humains et des proches des condamnés, mais aussi à la suite d’une réforme judiciaire, l’affaire avait été renvoyée en appel devant une juridiction civile, qui avait prononcé des peines allant de deux ans de prison à la perpétuité en 2017.

Quatre des accusés ont purgé leur peine et 19 sont toujours en détention, selon l’avocat joint par l’AFP.

Human Rights Watch (HRW) avait dénoncé avant l’arrêt de la Cour de cassation « des procès entachés par des allégations de torture », avec des verdicts « en grande partie basés sur des aveux que les accusés ont réfutés », s’attirant un démenti immédiat des autorités marocaines.

Les heurts avaient éclaté le 8 novembre 2010, quand les forces marocaines étaient intervenues pour démanteler le camp « Gdim Izik », au sud de la ville de Laâyoune, plus grande ville du Sahara occidental, où quelque 15.000 Sahraouis s’étaient installés pour protester contre leurs conditions de vie.

L’intervention avait dégénéré en violents affrontements puis en émeute à Laâyoune. Selon Rabat, onze membres des forces de l’ordre avaient été tués et plusieurs dizaines d’autres blessés.

Désarmées, certaines victimes avaient été égorgées, ou leur cadavre souillé, selon des vidéos des forces de l’ordre qui avaient choqué l’opinion publique.

Le Maroc et le mouvement indépendantiste sahraoui du Front Polisario s’étaient accusés mutuellement d’avoir provoqué les affrontements.

La décision de la Cour de cassation intervient dans un contexte de fortes tensions au Sahara occidental, où des tirs ponctuels opposent le Maroc et le Front Polisario depuis le 13 novembre, après trente ans de cessez-le-feu sous l’égide des Nations unies.

Selon Human Rights Watch, les prisonniers sahraouis se plaignent de purger leur peine dans différentes prisons du Maroc trop éloignées de leur famille. Plusieurs ont fait des grèves de la faim » pour protester contre divers « abus » ( privation de soins médicaux ou de visites de leur famille, placement abusif en détention à l’isolement), selon la même source.

Les autorités marocaines, elles, assurent que le placement des détenus a été fait compte tenu de « la durée de la peine, leur état de santé, le suivi des études et la proximité de leurs familles ».

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Avec La Libre Afrique

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