jeudi, janvier 21, 2021
Mauritanie : Human Rights Watch appelle à la libération des personnes inculpés pour blasphème
Afrique

Mauritanie : Human Rights Watch appelle à la libération des personnes inculpés pour blasphème


Mauritanie : Human Rights Watch appelle à la libération des personnes inculpés pour blasphème

L’organisation des droits de l’Homme demande à Nouakchott d’abandonner les charges contre ces individus qui encourent la peine capitale.

Lundi 19 octobre, Human Rights Watch (HRW) a appelé le gouvernement mauritanien à abandonner les charges de «blasphème» et d’«outrage» contre huit activiste et de remettre en liberté cinq d’entre eux en détention provisoire depuis le 26 février 2020. Les huit personnes sont accusées de «se moquer de Dieu, de son message et du livre sacré» et de «créer, enregistrer et publier des messages en utilisant un système d’information qui porte atteinte aux valeurs de l’islam».

Leur procès devait s’ouvrir ce mardi 20 octobre devant le tribunal pénal de Nouakchott, dans la capitale. Elles encourent la peine de mort si elles sont reconnues coupables. «Publier une photo ou un texte sur les réseaux sociaux, même quelque chose que d’autres pourraient considérer comme une insulte à la religion, ne devait pas être considéré comme un crime», dénonce Eric Goldstein, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à HRW.

«Ces accusations n’auraient jamais dû être portées en premier lieu et encore moins justifier l’emprisonnement de cinq personnes pendant huit mois», a-t-il ajouté dans un communiqué publié sur le site Internet de l’organisation des droits humains. En juillet 2019, la justice mauritanienne avait remis en liberté le blogueur Mohamed Cheikh Ould Mkheïtir initialement condamné à mort pour un article blasphématoire, cinq ans et demi après son incarcération.

Le 27 avril 2018, l’Assemblée nationale a adopté un texte qui rend la peine de mort obligatoire en cas de «propos blasphématoires» et d’«actes sacrilèges». La loi prévoit également une peine allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement et une amende de 600 000 ouguiyas (environ 15 940 dollars) au maximum pour «atteinte à la décence publique et aux valeurs de l’islam» et «non-respect des interdictions prescrites par Allah» ou facilitation de leur non-respect.

 

 



Avec Afric Telegrah

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