samedi, décembre 5, 2020
Le Nigeria sous le choc après un « mardi sanglant » à Lagos
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Le Nigeria sous le choc après un « mardi sanglant » à Lagos



Le Nigeria sous le choc après un « mardi sanglant » à Lagos

Le Nigeria sous le choc après un « mardi sanglant » à Lagos

Le Nigeria s’est réveillé mercredi matin sous le choc au lendemain de l’attaque de manifestants pacifiques par des forces armées à Lagos qui a fait au moins 25 blessés et plusieurs morts. Plus de 1.000 manifestants rassemblés pacifiquement sur un péage à Lagos, capitale économique du Nigeria, ont été dispersés mardi soir par des tirs à balles réelles, après l’entrée en vigueur d’un couvre-feu total imposé pour éteindre le mouvement de contestation populaire qui gagne le pays depuis plus de 10 jours.

Des coups de feu ont été entendus aux alentours du péage tard dans la nuit et jusque mercredi matin par une journaliste de l’AFP, alors que les quartiers d’affaires des îles de Lagos étaient totalement vides, et tous les magasins fermés.

Plusieurs manifestants ont été tués mardi soir, a déclaré l’ONG Amnesty International mardi soir à l’AFP, qui cherchait encore « à déterminer leur nombre exact ».

Vingt-cinq blessés sont actuellement soignés dans trois hôpitaux de la ville, a affirmé le gouverneur de l’Etat de Lagos, Babajide Sanwo-Olu, précisant leur avoir rendu visite au matin.

« La responsabilité de cet incident malheureux m’incombe et et je vais travailler avec le gouvernement fédéral pour définir ce qu’il s’est passé », a-t-il tweeté mercredi affirmant que la répression a « échappé à +son+ contrôle ».

L’armée nigériane a démenti sur Twitter être à l’origine de cette fusillade, mais des vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux montrent des hommes en uniforme militaire en train tirer à balles réelles.

Mardi, la police avait annoncé le déploiement immédiat dans tout le pays de son unité anti-émeute alors que les manifestations dans plusieurs villes avaient largement dégénéré. A Lekki, où les incidents ont eu lieu, les manifestations ont cependant toujours été pacifiques.

Cette mobilisation inédite au Nigeria est née début octobre sur les réseaux sociaux pour dénoncer les violences policières et s’est peu à peu muée en un mouvement contre le pouvoir en place et la mauvaise gouvernance.

Au moins 18 personnes, dont deux policiers, sont mortes dans ces marches, depuis le début du mouvement.

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Avec La Libre Afrique

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