samedi, novembre 28, 2020
Gabon | Catholique | Réouverture des lieux de culte: retour en image sur la Journée du 25 octobre.
ActualitéBasta !

Gabon | Catholique | Réouverture des lieux de culte: retour en image sur la Journée du 25 octobre.

Gabon | Catholique | Réouverture des lieux de culte: retour en image sur la Journée du 25 octobre.Alors que le pouvoir avait interdit la réouverture des églises catholiques pour le 25 octobre 2020, choisissant au passage arbitrairement la date du 30 octobre, on ne sait sur quelle base, après 8 mois de fermeture, les chrétiens du Gabon ont dit : “Non, ça suffit comme ça !”

Violence d’Etat contre l’église catholique
Les déclarations et postures des plus hauts responsables de l’Etat

Gabon | Catholique | Réouverture des lieux de culte: retour en image sur la Journée du 25 octobre.
Gabon-Violence d’Etat contre l’église et fidèles catholiques

Prolongation de l’état d’urgence sanitaire : Pourquoi l’incompréhension ?

Avant que force ne reste à la loi comme l’a dit le ministre responsable du culte, M. Lambert Noël Matha, revenons en arrière

écrit le 30 septembre 2020 dans le Quotidien privé et progouvernemental l’union)”“En tenant compte de la date de publication au journal officiel du texte instaurant les mesures pour faire face à la pandémie du coronavirus, certains appellent à la fin de cette situation exceptionnelle.

Prorogé à l’issue du Conseil des ministres du 14 août dernier, l’état d’urgence sanitaire prend fin le 4 octobre prochain. Vu que, contrairement à ce que ne pensent d’aucuns, le délai de quarante-cinq (45) jours, durée de cette période exceptionnelle, court à compter du 19 août dernier, date de parution au journal officiel de l’ordonnance N° 0000000/PR/2 020 du 14 août 2020 portant modification de certaines dispositions de la loi N° 003/2 020 du 11 mai 2020 fixant les mesures de prévention, de lutte et de riposte contre les catastrophes sanitaires en République gabonaise.

Conséquence immédiate de cet état de fait : les mesures prescrites par le gouvernement (distanciation physique, port obligatoire du masque, fermeture des bars, motels, lieux de culte, couvre-feu, organisation du dépistage massif, etc.), afin de faire face, de manière durable, à la pandémie de coronavirus, sont toujours en vigueur. Car n’étant nullement dénué de base légale.

Mais alors que la première prolongation de l’état d’urgence sanitaire devait normalement prendre fin début octobre 2020 comme c’est écrit plus haut. Malicieusement, fin septembre 2020, le gouvernement du Premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda, revenait devant les députés et introduisait une nouvelle demande  de prorogation encore de 45 jours. Après examen de cette énième sollicitation, les députés, pourtant majoritairement membres du parti démocratique gabonais au pouvoir (PDG), ne lui accorderont au final que 15 jours..

En conclusion et contrairement aux affirmations du ministre Lambert Noel Matha, la nouvelle prolongation de l’état d’urgence sanitaire n’excédait pas la date du 20 octobre 2020.

Eglise ou  Etat, qui a joué au bras de fer avec l’autre?

C’est donc en toute confiance, et en aucun cas dans un esprit de défiance envers les autorités gabonaises ou de qui que ce soit, qu’en toute bonne foi, les églises catholiques et apparentées décideront de l’ouverture de paroisses et autres lieux de prière pour le 25 octobre 2020.

Gabon | Catholique | Réouverture des lieux de culte: retour en image sur la Journée du 25 octobre.
20 octobre 2020 : appel à l’ouverture des lieux de culte par le clergé

 

Refus de capitulation

Sans trop comprendre pourquoi les raisons de l’énervement des autorités, alors que l’église du Gabon est jugée par la population comme étant inféodée au pouvoir en place depuis 53 ans. Le gouvernement va se lancer dans un bras fer terrible : menaces, intimidations, insinuations malveillantes, attaques à travers la presse acquise à sa cause, etc.. Espérant par ses agissements indignes faire capituler les hommes d’églises et leurs fidèles.

Pour accompagner cet acharnement à soumettre l’église comme ils le font de leur population depuis 11 ans déjà, Ali Bongo Ondimba ou ceux qui parlent et l’utilisent pour préserver le pouvoir mettront en avant  le sacro-saint “principe de précaution, protection des citoyens afin d’éviter une nouvelle flambée de la pandémie du Covid-19″.

Ce qui au vu des actions du gouvernement, du moins de certains de ses membres comme le ministre de la Santé, M. Guy Patick Obiang et du Commandant en Chef de la Garde républicaine,  Brice Clotaire Oligui Nguema, portée en triomphe par ses hommes lors d’une récente sortie à laquelle assistait le Chef de l’État,  M. Ali Bongo Ondimba, ressemble à s’y méprendre, à une belle fable cousue de fils blanc.

Autre insipidité de mauvais goût avancée par ces hasardeux  gérants du Gabon, le choix d’une réouverture des lieux de culte fixée au 30 octobre. Est-ce à dire que dans la tête d’Ali Bongo et de ses amis qui gouvernent un État à plus de 76,5 %  composé de chrétiens, 6% religions traditionnelles, le tout le monde aurait obligation à converger comme un seul homme à la mosquée vendredi 30 octobre, comme s’ils étaient tous de confession musulmane . Le Gabon ne compte que 11,2% de musulmans sur son sol,  et essentiellement d’origine étrangère (Source : la croix). 

Gabon | Catholique | Réouverture des lieux de culte: retour en image sur la Journée du 25 octobre.
menace du gouvernement gabonais envers le peuple et le clergé

 

réponse de Monseigneur Jean Patrick Iba-Ba, Archevêque de Libreville

Gabon | Catholique | Réouverture des lieux de culte: retour en image sur la Journée du 25 octobre.
Non à la soumission, réponse sanglante de l’église.

 

25 octobre 2020 : Les chrétiens au rendez-vous

Les Gabonais ne sont pas terrés chez eux comme l’escomptaient les nouveaux Maitres du pays, bien au contraire, ils ont répondu massivement et positivement à l’appel de Monsieur Jean Patrick IBA-BA, qui avait déclaré : ” Dimanche 25 octobre 2020 : ouverture de toutes les paroisses de l’Archidiocèse de Libreville “.

Malgré le déploiement de différents corps habillés, certains armées ou cagoulés, les barrages partout pour empêcher tout rassemblement, des jets de grenades lacrymogènes, etc. Le peuple n’a pas tremblé, et ce, face au danger qu’ils encouraient, les catholiques ont prié dans les rues. D’Oyem dans le Nord, en passant par Moanda, dans le haut-Ogooué, Mékambo dans la province de l’Ogooué-Ivindo, chef-lieu du département de Zadié, Libreville, province de l’estuaire, etc. Ce fut un moment exceptionnel d’engagement sans contrepartie, d’unité dans la foi, l’amour du pays, la paix, la fraternité d’un peuple en mal de dignité et de respect de la part de ses gouvernants.

Diverses vidéos de la journée du 25 octobre 2020

Gabon  Catholique  Réouverture des lieux de culte retour en image sur la Journée du 25 octobre1

Qui sort renforcé de ce conflit?

Droit l’homme et liberté de culte. La bonne réponse est sans conteste l’église catholique du Gabon et ses fidèles. En effet, le pouvoir d’Ali Bongo et les siens,  élu, mardi 13 octobre 2020,  au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, en même temps que la Côte d’Ivoire, la France, le Sénégal, etc., pour un mandat de trois ans (2021-2023), n’a pas hésité à s’en prendre à la population et à des religieux. C’est dire à quel point,  personne, dans ce petit État d’Afrique centrale, n’est à l’abri de leurs “coups de boutoir” ou “coups de folie. Détruire, emprisonner, dépouiller, humilier ceux qui les ont servis hier, l’église y compris, ce régime n’éprouve ni compassion ni pitié pour personne.

DBNEWS, 26 octobre 2020

Leave a Response

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.