jeudi, octobre 22, 2020
Afrique/Technologie : Mise en place d’un système d’autopropulsion d’eau de la source vers l’usine
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Afrique/Technologie : Mise en place d’un système d’autopropulsion d’eau de la source vers l’usine



Afrique/Technologie : Mise en place d’un système d’autopropulsion d’eau de la source vers l’usine

BRAZZAVILLE, 17 OCT (ACI) – L’inventeur de la République centrafricaine (Rca), M. Thierry Léon Clotaire Bemolinda, a mis au point un système d’autopropulsion d’eau de source (Sapes) ou de pompage d’eau par elle-même, de la source à l’usine de distribution.

Présentant son invention à la 8ème édition du Salon africain de l’invention et de l’innovation technologique (Saiit) qui s’est tenu du 15 au 17 à Brazzaville, M. Bemolinda a fait savoir que ce système permet, de façon naturelle, le pompage de l’eau de la source jusqu’à l’usine de traitement, sans l’utilisation de la méthode classique, à savoir le pompage mécanique ou le pompage à l’aide d’un moteur quelconque.

«Sous terre, il y a une grande pression qui dépasse les moteurs, les systèmes solaire,  hydroélectrique et thermique. Lorsque l’eau de la nappe phréatique arrive au niveau de la source, il n’y a plus de résistance. Ainsi, elle coule naturellement. Donc, j’ai essayé de reconstituer le même circuit. Il s’agit de draguer la force de l’eau qui provient de la nappe phréatique pour l’amener au château d’eau, en ville», a expliqué M. Bemolinda.

Selon lui, des tuyaux d’aspiration sont enfouis dans les roches pour amener l’eau dans un collecteur. Lorsqu’elle arrive dans le bassin de pression, la force de propulsion de la tuyauterie est diminuée d’au moins un tiers pour que le bassin de pression n’explose pas et que l’eau arrive dans le bassin intermédiaire, afin d’éviter son retour dans le bassin de pression. A ce niveau, les tuyaux sont encore diminués pour accélérer la vitesse. Après des kilomètres, cette eau arrive au château d’eau, a-t-il poursuivi.

Evoquant les difficultés rencontrées, il a reconnu que le principal problème est le temps. En outre, il a fait savoir qu’un inventeur doit être obstiné, car son travail de recherche est destiné aux autres, donc à l’humanité. «L’investissement que nous effectuons n’est pas par rapport à nos pays, mais afin d’améliorer la qualité de vie de l’humanité», a-t-il ajouté.

A son avis, en écartant les moyens énergétiques, cette technique va diminuer sensiblement le coût de l’eau qui est un facteur de localisation des entreprises et des hommes.

Par ailleurs,  M. Bemolinda a fait savoir qu’il a lui-même financé pour mettre au point son produit. Mais il a pensé que l’utilisation abusive de la nappe phréatique pourrait être préjudiciable à sa reconstitution qui dure plusieurs années. D’ici quelques années, si ces inventions ne sont pas exploitées, l’Occident pourrait s’en approprier, a-t-il fait remarquer.

L’inventeur centrafricain a remercié l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) pour la promotion de son invention au Congo. Magistrat de carrière et 2ème juge au Conseil d’Etat de la Rca, M. Bemolinda, âgé de 61ans, a encouragé la jeunesse africaine à se lancer dans l’innovation qui n’est pas seulement l’affaire de l’Occident. (ACI/Michèle Makoumbou)



Avec ACI (AGENCE CONGOLAISE D’INFORMATION)

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