dimanche, septembre 20, 2020
GABON : EN VIOLATION DU DECRET PRESIDENTIEL DE 2010, LE MINISTRE JEAN MARIE OGANDAGA CEDE 20 HA DE TERRES A UNE SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE
Jean Marie Ogandaga, Ministre Gabonais de l'Economie et de la Relance économique
ActualitéBasta !

GABON : EN VIOLATION DU DECRET PRESIDENTIEL DE 2010, LE MINISTRE JEAN MARIE OGANDAGA CEDE 20 HA DE TERRES A UNE SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE

Alors que la spéculation foncière et immobilière fait rage à Libreville, et plus particulièrement dans certaines zones de la capitale.  Nous avons appris par des sources bien informées que  Jean Marie Ogandaga, Ministre Gabonais de l’Economie et de la Relance économique, a pris la décision et signé le document qui accorde  à une structure privée dénommée la “SCI la fontaine“, dont le dirigeant serait un certain Tounkara, l’obtention de 20 hectares de terre dans la commune d’Angondjé, située au nord de Libreville.

Hors, il existe  un décret datant de 2010, signé par l’actuel Chef de l’Etat, Ali Bongo, qui interdit expressément que l’on concède plus d’1 hectare de terre à une société civile immobilière. On aimerait donc connaitre les arguments ou raisons qui ont poussé monsieur le ministre Jean Marie  Ogandaga,  à rendre caduc par son fait personnel, la décision du 1er des Gabonais ?  

GABON : EN VIOLATION DU DECRET PRESIDENTIEL DE 2010, LE MINISTRE JEAN MARIE OGANDAGA CEDE 20 HA DE TERRES A UNE SOCIETE CIVILE IMMOBILIERE
Jean Marie Ogandaga, Ministre Gabonais de l’Economie et de la Relance économique

Passe-droits!

Être propriétaire d’un petit bout de terre relève, quand on est natif du pays d’un exploit extraordinaire. Par contre, pour d’autres, la démarche parait plus facile. Ainsi, ces dernières années, de nombreuses sociétés civiles immobilières (SCI) qui pullulent au Gabon et font de la spéculation foncière pour la plupart, sont devenues étrangement les propriétaires de la presque totalité des terres encore disponibles dans la capitale, sa proche banlieue et dans certaines villes à l’intérieure du pays.

Activité lucrative

Pendant que le gouvernement recherche des terres pour construire des logements ou en offrir aux Gabonais qui souhaitent construire des maisons, certaines personnes, pour s’accaparer de ces terres, se sont réunies en Société civile Immobilière (SCI).  Une Société Civile Immobilière -ou SCI- est considérée comme un groupement de personnes qui s’unissent, afin d’acheter un bien immobilier dans le but d’en tirer profit. L’immobilier étant un placement très intéressant, du point de vue légal, la SCI est préconisée lorsque des personnes n’ayant pas assez de ressources financière veulent investir. Sauf qu’aujourd’hui, la création tous azimuts de ces SCI, dans le pays, pose désormais le problème des terrains constructibles à Libreville et dans l’arrière- pays. L’Etat n’étant plus propriétaire de ses terres, ce sont ces SCI, qui revendent désormais les terres et fixent leur propre prix.

A Libreville, Owendo, Akanda et Ntoum, tous ces espaces et étendus de forêt sont occupés par des personnes physiques ou morales, en l’occurrence les SCI. Une très bonne astuce pour ces personnalités qui, au lieu des 5000 m2 qu’offre l’Etat à un individu, grâce à leur statut juridique, peuvent acheter ou posséder jusqu’à 200 hectares. Il n’y a donc plus de limites dans l’achat des terres.  Ils peuvent s’attribuer le nombre d’hectares qu’ils souhaitent et revendre ces terres deux fois plus chère aux autres compatriotes.

Un manque à gagner pour l’Etat, puisque le gouvernement est d’ailleurs obligé de négocier avec ces derniers pour espérer bénéficier ou acheter des terres pour y bâtir des logements.  D’où la nécessité, pour le gouvernement,  de faire  un inventaire permettant sur l’état des lieux  et sur la situation légale de ces SCI et le patrimoine foncier dont elles disposent.

Reste désormais à savoir qui sont les actionnaires de ces SCI ? Et comment ont-elles fait pour être détentrices de tous ces titres fonciers ?  Surtout quand on sait que rentrer en possession d’un titre foncier est un parcours de combattant qui peut durer des années.  Autant d’interrogations, qui mériteraient qu’on y jette un regard. Une chose est sûre, tant que le problème du foncier ne trouvera pas de solution dans le pays, il sera difficile, pour le gouvernement, de pouvoir respecter son contrat avec les populations, concernant la construction des logements. Sauf si, le nouveau ministre de l’Habitat a véritablement les moyens de démanteler ce réseau mafieux qui s’enrichit sur le dos de l’Etat. (Source : andportal.org)

A suivre…

DBNEWS
10/09/2020

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