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L’Autre Burkina/PSR pour la réhabilitation de la mémoire de nos devanciers

Dans la déclaration ci-dessous, l’Autre Burkina/PSR demande aux Burkinabè de rendre hommage à nos devanciers qui, dit-il, se sont battus pour que notre pays soit ce qu’il est aujourd’hui. Ce faisant, il demande aux uns et aux autres de ne pas tomber dans le désespoir. Lisez !

 

« Il y a 13 ans, naissait notre parti,  l’Autre Burkina/PSR. Le souvenir de  cette belle et historique journée, la glorieuse du 04- Août, reste dans notre conscience individuelle et collective. Notre fierté reste la même, nos convictions sont toujours les mêmes  et notre ambition ultime ne change pas ! Treize longues années de lutte, de combat et de recherche politique et idéologique pour atteindre  un but, à savoir «restaurer la dignité de notre peuple, et réhabiliter les valeurs d’intégrité, d’abnégation au travail, d’amour et de paix. C’est en cela que la refondation sera, quant au fond, un mouvement révolutionnaire». En ce jour anniversaire, je salue tous ceux qui nous ont quittés, rappelés à Dieu et je félicite ces hommes et ces femmes qui sont restés dans nos rangs, malgré toutes les entraves de notre vie organisationnelle, face aux brimades, à l’ostracisme administratif, à l’exclusion politique, au  sectarisme  rampant  et  à l’injustice !  Dans ce pays  en perdition et qui chavire, il y a de nombreux fils de la patrie qui refusent de tomber dans le désespoir. Nous devons être de ceux-là ! En tout état de cause, dans un contexte où les paradigmes  ont évolué, nous devons garder le cap pour la démocratie participative, le progrès social, le vivre- ensemble dans la paix et ce, dans la tradition historique de la lutte patriotique de  libération nationale de l’ex- Haute- Volta  et de la lutte de  libération sociale du peuple.

 

Populations des villes et des campagnes,

 

Cette journée est  aussi une glorieuse double, avec l’avènement de la révolution d’Août 83 !  Ce jour-là,  le peuple s’est levé pour entendre l’hymne de la révolution. Deux faits majeurs et éminemment  historiques marquent encore nos esprits et envahissent nos souvenirs.  L’entrée des troupes patriotiques  et révolutionnaires dans la ville de Ouagadougou, à l’assaut de la citadelle réactionnaire, sous la conduite du capitaine Blaise Compaoré, l’homme de l’étape ! Puis l’apparition de notre messager, notre chef politique, celui qui annonça la naissance de l’Etat révolutionnaire voltaïque, le capitaine Thomas Sankara.  Dès lors, de nombreux citoyens exultent et brandissent l’étendard de la révolution. Ainsi, les patriotes chantent la liberté, les révolutionnaires chantent la Renaissance, le peuple chante la victoire ! Nous sommes fiers d’avoir vécu et participé activement à ce grand évènement de l’histoire de notre peuple.

 

Populations des villes et des campagnes

 

Aujourd’hui, certains clament partout  que la révolution a vécu. A ceux-là, nous disons, oui elle a vécu, mais notre peuple a vécu avec passion cette révolution et de nombreux citoyens la vivent  encore !   En effet et en dépit de tout, de plus en plus, même les adversaires les plus acharnés  de la révolution reconnaissent maintenant que, pour la première fois dans notre pays, toutes les couches sociales de toutes nos nationalités ont été largement associées à la gestion du pouvoir d’Etat, et qu’en quelques années, elle a accompli des réalisations dans tous les domaines que plusieurs années de régime néocolonial n’ont  pu réaliser. Aujourd’hui, malheureusement, la rigueur dans la gestion de la chose publique, la lutte contre la corruption, la gabegie et la protection des populations, la moralisation de la vie publique, relèvent désormais du passé  avec en prime  l’impunité  des crimes économiques et de sang. Toutefois, si elle a des acquis importants, la révolution a eu aussi de graves insuffisances  comme les atteintes à certaines libertés élémentaires, aux libertés de presse, aux libertés politiques et syndicales et une tendance certaine à la militarisation du pouvoir.

 

Populations de villes et des campagnes,

 

Patriotes de notre pays, demain 5 Août, c’est aussi une autre glorieuse ! Ce jour-là, Maurice Yaméogo, le père de la nation voltaïque,  au nom du droit inaliénable des peuples à disposer d’eux-mêmes, leur droit à la liberté et à la souveraineté,  proclama solennellement l’indépendance de la Haute-Volta ! Que de beaux souvenirs, les belles chansons de l’indépendance, les discours patriotiques, la fierté légitime de toutes nos nationalités et l’allégresse populaire de Nord au Sud et de l’ouest à l’Est sous les rythmes et mélodies de nos artistes. Demain, c’est l’une des plus belles fêtes de notre pays, notre fête à tous !  Deux glorieuses, le 4 et le 5 Août, 3 anniversaires, 3 belles fêtes ! Alors, rendons hommage à nos devanciers et réhabilitons leur mémoire collective. 

 

Joyeux anniversaire aux militants et sympathisants !

 

Bonne fête aux démocrates et patriotes du Burkina !

 

Joyeuse fête  à toutes et à tous !

 

Ouagadougou, le 4 août  2020

 

Dr Alain Dominique ZOUBGA »