vendredi, juillet 3, 2020
Code pénal | Dépénalisation de l’homosexualité Gabon : Victoire Lasseni-Duboze  appelle au vote d’une motion de censure » contre le 1er Ministre Julien NKOGHE BEKALE
Code pénal | Dépénalisation de l’homosexualité Gabon - Victoire Lasseni-Duboze
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Code pénal | Dépénalisation de l’homosexualité Gabon : Victoire Lasseni-Duboze appelle au vote d’une motion de censure » contre le 1er Ministre Julien NKOGHE BEKALE

 

Code pénal | Dépénalisation de l’homosexualité Gabon : Victoire Lasseni-Duboze  appelle au vote d’une motion de censure » contre le 1er Ministre Julien NKOGHE BEKALE
Code pénal | Dépénalisation de l’homosexualité Gabon – Victoire Lasseni-Duboze

On ne présente plus Madame Victoire Lasseni-Duboze. Epouse, mère, ancienne ministre et candidate à l’élection présidentielle au Gabon. Aujourd’hui, elle poursuit ses actions, ses combats au sein de la société civile, dont elle est un membre important.

Désapprobation du vote du 23 juin 2020 par les députés gabonais

Face à ce qu’il faut bien appeler une prise d’otage de la nation toute entière par une minorité qui tient les manettes du pays entre ses mains, et ce, sans avoir de compte à rendre à personne, le 23 juin 2020, est à inscrire en lettres noires .

Ainsi, en lieu et place d’un référendum qui aurait permis de demander au peuple d’exprimer librement son choix de société. L’exécutif, en tête desquels, la première dame du Gabon, Sylvia Bongo Ondimba, qui a mandatée le 1er ministre Julien Nkoghé Békalé, et lui à son tour, a imposé aux députés de voter le retrait de l’article 402 – alinéa 5 du Code pénal, loi 042/2018, qui criminalise l’homosexualité en République gabonaise. On est où?

Code pénal | Dépénalisation de l’homosexualité Gabon : Victoire Lasseni-Duboze  appelle au vote d’une motion de censure » contre le 1er Ministre Julien NKOGHE BEKALE
(Gauche) Sylvia BONGO ONDIMBA – (Droite) Mme Sylvie NZAMBA KOTHA, élue du 3e arrondissement de Libreville.

Le Gabon n’est nullement composé d’arriérés, voire d’homophobes patentés qui refusent la modernité, loin de là. On ne gère guère un peuple en décidant à sa place. Hors c’est ce qui a été fait le 23 juin 2020, à l’Assemblée nationale, par 48 voix pour, 24 contre ; 25 abstentions. Si cela n’est pas de la dictature, qu’on explique aux gabonais qu’est-ce que sait. Ils ne demandent qu’à comprendre.

De plus, il serait vain de fermer la bouche parce que l’Union Européenne, en échange d’un vote favorable à une cause qui lui tient à cœur, va aider le Gabon après le retrait de la loi. Non seulement c’est faux, mais c’est un leurre qui n’abuse plus personne.

En effet, l’argent qui arrive au Gabon, soit par la vente des matières premières, les prêts, les dons des états, l’aide multisectorielle, etc, etc… Tout cela devrait, au bout de 10 ans, avoir aidé le pays a décollé, au moins un petit embryon d’émergence. Pas du tout, l’argent qui atterrit dans le pays, la plupart du temps, prend la direction des paradis fiscaux au nez et à la barbe de tous. Les gabonais ont profité de quoi?

L’histoire jugera chacun selon ses actes.

A suivre…

 

26 juin 2020

A.M. DWORACZEK-BENDOME | 26 JUIN 2020 | @DworaczekBendom

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