vendredi, juillet 3, 2020
Chronique du Gabon | Mairie centrale de Libreville : Affaire Léandre Nzué
Gabon - Léandre Nzué-Maire de Libreville
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Chronique du Gabon | Mairie centrale de Libreville : Affaire Léandre Nzué

Mairie centrale de Libreville, depuis quelques jours, les médias orientés ou ceux de bonne foi, ainsi que nombreuses et nombreux Librevillois.e.s sont interloqués par des sommes astronomiques consacrées au paiement des salaires du personnel.

Chronique du Gabon | Mairie centrale de Libreville : Affaire Léandre Nzué
Gabon – Mairie Centrale de Libreville

Léandre Nzué par-ci, Léandre Nzué par-là, un homme voué aux insultes, attaques et à la diffamation. Rien n’est épargné à l’édile de la capitale gabonaise, successeur de Mme Rose Christiane Ossouka Raponda, actuelle ministre de la Défense. Vraies ou fausses accusations, on s’en fout, c’est un bon client. On a décidé, mais qui a sonné le tocsin et donné le ““? – En quelques mois, Léandre Nzué est devenu un immonde personnage, le symbolise d’une gestion calamiteuse, voire douteuse tournée vers la satisfaction de quelques-uns, au détriment du plus grand nombre.

S’il y avait ne fût-ce qu’une once de sincérité dans les récriminations portées contre le 1er magistrat de Libreville, on reconnaîtrait en lui, non pas l’homme responsable de tous les maux qui empêchent une meilleure marche de la Mairie centrale, mais plutôt celui, qui malheureusement “s’est refusé à faire un droit d’inventaire à sa prise de fonction“, mais a continué les pratiques de ses prédécesseurs. Puisque le souci de chaque citoyen est d’aider le Gabon à retrouver le chemin de l’excellence, il est dommage que l’on s’appesantit avec autant d’insistance sur les conséquences en mettant de coté le fond du problème.

Effectifs pléthoriques, à qui la faute ?

En remontant l’histoire de la Mairie centrale, on s’aperçoit que tous les Maires qui se sont succédés à la tête de l’institution, ont fait de ce lieu leur chose à eux. Les embauches à tour de bras gonflant les effectifs inutilement sont une pratique courante. Et ce, sans tenir compte des besoins de la structure ni des attentes des habitants.

Libreville la coquette, une capitale où il fait bon y vivre, reste un vœux pieux. Aux dernières élections locales, la désignation du Maire et l’ensemble de ces adjoints ont fait l’objet d’âpres négociations entre les membres du parti majoritaire au pouvoir (PDG) et leurs affidés. L’opposition municipale n’a bénéficié que des strapontins, parce qu’il fallait donner le change et le semblant de démocratie, sinon, ces derniers non pas voix au chapitre. C’est ainsi qu’on a vu débarquer une horde de charger de mission, d’études, des conseillers, d’agents, etc, sans qualification, sans idée réelle du travail à fournir à leurs citoyens. Leurs titres de gloire : ils avaient fait campagne, par conséquent, ils devaient bénéficier de poste à la Mairie ; ils avaient soutenu leurs parents, ces derniers se devaient de renvoyer l’ascenseur via des embauches à la Mairie.Un bon nombre de ces agents politiques sont sans bureaux, d’autres ne se présentent que le jour où ils viennent retirer leurs bons de caisse.

“silence vaut acceptation”

Ali Bongo Ondimba, président du Gabon et N°1 du parti démocratique Gabonais, n’a jamais trouvé à redire sur l’esprit partisan, gaspillage et gabegie qui règne au sein de la Mairie centrale. Il fait l’autruche comme le défunt Président Omar Bongo Ondimba avant lui.

Chronique du Gabon | Mairie centrale de Libreville : Affaire Léandre Nzué
Gabon – Léandre Nzué-Maire de Libreville

“Gestion approximative”

Le Gabon fonctionne en système de chapelle. Tant que le problème lié à une gestion saine en correspondance avec les besoins d’une capitale en mutation et les attentes des populations ne sont pas une priorité, alors, Léandre Nzué ou un autre, la Mairie Centrale est condamnée à faire du surplace.

Conspiration contre un individu !

Rien n’est à exclure. Chacun connait l’adage qui dit : “qui veut noyer son chien l’accuse de la rage“. En ce qui concerne le gabonais ordinaire, tant que ce dernier n’aura pas intégré un nouveau comportement plus en adéquation avec l’intérêt général et l’amour du pays, qu’importe ce qui est entrepris, le pays sera toujours en déliquescence et otage de quelques individus.

Le clientélisme

Ainsi, avec ou sans Léandre Nzué, si le mécanisme n’est pas remis à plat et la fin du clientéliste politique en est une priorité, il n’y a aucune chance de mettre un terme au désastre actuel. Qu’il s’agisse des ministères, d’entreprises étatiques ou para-étatiques, le constat s’applique à tous

 

A.M. DWORACZEK-BENDOME | 12 JUIN 2020 | @DworaczekBendom

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