lundi, juillet 6, 2020
Washington prolonge les sanctions contre Harare qui se dit « consterné »
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Washington prolonge les sanctions contre Harare qui se dit « consterné »



Washington prolonge les sanctions contre Harare qui se dit « consterné »

Washington prolonge les sanctions contre Harare qui se dit « consterné »

Les Etats-Unis ont prolongé d’un an leurs sanctions contre le Zimbabwe à cause notamment des « meurtres extra-judiciaires et viols » commis par ses forces de sécurité, une mesure accueillie avec « consternation » jeudi par Harare qui a jugé « infondées » les accusations de Washington.

Depuis la chute en 2017 du président Robert Mugabe, le Zimbabwe « a eu de nombreuses occasions d’adopter des mesures pour engager le pays sur une voie constructive » et « une plus grande coopération avec les Etats-Unis », a expliqué le président américain Donald Trump dans un message adressé mercredi au congrès.

Mais l’actuel président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a « probablement accéléré l’oppression des voix critiques et la mauvaise gestion économique », a estimé M. Trump.

Lors de l’année écoulée, « les forces de sécurité ont commis des meurtres extra-judiciaires, des viols et des enlèvements supposés de nombreux dissidents », a-t-il ajouté.

Ces actions qui « sapent le processus démocratique au Zimbabwe (…) continuent de poser une menace extraordinaire sur la politique étrangère des Etats-Unis », a justifié M. Trump.

Harare s’est dit jeudi « consterné » par cette annonce, rejetant « les assertions infondées » visant ses forces de sécurité.

Dans un communiqué, le gouvernement zimbabwéen s’est dit « perplexe » par l’argument avancé par les Etats-Unis qui s’inquiètent de la « menace extraordinaire » que ferait peser son pays sur la diplomatie américaine.

Les Etats-Unis maintiennent depuis près de vingt ans des sanctions contre quelque 100 personnes et entités juridiques zimbabwéennes, dont l’actuel président Mnangagwa, en réponse à la répression sanglante infligée aux opposants.

Les relations entre Harare et Washington restent depuis extrêmement tendues. En octobre 2019, le Zimbabwe a accusé l’ambassadeur américain à Harare, Brian Nichols, de se comporter en « membre de l’opposition ».

Englué dans une crise économique interminable, le Zimbabwe a aujourd’hui désespérément besoin d’investissements étrangers pour s’en sortir, et donc d’une levée des sanctions. Le pays a renoué récemment avec l’hyperinflation, des pénuries de produits de base et des coupures d’électricité généralisées.​

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Avec La Libre Afrique

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