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« En 10 ans, notre parti n’a jamais trahi le peuple. »

Le 1er mars prochain, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) soufflera ses 10 bougies. Au cours d’une conférence de presse tenue le 27 février 2020 au siège du parti, les membres du bureau ont dévoilé les activités phares entrant dans le cadre de cette célébration.

C’est sous le thème  « 10 ans de l’UPC : combat pour le vrai changement », que sera célébré le 10e anniversaire du parti, le 1er mars prochain. Face aux journalistes, le 27 février dernier, la direction politique nationale du parti a décliné les grands axes de la célébration. Selon le 2e vice-président du parti, Adama Sosso, ce 10e anniversaire est une manière, pour le parti, de faire une halte pour mener des réflexions quant à l’avenir du Burkina. D’entrée de jeu, le 2e vice-président a laissé entendre que 10 ans après la création de leur parti, le constat général sur le Burkina est toujours amer, car le pays n’a pas avancé. Au contraire, selon lui, il a reculé, et de la pire des manières. « Le Burkina Faso, jadis havre de paix, fréquentable, rayonnant dans le concert des Nations, est aujourd’hui méconnaissable. 10 ans après sa création, l’UPC constate que la situation de notre pays est pire qu’hier. Il est en délitement total. L’insécurité, la faim et la malnutrition y sévissent, une crise humanitaire sans précédent s’y est installée, l’économie est à terre », a-t-il indiqué. A son avis, à l’orée de cette commémoration, ils affirment avec faste que l’UPC se porte bien, et même très bien. En témoigne, selon lui, sa percée aux élections couplées municipales et législatives de 2012 avec 19 députés, 19 maires et 1 600 conseillers municipaux. Aux élections de 2015, a-t-il poursuivi, quoique n’ayant pas eu le pouvoir d’Etat, leur candidat à la présidentielle a obtenu presque 30% des suffrages, et le parti a engrangé 33 sièges de députés à l’Assemblée nationale. Aux municipales qui ont suivi, en 2016, l’UPC a obtenu plus de 3 000 conseillers municipaux, 33 mairies et la présidence du Conseil régional du Centre-Est. En novembre 2020, a-t-il toujours poursuivi, l’UPC viendra plus en force, comme le premier parti politique du Burkina. Parce que les yeux des Burkinabè se sont ouverts, et ils cherchent l’alternative crédible. « En 10 ans, l’UPC n’a fait aucune compromission, n’a commis aucun crime et n’a jamais trahi le peuple. C’est un mérite qu’il faut nous reconnaître, car faire 10 ans dans l’opposition, tout en gardant sa dignité et en restant fidèle au peuple et à ses idéaux, est à saluer. Au moment où le Burkina se déchire, c’est un parti comme l’UPC qu’il faut au pouvoir, parce qu’il a les mains propres, avec des cadres très compétents que les Burkinabè n’ont pas encore vus à l’œuvre », a-t-il souhaité. En ce qui concerne le programme de la célébration des 10 ans, le 2e vice-président a indiqué qu’il se tiendra, du 29 février au 1er mars 2020, un panel, une projection de film documentaire sur l’histoire du parti, une exposition photos, un don de sang et un cross populaire. Il a, par ailleurs, souligné qu’à l’occasion de ce 10e anniversaire, sympathisants et militants du parti viendront des 13 régions pour la commémoration.

Valérie TIANHOUN