Gabon / Médias : La Revue de la presse gabonaise de la semaine du 13 au 19 janvier 2020
Gabon

Gabon / Médias : La revue de la presse gabonaise de la semaine du 20 au 26 janvier 2020


espace libre

Libreville, Lundi 27 Janvier
2020 (Infos Gabon) – L’actualité gabonaise de la semaine écoulée a été marquée par
les audiences présidentielles, les mouvements sociaux et un fait divers qui est
devenu un phénomène de société.

Politique

Le quotidien pro gouvernemental « L’Union » du 23
janvier 2020, à la page 4, aborde les audiences du président de la République
en titrant : « Renforcer l’axe Libreville-Lomé ». La
consoeur note que la visite d’amitié et de travail que Faure
Essozimna Gnassingbé, président de la République togolaise effectue ce
jeudi 23 janvier dans notre pays intervient à quelques semaines de la tenue de
l’élection présidentielle au Togo. Le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba a
évoqué avec lui l’excellente collaboration entre la Communauté Economique des
Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et celle de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le numéro du 24 janvier rapportait aux pages 2 et 3 ce
titre : « Gabon-Togo : coopération au beau fixe ». Il
est question d’un tête-à-tête au cours duquel  les deux présidents
ont évoqué la question de la lutte contre le trafic des faux médicaments. Un
fléau que les deux pays ont décidé d’associer leurs efforts pour le bouter hors
du continent.

A ce sujet, « Le Mbandja »  du 24 janvier
2020, à la page 8 rugit en titrant : « Que cachent les visites
intempestives de Faure Eyadéma à Libreville ? » Le confrère y trouve
une explication : « apportant des conseils et des messages tant
de la France que d’autres cercles fermés des chefs d’Etats africains ». Avant
d’enchaîner : « des cours de real politik que Faure viendrait donner
à Noureddin Bongo à Libreville ».

Les activités du porte-parole de la présidence de la République
ne sont pas en reste, « L’Union » parue le 25 janvier, à la page
4 titre : «  J. Ella Ekogha : L’action publique doit
porter des fruits à court et long termes ». Le conseiller spécial en
charge de la Communication présidentielle n’a pas dérogé à la règle : reprenant
l’exigence d’exemplarité et de probité, il a martelé : «  L’action
publique doit porter des fruits à long terme mais aussi à court terme ». D’autres
sujets d’actualité ont été abordés, notamment la psychose dans le pays, l’opération
Scorpion.

La plupart des journaux gabonais ont consacré leurs Unes
respectives à la nomination de Noureddin Bongo Valentin dont les réactions
divergent. Ainsi chacun des organes de presse proches de l’opposition est
allé de son titre. « Le Mbandja » du 24 janvier 2020, à la page 2
scandait : « Noureddin voulait-il brader les richesses du
Gabon ? ». Le confrère note qu’il fait encore parler de lui dans un
nouveau montage financier louche à travers cette affaire, (carte géologique).
Et de citer : « La Lettre Du Continent. » Selon sa conclusion,
c’est en catimini qu’il peaufine déjà un plan d’identification des sites
miniers du pays. Pour en faire quoi ?

A la même page, en bas, l’avocat Anges Kevin Nzigou a déposé une
correspondance chez le procureur de la République près le Tribunal de première
instance de Libreville dans laquelle il sollicite l’interdiction de sortie du
territoire de Noureddin Bongo Valentin, a-t-on appris par le biais d’un
communiqué de presse. Il souligne : « Si cette décision surprend
encore de nombreux compatriotes, c’est au nom de l’égalité entre les parties
aux procédures croisées en cours ».

« Echos de Missimba » du 22 janvier 2020 aux pages 2
et 4 réagit vivement avec ce titre : « Noureddin Bongo Ondimba
au cœur de la réalité ». Cet autre son de cloche retrace les visites du
coordinateur général des affaires présidentielles dans les orphelinats, les
centres d’accueil pour enfants en difficultés. Et à la même page, ce titre
assommant : « L’opposition aux abois ». Ce ne sont que les
adeptes de la contradiction sortis du bois avec le débat de clocher, le
confrère présente Noureddin Bongo Valentin en homme de confiance, un sang neuf
à la place de ce que les autres appellent dauphin ou succession monarchique.

« Echos du Nord » du 20 janvier 2020, apprécie les
choses autrement aux pages 3 et 7. D’abord, le coordinateur général des
affaires présidentielles (CGAP), le premier titre : « Noureddin
Bongo Valentin se tire deux balles dans le pied», à qui on prête l’intention
que le tribunal lui donne raison en condamnant les membres de la société civile
pour dénonciation calomnieuse. Ensuite, contre la presse privée notamment
« Moutouki ». Tandis qu’à la page 7, le confrère évoque les gisements
d’or. Le vendredi 27 décembre  2019, le DGAP a adressé un oukase au
directeur général de la Société Equatorial des Mines (SEM). C’est le CGAP qui
est aux commandes pour 100.000 mines d’or ouvertes de manière illégale.

« Gabon d’Abord » du 23 janvier 2020, à la page 7
titre : « Noureddin à toutes les sauces de la délation ». Le
confrère souligne en s’interrogeant : « Pourquoi un tel acharnement sur
un fils de la nation et du président de la République ?  » Une manière de
prendre sa défense. Partant, « L’Espoir » du 23 janvier, à la
page 2 titre : « Un débat sans fondement ! ». Il
s’agit d’un délit de patronyme. Avant de citer des cas connus : le fils de
Maganga Moussavou n’a jamais été inquiété, la fille de Ndaot, Ali lui-même
était ministre de la Défense. Les contempteurs de Noureddin ont mieux à faire
que de se focaliser des hallucinations.

Dans le même exercice, à la même page, ce
titre : « Comment faire pour nuire à Noureddin Bongo
Valentin » Le confrère note qu’il doit avoir une cuirasse en acier
nickel-chrome, pour résister à toutes les attaques. C’est une vie des
vampireux, conclut-il.

« Nku’u le messager » du 27 janvier 2020, proche de
l’opposition, à la Une, et aux pages 2 et 3, titre : « Affaire
Noureddin : ou la tentative d’arroser « l’arroseur ». Le
confrère parle de pure fiction pour l’affaire qui défraie la chronique est une
réponse politique à l’opération scorpion. Une réponse du berger à la bergère. En
intégrant dans cet article Raspoutine, le corollaire pour celui qui prétend
détenir des pouvoirs surnaturels pour soigner, sait aussi ses limites. Cet
arroseur-là tente, alors de fausser des pistes.

Le Premier ministre et le Gouvernement,

« L’information du mois » du 24 janvier, à la une et
aux pages 2 et 3 titrait : « Le sursis ! Après 1 an de
gouvernement médiocre ». C’est le Premier ministre dont les membres
du gouvernement sont noyés dans plusieurs scandales financiers, avant de
rappeler que le fils de l’Estuaire alors l’état de dégradation des voies est
très avancée  entre Cocobeach-Libreville, Kango, PK80 pour illustrer la
médiocrité au point de lui faire payer sa trop grande proximité avec BLA (Brice
Laccruche Alihanga, ndlr), pour dire qu’il serait sur une chaise
éjectable.  

A la même page du mensuel d’analyses titrait : « Nouveau
gouvernement, Qui pour succéder à Nkoghe Bekale ? » La consoeur fait
allusion à l’annonce dans « Jeune Afrique » considéré comme un relais
fidèle du bord de mer (présidence de la République, ndlr), le départ à la
primature de Julien Nkoghe Bekale dont le gouvernement n’est pas loin des
précédents, les rumeurs enflent. Alain-Claude Billie By Nze, Edgard Anicet
Mboumbou Miyakou, Rose Christiane Ossouka Raponda pour succéder à Julien Nkoghe
Bekale.

« La Loupe » du 21 janvier, à la page 7, écrira quant
à cette rubrique un titre : «  Quel est le bilan de Nkoghe
Bekale et ses gouvernements successifs ? ». Le confrère pose la
question : «  Julien Nkoghe Bekale est-il fait pour
échouer ? » Le PM et sa ministre n’ont pas réussi à mener le dialogue
sans interruption et en bonne intelligence. Et de dire : il y a donc un
lien entre la situation politique et la bonne gouvernance. Il a failli vexer
les partenaires sociaux présents à ce forum, lorsque sa langue a manqué de
tenue. Rien ne réussit à JNB.

« La Concorde » du 22 janvier, à la Une et à la page 3
titrait : «  Le premier ministre ramerait-il à contrecourant ? »
Sachant que le PM a défini son action qui commande une réduction de train
de vie de l’Etat, il a déclaré que le gouvernement ne peut  tout
faire. L’on peut toujours rêver. A quoi sert un Premier ministre ?

Dans le même ordre d’idées, « Le Temps » du 23
janvier, à la Une et à la page 3 titrait : «  Un PM comme les
autres, sur le départ ! » qui parle de la nervosité qui gagne de plus
en plus un homme confronté à des contradictions dormantes au sein de la société
gabonaise et qui révèle son impuissance à y faire face. Dans un Etat où les
signes extérieurs de l’opulence sont évidents, les PM n’y échappent pas. JNB
est incertain sur son avenir à la tête de la Primature.

« Le Moutouki » du 23 janvier, à la Une et à la page
2, titre : « Julien Nkoghe Bekale : « Priez pour
moi ». C’est dans cette petite agglomération d’Akok sur la route de
Cocobeach que les habitants en ce 15 décembre rencontrent leur élu. En échange
de quelques mots, l’homme a senti une inspiration gagner son âme au point de
leur demander de prier pour lui. Le 18 janvier, un mois plus tard, il leur
parle de Dieu qui sait ce qu’il nous réserve. L’homme qui vient d’échapper à
une motion de censure des députés en sait quelque chose.

« L’Espoir » du 23 janvier, à la page 4
titre : «  Changement du Premier ministre un mois après avoir
convaincu les députés ? » Avec la confiance de plus de 110 députés
qui ont été émerveillés par son grand oral, on apprend tout ahuri qu’un
remaniement serait dans l’air du temps, en ce mois de janvier. N’est-ce pas
prendre les députés et les Gabonais pour de demeurés ? Julien Nkoghe
Bekale a presque passé son temps à réajuster, on n’a pas senti frémir quelque
chose.

« Echos de Missamba » du 22 janvier, aux pages 2 ,4 et
5 titre : « Qui peut hypothéquer la feuille de route d’Ali Bongo
Ondimba ? Le gouvernement se trouve face à ses défis. Le PM a su instaurer
le dialogue avec les syndicats. Vouloir déstabiliser Nkoghe Bekale, par des
mécanismes malintentionnés, ce serait vouloir hypothéquer la concrétisation de
la feuille de route dressée par Ali Bongo Ondimba à son Premier ministre. Et de
préciser que le Gabon n’a pas besoin aujourd’hui de Judas politique.

Toujours sur la même lancée,  « Le Soleil » du 22
janvier, à la page 2 et 3, titre : « Cabale contre le Premier
ministre et le maire de Libreville : à qui profite le crime ? »
Ils tentent d’instrumentaliser Noureddin Bongo pour qu’il use de son influence
afin de pousser le chef de l’Etat à démettre le Premier ministre. Des gens
tapis dans l’ombre reprochent au PM de n’avoir pas bitumé le tronçon
Libreville-Kango, et au maire de Libreville la gestion de la cagnotte
municipale, lui qui a mis fin aux marchés anarchiques sur les trottoirs, alors
que la confiance du chef de l’Etat prime dans les deux cas. D’où ce second  titre : « Ali
Bongo Ondimba  est la vraie cible ».

Social

« L’Espoir » de la semaine, à la page 6, titre : « Le
gouvernement sur la corde raide avec son code du travail ». Les
partenaires sociaux ont commencé par postillonner que le nouveau code du
travail est suicidaire pour les travailleurs. C’était le préavis de grève pour
une paralysie globale du pays de cinq jours. Le gouvernement devait revoir sa
copie.

Cependant, « L’Aube »  dans sa
livraison du 20 janvier 2020 affiche sa détermination en titrant : « Les
syndicats menacent, le gouvernement recule » Le confrère parle d’un micmac
autour du nouveau code du travail en gestation. Alors que les principales
centrales syndicales ont annoncé le lancement de la grève générale d’avertissement,
l’objectif est de contraindre le gouvernement à réviser sa copie de projet jugé
capitaliste et esclavagiste.

Par ailleurs, « Matin Equatorial » du 22 janvier,
à la Une et à la page 5 titre : « Menace de grève générale
contre la révision du code du travail, les éclairages du gouvernement ».
Selon les explications de Madeleine Berre, en charge du Dialogue social, le
nouvel instrument devait régir l’univers  laborial au Gabon. Les
acteurs le dénoncent avec vigueur.  

Et « La Loupe » du 21 janvier, à la page 7
titre : « Les syndicats appellent à la mobilisation et à la
vigilance ». Les travailleurs de Port-Gentil préfèrent demeurer prudents
dans l’attente du mot d’ordre de grève. Ils précisent que la ministre a tout
intérêt à tenir ses promesses. Elle avait promis prendre en compte leurs
propositions.

« L’Union » du 23 janvier, à la Une et aux pages 2, 3
et 5 consacre un titre détonant : « La grève n’aura pas
lieu ». A l’opposé de ce qui précède, une nouvelle rencontre avec la
ministre du Travail et les organisations syndicales a permis d’annoncer la
suspension de la menace d’une grève considérant avoir obtenu des garanties
quant au processus de révision du code du travail.  

« Le Mbandja », paru le 24 janvier, à la une et à la
page 5 titre : « La grève générale d’avertissement
effective ». Pour notre confrère, malgré le honteux protocole d’accord
signé entre le gouvernement et deux organisations syndicales (COSYGA et CGSL), qui
lui sont proches, le 22 janvier 2020, les autres tiennent au maintien du
lancement de leur grève générale.

A la même page, un autre titre : « Confédération
syndicale gabonaise et confédération gabonaise des syndicats libres : Même
père, même mère ». C’est de mener un combat en faveur des travailleurs et
ne pas perdre en crédibilité après signature de la trêve sociale. Le confrère
souligne que les deux confédérations sont promptes à servir le pouvoir.

Par contre, « L’Union » du 24 janvier, à la page
15 retrace la grève dans les entreprises dénonçant le code du travail, en
titrant : « Un mouvement partiellement suivi ». Les
sociétés pétrolières et la société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) sont
entrées en grève hier à l’appel des organisations syndicales qui dénoncent la
mouture du code du travail. Il est toutefois prévu un service minimum. A la
page 8, le titre : « Grève effective à la SEEG » Après le préavis
de grève générale déposé le 17 janvier 2020 sur la table du Premier ministre, Julien
Nkoghe Bekale, ils sont finalement entrés en grève jeudi 23 janvier 2020.

Un succinct titre de « Gabon Matin » du
lundi  20 au dimanche 26 janvier 2020 : « Trêve
sociale : Des préalables ». La régularisation des situations
administratives, l’aboutissement des recrutements en instance, l’arrimage des
retraites au nouveau système de rémunération, le paiement des rappels et la
revue du code du travail, pourraient être cinq préalables persuasifs qui
rallieraient les travailleurs à l’idée d’une trêve sociale. 

Opération Scorpion

«  L’Information du Mois » du 24 janvier 2020, à la page
4, titre : «  Quid de l’ANIF et de la CNLCEI ? La
corruption, un moyen d’ascension sociale. Il a fallu l’opération scorpion au
détriment de l’Agence nationale d’investigation financière (ANIF) et la
Commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite (CNCLEI).
Gageons que l’éclatement de ce scandale permettra à la justice de punir les
coupables.

Puis, la plupart des journaux gabonais proches de l’opposition
ont consacré leurs Unes respectives à l’opération scorpion. Ainsi, « La
Loupe » du 21 janvier, à la page 5 est allée de son titre : « Visites
totalement interdites ». La consoeur souligne que, pour des raisons encore
inconnues, les instances judiciaires viennent de décider d’interdire les
visites des membres de la galaxie BLA jusqu’au 26 janvier. Me Anges Kevin
Nzigou dénonce dans son communiqué, un régime arbitraire contre cette catégorie
des détenus.

Toujours sur ce sujet brûlant, « Le Temps » du 23
janvier, aux pages 2 et 5 titre : « Les frères de Laccruche
portent plainte en France ». C’est sur les ondes de Radio France internationale
(RFI, ndlr) que les frères Alihanga ont porté plainte officiellement auprès
des juridictions françaises. Mais, officieusement, cette plainte, selon
certaines indiscrétions, viserait une grosse légume nouvellement nommée à la
présidence de la République.

« Nku’u le messager » du 21 au 27 janvier 2020, à la Une
et aux pages 2 et 3 titre : « On n’a pas fini de découvrir des
« robinets ». Ceux qui pensent que contre les Bongo, tout est à
prendre, les robinets qui alimentent les Ajéviens n’ont pas encore été tous
découverts. On ne peut amasser autant d’argent sans but inavoué : la
conquête du pouvoir, assène le confrère, tout laisse croire que la voie
démocratique était écartée.

D’autre part, « Le Moutouki » du 23 janvier, à la
page 2 titre : « La contre-attaque des Laccruche ». Une
plainte déposée à Paris par les frères Laccruche pour des faits de détention
arbitraire et de violences volontaires. Mais, il est poursuivi pour des délits
commis au Gabon. Une commission rogatoire viendra-t-elle les interroger ?

« Echos du Nord » du 20 janvier 2020, proche de
l’opposition, à la Une, titre : «  BLA toujours dans
l’isolement » En se référant aux confrères de « La Lettre du
continent », l’amélioration des conditions de détention de Brice Laccruche
Alihanga n’ont pas connu de changement. Il a été soigné de l’otite, mais pour
le reste, il est désormais seul dans sa cellule, sans éclairage.

Vie des partis politiques

Parmi les journaux qui ont traité la question de la vie
politique des partis, trois sont proches de l’opposition et l’unique proche du
pouvoir, « L’Union » titrait : « RPG :
Laurent Angue Mezui reprend le flambeau ». Le siège du Rassemblement pour
le Gabon ‘RPG  est désormais baptisé « Siège national Paul Mba
Abessole ». Le parti qui a connu ses lettres de noblesse, il est fini le
temps où le fondateur haranguait les foules. La cérémonie de passation de
charges entre le président sortant, Célestin Nguema Obame et le rentrant, Laurent
Angue Mezui a vu la présence de plusieurs leaders de l’opposition, des responsables
des confessions religieuses et des militants. En rappel, le RPG est dans
l’opposition.

« Gabon Matin » du 20 au 26 janvier 2020, à la page 5,
revient sur la même actualité que « L’Union » en
titrant : « Laurent Angue Mezui, nouveau président du RPG ».
C’est un ancien du parti. La perte de terrain du parti fait qu’un nouveau
challenge s’offre à lui et qui ne demande que le parti s’ouvre aux nouveaux
militants et la tenue d’une grande assemblée générale.

« Le Mbandja » du 24 janvier, à la Une et à la page 3,
titrait : « Le nouveau président du RPG appuie ». A
l’occasion de sa prise de fonction le 18 janvier, Laurent Angue Mezui annonce
les couleurs ; il estime que l’opération scorpion n’est qu’une opération
de communication visant à détourner l’attention du peuple des vrais problèmes. Et
de dire que le régime semble faire semblant.

« L’Aube » du 20 janvier 2020, proche de l’opposition,
à la page 6, titre : « Le RPG exige la déclaration urgente de la
vacance du pouvoir ». Celui qui succède à Célestin Nguema Obame parle de
situation chaotique dans laquelle le pays est empêtré. Il propose une
transition politique qui passe par la dissolution de l’Assemblée nationale.

Pour clôturer cette rubrique de la vie des
partis, « L’Aube », à la même page aborde en titrant : « Département
de l’Okano, la guerre ouverte pour le poste de sénateur ». Le confrère y
voit un renouvellement de la deuxième chambre du parlement, le Sénat. La
ministre Assengone Obame va-t-elle positionner son poulain ? C’est
désormais la nuit des longs couteaux à cause du découpage électoral, un seul
représentant pour le département de l’Okano. Le Parti démocratique gabonais
(PDG) pour qui  la majorité des populations proposent des noms.

Concernant le PDG, « La Loupe » du 21 janvier
titrait, à la page 6 : « Guerre intestine du PDG dans la
Mvoung : Mengue Amvame contre Mengue Ekomi pour le poste de
sénateur ?» A l’approche de l’investiture du candidat PDG à l’élection
sénatoriale, dans le département de la Mvoung, la fièvre et les esprits
s’échauffent, les ambitions se bousculent. La hache de guerre est désormais
brandie entre les camarades Guy-Roger Mengue Amvame et Roger Mengue Ekomi, le
premier accusant le second de « calcul politicien tendancieux », aux
fins de briguer en mai le poste de sénateur.

« Echos du Nord », à la page 4
titrait : « PDG, les camarades se déchirent à Ovan dans la
perspective des sénatoriales ». Il existe une règle dans le siège de la
Mvoung. La lettre adressée au SG du parti par le premier cité veut son
application. Le confrère évoque le copinage entre ceux qui ont travaillé
ensemble. Le risque est grand pour qu’on assiste à l’implosion du PDG à
Ovan.

S’agissant des autres partis politiques, Démocratie Nouvelle intéresse
les « Echos de Missamba », à la page 4, qui titrait : « A
qui profite le crime contre « El Capo » ? Il ne manque pas
d’intrigues politiques dans la vie des hommes. Chercher forcément une
explication parfois peut conduire vers l’impasse. Le confrère souligne les
intrigues savamment entretenues par certains médias pour diaboliser une personnalité.
Démocratie nouvelle est-elle dans le viseur de ceux qui anéantissent les
autres ? Pure affabulation. Déstabilisation.

« L’Union » du 25 janvier 2020, à la page 4
titrait : « L’UDERE affirme son ancrage dans la majorité
présidentielle » L’Union démocratique et républicaine (UDERE) du
président, Victor Missanda qui a installé des structures de base dans le
Haut-Ogooué vient d’édifier les nouveaux militants sur l’idéologie et
l’appartenance à la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence. Son
premier congrès s’est tenu le 19 octobre dernier.

« Le Soleil » du 22 janvier 2020, à la une et à la
page 2, titrait : « Myboto bientôt évincé par …Oye Mba ».
Le confrère note que le mandat de l’actuel président de l’Union nationale (UN)
tient désormais à un fil, car les cadres du parti le pressent de convoquer un
congrès aux fins de renouvellement des instances dirigeantes avec, en
filigrane, son remplacement par le député de Ntoum.

L’Opposition, en général.

Les gens qui se retrouvent souvent intéressent quelques
manchettes des journaux, « L’Espoir » du 23 janvier 2020, à la
page 4, titrait : « Psychodrame dans l’opposition
gabonaise : Nzouba Ndama et Ping, positions diamétralement
opposées ! » Moukombo a la carrure de chef quand il marche. Son alter
ego de la CNR se fourvoie dans une sorte de mimétisme. Nzouba Ndama fait du
réalisme politique son dada, alors que l’autre reste accroché à une sorte de
bouée de secours. On parle des membres des LD qui pourraient faire leur entrée
dans le gouvernement. Ceux qui avaient mis Ping sur un nuage l’ont abandonné. Celui
qui incarne mieux l’opposition, c’est GNN (Guy Nzouba Ndama, ndlr).

« Nku’u le messager » du 20 au 26 janvier 2020, à la
une et à la page 2, titrait : « Du clair-obscur autour du
concept de « réconciliation nationale ». La question ultime est de
savoir de quelle réconciliation nationale parle-t-on au Gabon ? Barro
Chambrier s’est rendu compte que la résistance n’était qu’une
« utopie ». Il s’est lancé dans les législatives, s’il est resté au
bord de la piscine des charbonnages, GNN s’en est éloigné parce qu’il a sa
coalition et ses députés.

« Le Soleil » du 22 janvier 2020, à la Une et aux
pages 3 et 4 titrait : « La danse du ventre de Moukombo. »
Les politiciens de l’opposition surtout les renégats venus du pouvoir pour se
draper de manteau d’opposant, ne changeront jamais de recette encore moins de
paradigme. Penser à un chien qui n’a plus de dents et qui veut ronger un os. D’où
la danse du ventre à laquelle on assisterait !

« La Concorde » du 22 janvier, à la page 4
titrait : « Guy Nzouba Ndama : Le combat pour la
vacance du pouvoir est perdu d’avance » Le confrère présente cette
déclaration comme forte de cette fin d’année 2019. On le présente comme le
nouveau chef qui a une voix audible.

Economie

Dans leurs livraisons respectives datant de la semaine
écoulée, « La Concorde », à la page 5 évoque la dette
intérieure : une véritable préoccupation pour Jean Boniface Assele ».
L’Etat n’honore pas ses engagements. JB Assélé, propriétaire d’une école a
expliqué que ses enseignants comptaient huit mois de salaires impayés. On
payait la dette sans voir les réalisations ou les conséquences positives du
paiement de cette dette sur les populations.

A travers leurs éditions, le mensuel « L’Information du
mois » du 24 janvier 2020 titrait, à la page 5 « Des licenciements
abusifs en cascade ». Les employés du crédit Solidaire du Gabon (CSG)
vivent actuellement dans la psychose. Les raisons, c’est leur pratique peu
orthodoxe et des motifs fallacieux.

Ensuite, « Matin Equatorial » du 22 janvier 2020, à la
page 5 souligne la coopération Russo-gabonaise en
titrant : « L’ambassadeur Dmitry Kourakov balise les secteurs
d’investissements russes dans le pays ». L’ambassadeur s’est entretenu
avec le ministre gabonais de l’Economie et des Finances. La liste des
opérateurs économiques russes pour diversifier l’économie.

Le même quotidien paru le lendemain, à la page 6
titre : « Comment séduire les investisseurs russes au
Gabon ? ». L’ambassadeur de la Fédération de Russie au Gabon a
rencontré le ministre gabonais de l’Economie pour lui signifier les secteurs
susceptibles d’attirer les investissements directs de son pays.

De même, « Gabon d’Abord » du 23 janvier, aux
pages 5 et 6 titrait : « Infrastructures, 349 milliards…pour un
Plan d’actions prioritaires ». Pour les
infrastructures  routières, le gouvernement prévoit 135 milliards, les
actions intégrées dans la loi des finances de 349 milliards de francs.

« L’Union » du 24 janvier, note à la page
4 : « Gabon-Egypte : pour une diversification des
partenaires ». Les deux parties ont convenu de s’engager dans une
dynamique de diversification des partenaires. C’est dans cet esprit que
les investisseurs égyptiens espèrent travailler et voir les autres travailler. Ils
sont meilleurs dans plusieurs secteurs, tels que les infrastructures, le bois, les
mines, le pétrole et l’agriculture.

Ainsi, le même journal à la page 5
titrait : « PDIL 2 : plus d’un milliard et demi pour les
routes à Makokou ». Des rues qui recevront un revêtement en pavés de 11 cm
d’épaisseur avec notamment des fosses bétonnées, des caniveaux de 40 cm sur 40,
des cuvettes et autres bordures. Des travaux qui augurent des lendemains
meilleurs.

A travers leurs éditions du 23 janvier 2020, à la page 7, le
titre : « ASECNA : le Comité national de gestion des
aéroports en conclave ». La 36è session du comité de gestion des activités
aéronautiques par des contrats nouveaux. Concernant la Cour des comptes, à la
page 6, le premier président de la cour des comptes a pris part à la conférence
d’Abu Dhabi.

Au sujet des colis postaux, le quotidien progouvernemental titre
aux pages 12 et 13 : « Colis postaux : la surprise du bon
fonctionnement ». Beaucoup pensent que la poste est morte. En vérité, c’est
le pôle bancaire qui bat de l’aile. Conséquence : la perte de confiance. Pourtant,
les colis postaux fonctionnent, malgré tous les soucis de la poste. A la page
suivante, un titre enchanteur : « Retour de la sérénité : la
recette ». En dépit des faiblesses constatées en octobre 2015, un plan de
relance a nécessité de financement, et la poste est aux normes.

« L’Union » du 23 janvier, à la page 6, titre : « ACRAM :
8e assemblée générale autour de la redynamisation ». L’Agence
des cafés robusta d’Afrique et de Madagascar (ACRAM) a réuni plusieurs acteurs
de la filière café-cacao à Libreville pour la 8e assemblée
générale. C’est le fonctionnement de l’institution qui est au centre des
échanges.

A la page 7, le quotidien titre : « Déjà six entreprises
veulent exporter dans la Cémac ». Le comité national d’agrément des
produits industriels sur le tarif préférentiel Cémac était en conclave pour
fixer les conditions nécessaires à l’agrément d’un maximum d’entreprises
gabonaises en vue de promouvoir le commerce extérieur.

Le confrère continue avec un deuxième titre : « La
présidence de l’Apec à BGFIBank ». L’Association professionnelle des
établissements de crédits (Apec) du Gabon vient d’échoir au DG de BGFIBank à la
faveur d’une assemblée générale. Selon la commission bancaire de l’Afrique
centrale (Cobac), le total agrégé des bilans des banques gabonaises a régressé
de 0,3% en 2018.

Le dernier point, « L’Union » du 21 janvier le
titre : « BGFI holding corporation paie 1,7 milliard
d’intérêts ». Pour mémoire, BGFI holding corporation SA avait lancé un
emprunt obligatoire de 80 milliards de francs Cfa, d’une valeur nominale de
100.000 F Cfa au taux de 5%. Une opération autorisée par Cosumaf
APE-02/13.

Société

 « Gabon Matin »
du 20 au 26 janvier, à la page 8, sur une affaire sensible de disparition
d’enfants et de la psychose dans le pays. Le confrère titre respectivement : « Du
déficit de communication officielle » et « Gare à la
psychose ! ». Depuis quelques jours, une série de disparitions
d’enfants meublent les conversations, sans réactions des autorités. Ensuite, l’actualité
gabonaise est marquée par des alertes. L’expression de l’émotion submerge les
bons réflexes.

« L’Union » du 25 janvier, à la Une et aux pages 2, 3,
5 et 11, dans ses manchettes, le phénomène inquiétant de « Rumeurs
d’enlèvements d’enfants, les autorités optent pour la fermeté. On parle de
l’exaspération de certains manifestants, de la décision du gouvernement d’un
déploiement sécuritaire.

« L’Union » du 21 janvier, à la page 5 reprend le
communiqué du gouvernement : « Aucune vague d’enlèvement
d’enfants au Gabon ».

« Le Soleil » du 22 janvier 2020, à la page 6, titre : « Le
Lac artificiel de l’UGB, le cauchemar des usagers de l’Avenue du colonel
Parant ». Certains compatriotes l’appellent « le lac du PDG », ancien
siège du PDG (Parti démocratique gabonais, ndlr). Car, détruire cette bouche
d’évacuation, ce comptoir, n’est qu’une affaire de volonté.

L’autre lac, est celui de
Nzeng-Ayong, « L’Union » du 22 janvier, à la page 9, titre : « Le
lac de Nzeng-Ayong : un dépotoir ». C’est une ancienne carrière
d’exploitation du clinker abandonnée par la société africaine de construction
(Socoba). On y jette les déchets de toute nature, note la consoeur. Pour
l’environnement, cette pollution favorise la prolifération d’agents pathogènes.

Conférence épiscopale gabonaise

« L’Union » du 20 janvier, à la page 8 porte le
titre : « Conférence épiscopale : être des personnes de
valeur ». La clôture de la 27e assemblée ordinaire de la conférence
épiscopale des évêques du Gabon à la cathédrale Notre Dame de l’Assomption. La
messe dite par Mgr Basile Mve Engone, archevêque de Libreville, en présence des
six prélats est un moment d’échanges : l’évêque de Mouila a rappelé aux
uns et aux autres qu’ils ont de la valeur. « Tous ceux qui commettent
des terreurs ont de la boue dans la tête ».

« La Loupe » du 21 janvier, à la Une, titre : « Une
conférence épiscopale du Gabon pas très catholique ». Les évêques qui se
réunissent en conclave et en sortent, pour nous dire seulement qu’ils sont, que
nous sommes des lumières, il y a de quoi décevoir toute une congrégation
religieuse. Un regard froid sur la société, des réprimandes. On est en droit de
se demander à quoi nous sert cette Eglise catholique du Gabon.

« Le Temps » du 23 janvier, à la page
7 : « La décision de l’Archevêque qui fâche les
Catholiques ». Les Chrétiens catholiques sont très remontés contre
l’Archevêque de Libreville, suite à sa dernière décision de suspension des
activités de piété dans les paroisses. Il reprocherait à certains prêtres de
créer des manifestations pour s’enrichir. Vivement qu’une solution soit vite
trouvée dans l’intérêt des fidèles.

« La Loupe », à la page 4 titre : « Le
silence complice des Evêques ». Les Gabonais recherchent éperdument une
autorité morale pour les rassurer face à la dégradation constante de leurs
conditions de vie. L’église reste aphone et totalement désintéressée, même si
deux hommes de Dieu, l’évêque de Mouila et celui de Bitam sont sortis du bois, récemment.

Islam

« L’Union » du 21 janvier, à la page 10, titre : « Concours
de mémorisation du Coran : inculquer la maîtrise du Livre saint ». Cette
compétition à vocation internationale organisée par la section gabonaise de la
Fondation Mohammed  VI des Oulémas africains, en collaboration avec
le Conseil supérieur des Affaires islamiques du Gabon a mobilisé des lecteurs de
toutes catégories.

Santé

« L’Union » du 23 janvier, à la page 8,
titre : « Coronavirus : le gouvernement prend ses
précautions ». Le gouvernement tient à rassurer la population de ce que
toutes les mesures sont prises pour faire face à toutes éventualités. Dans le
monde, 440 cas dont 9 décès dans les pays comme le Japon, la Thaïlande, la
Corée du Sud et les Etats-Unis.

Prison centrale de Libreville

« L’Union » du 21 janvier 2020, à la page 2, titre :
« Des objets prohibés saisis à la prison  centrale de
Libreville ». Les autorités judiciaires ont entrepris une énième fouille
inopinée, hier, à la prison centrale de Libreville, sur ordre de la ministre de
la Justice, garde des Sceaux. Plusieurs ont été retrouvés entre les mains des
détenus puis saisis, y compris d’importantes sommes d’argent.

Culture

« Nku’u le messager » du 21 au 26 janvier 2020, à la
page 4, titre : « Jésus Christ , Mahomet et les
Africains » Qu’y a-t-il aujourd’hui d’africain dans les pratiques
religieuses du continent noir ? Les Noirs d’Afrique ne jurent plus que par
Jésus ou alors par Allah. Trois grandes religions dominent le monde : le
judaïsme, le christianisme et l’Islam. Ainsi furent discréditées d’autres
religions.

« L’Union » du 25 janvier 2020, à la page 9, titre : « 
Enseignement supérieur : les 4 lauréats gabonais du Cames adoubés ».
De nouveaux membres intègrent les rangs de professeurs agrégés des universités
dans les sciences économiques et de gestion au Gabon. « Un
trésor », « une fierté », ils honorent ainsi les trois
universités : UOB, INGS et ISTA.

Sports

« L’Union » du 25 et 26 janvier 2020, à la page 12,
présentait à la cadence de la course que le classement général, à la 5è étape Lambarené-Bifoun
(82 km) l’Erythréen et le français Jordan Levasseur qui a fini par l’emporter
au classement général sur un sprint final par une petite seconde d’avance. C’est
le français Jordan Levasseur qui remporte la 15e édition de
Tropicale Amissa Bongo, alors que la victoire d’étape revient à Lorrenzo
Manzin. Une grande désillusion pour le jeune Erythréen Natnael Tesfazion.

FIN/INFOSGABON/2020

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Avec Info Gabon

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