GABON | TOURNÉE DE BLA : ALAIN CLAUDE BILIE BI NZÉ, LE RIDICULE NE TUE PAS !
GABON | Alain Claude Bilié Bi Nzé, Ministre des Affaires Etrangères
À LA UNEGabon

GABON | TOURNÉE DE BLA : ALAIN CLAUDE BILIE BI NZÉ, LE RIDICULE NE TUE PAS !

Discourant sur les ondes de radio France internationale (RFI), le 26 décembre dernier, l’actuel ministre des affaires étrangères du Gabon, M. Alain Claude Bilie Bi Nze, parmi la floraison d’affirmations assénées comme vérité absolue lors de son entretien,  il y a notamment celle faite concernant la tournée nationale qu’avait effectuée l’ex-directeur du cabinet du Président Ali Bongo Ondimba, M. Brice LACCRUCHE ALIHANGA, qui, selon ce dernier, serait apparue après coup, comme ayant été une initiative personnelle de ce dernier et non comme cela avait été annoncée, une décision du Chef de l’État lui-même.

GABON | TOURNÉE DE BLA : ALAIN CLAUDE BILIE BI NZÉ, LE RIDICULE NE TUE PAS !
GABON | Alain Claude Bilié Bi Nzé, Ministre des Affaires Etrangères

Comment ne pas être frappé par le contraste des propos tenus par le Chef de la diplomatie gabonaise, lorsque l’on sait à quel point, il avait participé activement à ce dossier. À l’écouter sur RFI, réécrire à posteriori le chapitre de la tournée nationale à l’aune des événements survenus au sommet de l’État depuis le 7 novembre 2019, cela ressemble à une gaffe que ferait un second couteau et non une personne de sa stature.

Il vrai que si l’ambition personnelle peut pousser à vouloir paraître plus royaliste que le roi lui-même, il faut néanmoins garder de la mesure au risque de se ridiculiser, ou pire encore, passer pour un opportuniste aveuglé par son appétence.

La condamnation de la corruption et des faits de détournement des deniers publics qui sont les principaux maux qui détruisent le pays, il y a une unanimité nationale. Cependant, il ne faut pas dire n’importe quoi pour alourdir davantage la barque, histoire de bien se faire voir.

«c’est une tournée qu’il avait engagée, indiquant qu’il était porteur du message du chef de l’État». «On s’est rendu compte finalement, au vu de la tournure des évènements, qu’il n’en était rien. Au vu des décisions qui ont été prises par le chef de l’État par la suite, il semble en effet que c’était sa propre initiative et c’est bien dommage», dixit : Alain Claude Bilié Bi Nzé. Pourquoi ce monsieur qui virevolte depuis 2012, et même bien avant au sommet des hautes sphères de l’État, n’a à aucun moment soupçonner que se qui lui était demandé, ne venait pas du circuit administratif normal ?

La «tournée républicaine» de « BLA » au cœur des provinces

Quelle est la chaîne de commandement dans ce type de décision ? – Il parait curieux  aujourd’hui d’affirmer que l’initiative de la tournée découlait uniquement de la seule décision d’un homme (l’ex-directeur de cabinet du Président), dans ce cas, que faisait le Chef de l’État lui-même au stade de Nzeng Ayong,  6e arrondissement de la capitale, Libreville, lors de la clôture de ladite tournée ?

Autre incohérence constatée suites aux propos du ministre des Affaires étrangères. Puisque cette tournée ne s’est pas faite  en « Un » jour, pourquoi le Président de la République n’a-t-il pas donné l’ordre de l’arrêter?

Pourquoi, le Ministère de l’Intérieur n’a pas demandé aux gouverneurs des provinces de ne pas  recevoir “le Messager du Président de la République”avec tous les égards et  honneurs comme cela a été le cas?

Au plan purement technique et mécanique

Les spécialistes sont choqués par les propos du ministre des Affaires étrangères, Brice Laccruche Alihanga  dans sa tournée avait bénéficié d’un survol et atterrissage diplomatique (C’est à dire jouir de la priorité en terme des segments d’un vol ), autorisation de la mise en route des moteurs de l’avion, le roulage et décollage même scénario en approche et atterrissage voir le parking.

La procédure dans ce type d’opération est très normée en commençant par l’accord du président de la République, une correspondance du Secrétariat général de la Présidence, en passant par le ministre des Affaires étrangères, ce dernier adresse à son tour un courrier à son collègue du ministère des Transports et du ministre aux services compétents tels que l’ANAC et l’ASECNA, en y mettant en copie les services de renseignements de toutes les coordinations via les ministres de l’Intérieur et de la Défense.

Affirmer maintenant que Brice Laccruche Alihanga a agi seul est très grave de conséquence pour la sécurité intérieure du pays, faut-il encore le rappeler, le Gabon est membre de l’agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), la plus ancienne institution de coopération et d’intégration africaine et malgache dans le domaine de l’aviation. La tournée nationale effectuée par l’ex-directeur de cabinet a respecté tout ce protocole comme témoignent plusieurs courriers gardés en copies dans plusieurs services concernés.

N’est pas un grand homme qui veut, mais qui peut !

Le ridicule ne tue pas!  Une ineptie comme celle énoncée avec une légèreté déconcertante lors de cet entretien par le Ministre en charge des Affaires Etrangères du Gabon au sujet d’une tournée qui a mobilisé non seulement de très lourds moyens de l’Etat, les ressources humaines et les populations des neuf (9) provinces écorne et renvoie du pays, l’image d’une république bananière, ce qui n’est ni bon pour le pays, encore moins de ses dirigeants, dont le Chef de l’Etat lui-même, M. Ali BONGO ONDIMBA.


31 DÉCEMBRE 2019 | PAR ANNE MARIE DWORACZEK-BENDOME

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