lundi, août 10, 2020
Grève du syndicat des banques et établissements financiers : Les observations des patrons
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Grève du syndicat des banques et établissements financiers : Les observations des patrons


Grève du syndicat des banques et établissements financiers : Les observations des patrons

Bamako, 24 octobre (AMAP) L’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF) a signalé, jeudi, qu’aucun des accords bipartites conclus par le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) « n’évoque la possibilité d’une transposition automatique dans la grille des entreprises, des augmentations accordées aux fonctionnaires et autres agents de la Fonction publique.

« Ceci ne correspond ni à la lettre, ni à l’esprit du Protocole d’accord d’avril 1994 » poursuit, dans un communiqué parvenu à l’AMAP, l’association des banques, ajoutant que les exigences du Syndicat national des banques et établissements financiers (SYNABEF), qui a lance un arrêt de travail de deux jours, jeudi, appellent des observations.

Selon l’APBEF, l’opportunité d’étendre au secteur privé, l’augmentation de 20% des salaires issue du Procès-verbal UNTM-CNPM-Gouvernement, signé le 28 octobre 2014 (appliquée progressivement sur 3 ans, à compter du 1erJanvier 2015) « n’est pas soutenable », d’abord, pour les mêmes raisons, « mais aussi du fait que la grille des salaires annexée à la convention, avait été déjà majorée de 15% au second semestre 2014, avec effet au 1erJanvier 2015, dans le cadre de la révision périodique de la convention collective de travail ».

L’APBEF estime que, dans le cadre d’un dialogue social constructif, les entreprises du secteur bancaire et financier ont fourni des efforts constants pour améliorer les conditions de vie et de travail des salariés. Elle donne en exemple, le fait que « le secteur bancaire reste le seul à avoir prévu dans une Convention Collective, le principe d’une révision triennale de la grille de salaires de base. Sans compter les augmentations ponctuelles de diverses primes et indemnités dans les entreprises prises individuellement ».

Ainsi, du 18 avril 1994 (date de signature du protocole d’accord entre le Gouvernement, le CNPM, et l’UNTM) au 1erjanvier 2018 (date d’application de l’accord sur la dernière révision triennale de la Convention Collective des Banques, Etablissements Financiers et Assurances du Mali) les salaires de base des travailleurs de notre secteur ont évolué de 198% contre 89,5% en ce qui concerne le taux d’évolution de la grille indiciaire des fonctionnaires.

« En tenant à bonne date ces négociations collectives périodiques, les chefs d’entreprises du secteur ont voulu ainsi manifester leur volonté de bâtir avec les travailleurs, un dialogue social responsable, fondé sur le respect mutuel et l’application effective des engagements pris », dit e communiqué du regroupement des patrons de Banques.

« Dans le souci permanent du maintien d’un climat social apaisé et suite aux différents échanges » entre le SYNABEF, l’APBEF et le Comité de coordination des Assurances du Mali (CCAM), il a été fait une proposition d’augmentation exceptionnelle de 10% à compter de novembre 2019, sans rappels et 5% à compter du 1er Janvier 2020 sur les salaires de base de la grille de la Convention collective des banques, établissements financiers et assurances du Mali.

Cette proposition est assortie de la condition de repousser la prochaine révision de la grille des salaires à fin 2022 pour une application de la majoration convenue à compter du 1erjanvier 2023. Elle portera l’augmentation de la grille du salaire de base de 2014 à janvier 2020 à 45% comparé à une augmentation de la grille indiciaire des fonctionnaires de 39,5% sur la même période, « dénotant clairement notre volonté de maintenir un climat social serein », dit l’APBEF. 

Des efforts « exceptionnels consentis à l’endroit des partenaires avant les prochaines négociations », « ne devant, en aucun cas, être compris comme un aboutissement d’une quelconque transposition des majorations convenues entre le Gouvernement et l’UNTM dans le PV de conciliation signé le 29 Janvier 2019.

« En tout état de cause, l’APBEF et le CCAM restent, toujours, ouverts au dialogue et estiment avoir tout mis en œuvre pour éviter une grève aux conséquences néfastes sur nos établissements et sur toute l’économie nationale ».

MD (AMAP) 



Avec AMAP

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