Le Potentiel : « ENSEMBLE se positionne comme ‘sentinelle’ et majorité silencieuse »
Afrique

Le Potentiel : « ENSEMBLE se positionne comme ‘sentinelle’ et majorité silencieuse »


espace libre

Le Potentiel : « ENSEMBLE se positionne comme ‘sentinelle’ et majorité silencieuse »

Revue de presse du vendredi 23 août 2019

Les journaux parus à Kinshasa vendredi 23 août s’intéressent à la prise de position de la plate-forme Ensemble pour le Changement face à la situation générale de la RDC.

La plate-forme Ensemble pour le changement a finalement rendu public, jeudi à Lubumbashi, le communiqué final sanctionnant sa retraite des cinq jours, consacrée notamment à l’évaluation de la situation politique du pays, informe Le Potentiel. Elle exige des institutions de la République « le respect absolu des lois », tout en les invitant à « prendre leurs responsabilités, en réalisant les réformes et en mettant en œuvre les politiques publiques nécessaires au fonctionnement efficace de l’État et à la résolution rapide des problèmes de la Nation.

« RDC : Ensemble pour le Changement appelle le gouvernement à prendre en charge les frais scolaires des finalistes de l’examen d’Etat », titre pour sa part Actualite.cd. 

En effet, « la grogne sociale qui se généralise par suite de la précarité sociale, de la modicité des salaires et de l’irrégularité de leur payement, en particulier, dans le secteur public, de la cherté de la vie, de l’effritement du pouvoir d’achat des Congolais, des inégalités sociales trop criantes et, de manière générale, de la détérioration sans cesse des conditions de vie de la population », indique le communiqué de la plate-forme politique de Moise Katumbi.

Tout en déplorant la détérioration continue des conditions de vie des Congolais, rapporte Forum des As, « Ensemble exhorte les députés à prendre des initiatives idoines contre la corruption ». La situation actuelle en RD Congo est caractérisée, notamment, par une grogne généralisée consécutive à la précarité sociale, la modicité des salaires et l’irrégularité de leur payement dans le secteur public, ont constaté les Katumbistes, au terme de leur atelier d’évaluation.

Voilà pourquoi « Katumbi interpelle Félix Tshisekedi ! », renchérit La Prospérité. Le tabloïd publie in extenso le communiqué de ces assises dans lequel Ensemble pour le changement « s’inscrit dans la logique d’une opposition républicaine, respectueuse de la Constitution et des lois de la République, rigoureuse, vigilante et exigeante, sans faiblesse, ni compromission. »

Gratuité de l’enseignement

L’autre sujet dominant concerne la gratuité de l’enseignement de base en RDC. La 2ème Table ronde nationale consacrée à ce sujet a été ouverte jeudi à Kinshasa. « Les parties prenantes du système éducatif réfléchissent sur les modalités pratiques » et les dispositions à adopter en vue d’une mise en œuvre heureuse de la gratuité de l’éducation de base, informe Le Potentiel. Les participants se penchent notamment sur le cadre légal et règlementaire, le financement, les conditions d’accueil des élèves, la formation des enseignants, la qualité des apprentissages et la gestion du sous-secteur de l’EPSP, en termes de rationalité, de transparence et de redevabilité.

Le Phare précise que « le gouvernement attend des propositions pratiques » facilitant la mise en œuvre de cette politique prônée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Cette position a été exprimée hier jeudi, 22 août 2019, à l’ouverture des travaux au « Fleuve Congo Hôtel », par Emery Okundji Ndjovu, ministre intérimaire de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel (EPSP). A cet effet, poursuit le journal, il a rappelé l’obligation constitutionnelle du gouvernement et la volonté politique du Chef de l’Etat de respecter l’article 43 de la Constitution, qui dispose en son alinéa premier : « Toute personne a droit à l’éducation scolaire. Il y est pourvu par l’Enseignement national ».

Plus sceptique, Actualite.cd accusent les autorités du pays de faire des « déclarations qui ne rassurent pas. » Le média en ligne relève qu’«au niveau des écoles publiques les frais supprimés représentent 7 600 FC soit 4,6 USD par élève sur un coût global de 158 650 FC ou 91,1 USD au niveau maternel et primaire, en comparaison à la circulaire du Gouverneur de la Ville de Kinshasa fixant les frais à payer pour l’année scolaire, qui vient de s’achever. Au niveau des écoles conventionnées, la réalité est toute autre. Certaines écoles perçoivent jusqu’à 422 USD par année scolaire. »

espace libre


Avec Radio Okapi

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.