SÉCURITÉ : Des militaires US dévoilent les crimes de leurs supérieurs en Irak
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SÉCURITÉ : Des militaires US dévoilent les crimes de leurs supérieurs en Irak

SÉCURITÉ : Des militaires US dévoilent les crimes de leurs supérieurs en Irak

Un escadron de militaires américains en Irak a subi des menaces et intimidations pour avoir dévoilé les crimes de leurs supérieurs.

Bien que les commandos d’un escadron de l’armée américaine en Irak aient rapporté des actes choquants du caporal Edward Gallagher, des mesures punitives contre ce dernier se font toujours attendre. Pire encore, les dénonciateurs ont été menacés pour avoir dévoilé ses crimes.


Des officiers de la marine américaine ont été « avertis par leurs supérieurs de ne pas dénoncer leur chef pour crimes de guerre, notamment pour avoir poignardé à mort un prisonnier de 15 ans, car cela pourrait leur coûter cher concernant leur carrière », a écrit mardi 23 avril le New York Times.


Sept membres des SEAL, principale force spéciale de la marine de guerre des États-Unis, ont convoqué une réunion avec leur supérieur en mars 2018 pour rendre compte de la conduite du chef des opérations spéciales, Edward Gallagher.
Mais leur demande d’une enquête formelle a été ignorée et selon le New York Times, il a été dit aux SEAL que leurs dénonciations pourraient leur coûter leur carrière.


En mai 2017, plusieurs SEAL auraient vu le chef Gallagher poignarder à mort un adolescent non armé avec un couteau de chasse, sous prétexte qu’il aurait appartenu à Daech.
Les SEAL avaient été également témoins que Edward  Gallagher ouvrait le feu sans distinction sur des quartiers avec des mitrailleuses. Pendant ce temps, plusieurs autres effectifs de la force spéciale de la marine US en Irak ont vu le chef des opérations spéciales abattre une jeune fille portant le hijab et un homme non armé vêtu d’une robe blanche.


Après avoir rendu compte de la conduite de Gallagher lors d’une réunion privée avec leur supérieur en mars 2018, les SEAL ont affirmé qu’ils avaient été murés et intimidés pour avoir brisé leur silence. Leurs informations, loin d’aboutir à l’ouverture d’une enquête, ont apporté des menaces pour les soldats, ajoute le New York Times.
Ces personnes se sont finalement vues obligées d’engager leur plainte en dehors du cadre spécial des SEAL. En tout cas, Gallagher a été arrêté en septembre 2018 et il devra comparaître le 28 mai devant un tribunal militaire, ajoute la source.

 


Source: Avec PressTV

26/04/2019

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