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EXPLOSIONS DE MINES TUEUSES AU MALI : Une tragédie sans fin ?

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EXPLOSIONS DE MINES TUEUSES AU MALI  : Une tragédie sans fin ?

La liste macabre continue de s’allonger dans les rangs des Forces de défense et de sécurité (FDS) maliennes. Six militaires ont été, en effet, tués, après que leur véhicule a sauté sur une mine. C’était au cours de deux patrouilles distinctes dans le Centre du Mali. « Dans la matinée du mardi 12 mars 2019, deux véhicules d’escorte FaMa (Forces armées maliennes) ont sauté sur des engins explosifs improvisés, faisant respectivement deux morts à Dialloubé et quatre morts dans les environs de Hombori, dans la région de Mopti », a-t-on rapporté de source sécuritaire malienne. Une tragédie sans fin ? Est-on tenté de s’interroger face aux nombreuses pertes humaines que continuent de faire subir les forces maléfiques, rétrogrades et obscurantistes, à l’Armée malienne. Et il faut croire, hélas, que ces braves soldats ne sont pas au bout de leurs peines si l’on en juge par ces chiffres alarmants fournis par l’ONU, qui font froid dans le dos : 237 attaques recensées en 2018, soit 11 de plus qu’en 2017. C’est dire si malgré la présence de la Mission des Nations unies au Mali (MINUSMA), de la force Barkhane, de la force militaire régionale G5-Sahel et la montée en puissance des FDS maliennes, ces terroristes sont loin d’avoir renoncé à leurs funestes desseins ; eux qui, bien qu’à présent « traqués, font sauter des engins explosifs en désespoir de cause », comme l’affirme une source sécuritaire étrangère. Quand prendra-t-elle fin cette guerre tragique et insensée, imposée à l’humanité par ces haruspices de l’apocalypse déguisés en serviteurs d’Allah ? On peut être, en tout cas, sûr d’une chose : ce n’est pas demain la veille que ces adeptes du mal se résoudront à se ranger du côté du… bien. Ils ne lâcheront pas prise, bien au contraire ; il faut même craindre que l’hydre blessée et traquée ne reprenne du poil de la bête à court ou long terme.

L’Etat malien peut et doit mieux faire

D’autant qu’avec les derniers spasmes de la guerre en Syrie, engagée par les forces coalisées internationales contre les organisations terroristes, le risque est grand que l’Afrique dans sa partie subsaharienne surtout, ne serve de base de repli et de terrain propice aux terroristes de tout poil fuyant l’enfer syrien. En attendant, on sait que le no man’s land que constituent le vaste territoire libyen, le Sud algérien où se planqueraient des figures emblématiques de l’international terroriste, constituent autant de repaires à ces individus sans foi ni loi et autres narco-trafiquants. Cela dit, pour mettre un frein voire un terme à l’horreur qui ne cesse de frapper à la porte de sa Grande Muette, le Mali devrait engager des actions plus fortes et plus hardies pour venir à bout du mal terroriste. En tous les cas, tant que Kidal se comportera comme un Etat dans l’Etat, tant que ce chef-lieu de la 8e région du Mali, sera plus proche de la logique des djihadistes que de celle de Bamako, l’équation sécuritaire malienne restera entière. Il est vrai que l’on est dans le schéma d’une guerre asymétrique, phénomène nouveau auquel nos Etats n’ont pas été préparés. Mais cet argument ressassé par les dirigeants des pays en proie à la violence terroriste, ne doit pas avoir bon dos. L’Etat malien, comme ses voisins pris dans le tourbillon satanique du terrorisme, peut et doit mieux faire. De même, des efforts devraient être consentis par la communauté internationale, en particulier la France dont la position vis-à-vis du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) a toujours été ambiguë, confinant à la mansuétude. Or, Dieu seul sait si ce mouvement qui dispose d’une branche armée, et bien d’autres groupes armés du Mali, n’ont pas fait le deuil de leurs ambitions séparatistes. Et tant que ces revendications de base resteront toujours enfouies en eux, la paix restera toujours une ligne d’horizon au-dessus des crêtes des dunes de sable maliennes.

Cheick Beld’hor Sigué

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Avec lepays.bf

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