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La chronique de l'Agitateur/AXA Vs Brice Gotoa : une affaire de fous !

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La chronique de l'Agitateur/AXA Vs Brice Gotoa : une affaire de fous !

Depuis plus de trois mois déjà, la multinationale AXA, spécialisée dans le secteur des assurances, cause de grands soucis psychologiques à notre confrère, Brice Gotoa qui travaille pour le journal en ligne Direct infos Gabon, spécialisé dans l’information économique. Le confrère a eu le toupet de révéler, dans un de ses papiers, un faisceau de présomptions de magouilles au sein de la Direction commerciale de cette société à la tête de laquelle trône une certaine épouse Bayé du nom de son mari qui doit être fier d’elle. La dame qui se prend très au sérieux, folle de rage, et voulant à tout prix faire payer au confrère un tel culot, a fait dans le trafic d’influence histoire d’arracher au journaliste ses sources d’information.

Pour commencer : une série de convocations à la Direction Générale des Recherches (DGR) pour être entendu. Les enquêteurs mis sur le coup, ce sont pour l’essentiel des amis, parents et connaissances qui ne respectent pas la procédure en l’espèce. Pas la moindre trace dans la main courante des différentes auditions du journaliste. Les auditions ont lieu dans une sorte d’opacité, digne de clans mafieux. Interrogée sur la situation, la hiérarchie n’est pas informée des auditions du journaliste. Si l’interrogatoire avait tourné au drame, on aurait simplement fait disparaître le corps du confrère sans laisser la moindre trace de son passage à la DGR.

Il est notamment reproché au jeune journaliste le refus de révéler ses sources. Les enquêteurs lui reprochent aussi le fait de s’intéresser aux irrégularités au sein d’AXA, ce qui, de leur point de vue, est une affaire interne à cette société et qui ne doit donc pas intéresser la presse. Les choix éditoriaux sont donc du ressort des agents de la DGR, allez-y comprendre, c’est à croire que ces messieurs n’ont rien à faire ! Après trois mois de pressions psychologiques, et n’ayant pas obtenu ce qu’ils voulaient arracher au jeune journaliste qui ne cessait de leur rappeler qu’on ne balance pas une source sous aucun prétexte, la Directrice commerciale et ses complices, passent à la vitesse supérieure. Le jeune est présenté devant le substitut du Procureur qui l’entend à son tour et décide de le faire comparaître en audience publique fixée au vendredi 1er mars dernier puis reportée à une date ultérieure.

Il est poursuivit non plus pour des griefs qui portent sur le refus de révéler ses sources, mais sur des faits de diffamation. Une requalification des griefs qui a suscité l’étonnement du président de la HAC qui, à son tour, dans une missive, a attiré l’attention du Procureur de la République près le tribunal de Première instance de Libreville sur ce qui s’apparente à une dérive judiciaire qui met à mal la liberté d’expression et d’informer garantie pourtant par la loi fondamentale et le Code de la Communication.

C’est dans la tourmente de cet orage judiciaire qui s’abat sur lui que Brice Gotoa, conscient de ce que l’instance de régulation qu’est la Haute Autorité de la Communication (HAC) qui a aussi pour mission la protection des journalistes, a saisi cette juridiction administrative. Pour être édifiée sur cette sulfureuse affaire, la HAC a convoqué à deux reprises les responsables d’AXA qui n’ont pas daigné se présenter devant cette juridiction de petits nègres. L’institution de régulation, devant cette méprise de la part de cette multinationale européenne, a cru bon de lui infliger une interdiction de communiquer sur les médias publics pendant une durée de trois mois. Bien fait pour ces entités qui se croient en terrain conquis.


L’Agitateur

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Avec Gabon Eco

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