Influence des maladies animales chez l'Homme : une cohésion tripartite pour une lutte efficiente
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Influence des maladies animales chez l'Homme : une cohésion tripartite pour une lutte efficiente


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Influence des maladies animales chez l'Homme : une cohésion tripartite pour une lutte efficiente

L’on connaît la rage. Cette maladie transmise à l’Homme par le chien, le chat ou le cochon par une morsure. Ce que l’on sait également c’est que la consommation de la viande de porc prend des proportions importantes dans les ménages de la capitale, même si les chiffres ne sont pas précis. Le porc braisé est désormais inscrit dans le registre des mets les plus prisés. Peu de consommateurs néanmoins ignorent presque tout du concept « produits vétérinaires de bonne qualité ».

La chaine de livraison de la viande de bœuf n’est pas exempte de tout reproche. Les animaux importés du Cameroun ou du Tchad, l’abattoir généralement rustique dans la banlieue, un pick-up qui achemine les produits chez les bouchers du quartier et l’exposition de la chaire et des viscères dans des kiosques non climatisés aux abords de la voie publique suffit pour s’appesantir quant à la résistance aux antimicrobiens. La deuxième conférence de l’organisation mondiale de la santé animale s’est récemment penchée sur la question à Marrakech au Maroc. La rencontre se tenait notamment du fait que les antimicrobiens constituent un bien public mondial, de par leur rôle essentiel dans le traitement des maladies humaines et animales.

Le concept « une seule santé » a prévalu pendant les travaux, au cours desquels un appui a été préconisé aux stratégies et initiatives élaborées par la tripartite composée de l’organisation mondiale de santé animale, de l’organisation mondiale de la santé et de l’organisation des nations-unies pour l’alimentation et l’agriculture. L’OIE, l’OMS et la FAO ont présenté des résumés sur les progrès réalisés au niveau de la surveillance et de la gestion de la résistance aux antimicrobiens visant l’amélioration de la prise de conscience, le renforcement des capacités puis la mise en œuvre des normes internationales. A ce sujet, un accent majeur a été mis sur la nécessité du respect des restrictions à l’utilisation de certains agents antimicrobiens d’importance vétérinaire et l’interdiction d’antibiotiques comme facteurs de croissance.

En d’autres termes, la mise à disposition de la viande de bœuf, de porc ou de mouton de bonne qualité sur le terrain, le développement de vaccins prioritaires, de même que l’exécution d’alternatives aux agents antimicrobiens, en mettant un point d’honneur sur des partenariats public-privé ont été présenté comme moyens potentiels, visant à garantir un traitement efficace de maladies animales mais aussi et surtout comme une protection de la santé publique. In fine, à celle d’une bonne sécurité alimentaire, quelque soit l’endroit y compris au Gabon. La viande de bœuf de la filiale d’un consortium belge garantie toutes les conditions à l’opposé d’autres exploitants pour lesquels les services de l’institut d’hygiène publique et des municipalités ont fort à faire à Libreville et dans les autres provinces. Le prix du kilogramme dans ces conditions relève d’une véritable gageure dans les supermarchés.


PB

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Avec Gabon Eco

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