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Gabon : Le courroux contre les dernières décisions d’Ali Bongo et son DC

Depuis le conseil des ministres du 26 février dernier et les diverses nominations décidées et prises par le Chef de l’État, M. Ali Bongo Ondimba, l’ambiance est morose, le climat délétère et malsain. Des contre-attaques violentes et haineuses, amplifiées par diverses publications dans les réseaux sociaux font rage. Défiance, fake news, allégations, bouderies, insinuations de toutes sortes, appels à la révolte, etc.… le complotisme à tout crin bat des records. Voici le cocktail explosif qui est servi aux Gabonais depuis trois jours. La question aujourd’hui est de savoir qui nourrit ces critiques et amalgames contre la personne d’Ali Bongo Ondimba et de son directeur de cabinet, Brice Laccruche Alihanga.
 
Pourquoi les récriminations ?

Rappel des faits : Le 12 janvier 2019, par décret du président de la République Gabonaise, M. Julien Nkoghe Bekale est nommé chef du gouvernement en remplacement d’Emmanuel Issoze-Ngondet. Dans la foulée, comme partout dans le monde, une administration remplace une autre. La nouvelle équipe amène ses hommes et femmes; c’est aussi le cas ici. Tout aurait pu s’arrêter là et chacun se consacrer à sa tâche, mais c’était sans compter sur le nombrilisme de ceux qui se sont autoproclamés « indispensables à la République ».

 

Contrairement aux affirmations lues dans une certaine presse, les réajustements intervenus à la Présidence de la République n’ont concerné que quelques personnes; le plus gros contingent des nouveaux arrivants concerne la haute administration du pays,  près de 75% des nominations.
 
Cependant, l’aveuglement qui anime certaines personnes dès qu’elles perdent des postes juteux amène parfois ces gens à ne pas voir plus loin que le bout de leur nez. Les nouveaux parangons du Gabon et de la province du Haut-Ogooué en particulier ont trouvé judicieux de brandir quelques noms emblématiques et de s’abriter derrière ceux-ci  afin de mener une opération d’intox et de déstabilisation qui ne dit pas son nom auprès de l’opinion publique contre le chef de l’État et son 1er collaborateur.
 

Volée de bois contre les dernières décisions du Président Ali Bongo
Revenons à la réalité : Lors du conseil des ministres du 26 février 2019, sur la centaine de nominations rendues publiques, le 1er ministre M. Julien Nkoghé Bekalé pour le fonctionnement de son cabinet a fait nommer plus d’une quarantaine de collaborateurs.
 
Quant à Monsieur Ali Akbar Onanga Y’Obegue, il souffle sur les braises, furax que son épouse et lui-même aient perdu de leur supériorité supposée comme haut cadre du Haut-Ogooué. Cet individualiste essaie aujourd’hui de fédérer et joindre à sa cause perdue ceux qu’il méprisait hier du haut de son piédestal.

Dans la province du  Haut-Ogooué, M. Ali Akbar Onanga Y’Obegue est-il devenu plus puissant que M. Idriss Ngari, parent direct d’Omar bongo et père de son épouse ?
Pourquoi donc Idriss Ngari ne dit-il rien au sujet de l’éviction de sa fille chérie du conseil gabonais des chargeurs ? N’en déplaise au simple député nommé Ali Akbar Onanga Y’Obegue, son épouse qui s’est comportée en “Dictatrice”au Conseil Gabonais des Chargeurs, dilapidait les fonds à sa guise, tandis que le personnel était traité comme des moins que rien. Au cas où cela aurait échappé à M. Ali Akbar Onanga Y’Obegue, malgré la dissolution du conseil gabonais des chargeurs, son épouse s’en sort très bien; ce n’est pas le cas du personnel qui n’est pas fixé sur son avenir.
 
Son épouse ne craint pas non plus la justice car en tant que nouvelle Secrétaire Générale du MINISTÈRE DU PÉTROLE, DU GAZ ET DES HYDROCARBURES, Mme Liliane NGARI, épouse Onanga Y’Obegué, Son épouse ne craint pas non plus la justice car en tant que nouvelle Secrétaire Générale du MINISTÈRE DU PÉTROLE, DU GAZ ET DES HYDROCARBURES, Mme Liliane NGARI, épouse Onanga Y’Obegué, peut même nous faire la surprise de rebondir comme ministre un de ces quatre matins.
 
Le cas Nina Alida Abouna, parlons –en : nommée Secrétaire Générale du ministère du Tourisme lors du même conseil des ministres, son frère de même père – même mère, M. Luther Abouna, a été nommé nouveau Directeur Général de la CAISSE DE STABILISATION ET DE PÉRÉQUATION (CAISTAB). Tous deux sont parents d’Ali Bongo. Au Gabon, il y a des familles entières où aucun membre n’a d’emploi fixe.
 
Sang Chul Park, Conseiller Spécial du Président de la République, admis à faire valoir ses droits à la retraite, a été remplacé par M. Cyriaque ANDJOUA, frère du Président Ali Bongo.
 
Steed Rey Asselé, un cousin d’Ali Bongo, et jusque-là chef du Service Voyages à la Direction Générale du Protocole d’État, nommé Conseiller du Directeur Général de l’Agence Nationale de Promotion des Investissements (ANPI), a été remplacé par un autre ressortissant du Haut-Ogooué.
 
Il y a aussi le cas de M. Lambert Noël MATHA, Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de l’Administration du territoire, des Collectivités locales, de la Décentralisation chargé de la Citoyenneté et de l’Immigration, qui s’est séparé de presque tout son dernier cabinet : M. Ali Akbar n’y trouve t-il  rien à redire ?
 
 
Une trop grosse ficelle !!!

On demande à la France de ne pas s’occuper des problèmes gabonais, mais quand la lettre du Continent éditée par un Français reprend une information distillée et qui ne correspond pas à la situation réelle, la chose devient parole d’évangile. , la chose devient parole d’évangile.

A partir du moment où il est dit, écrit, sous-entendu et suppuré dans la presse nationale, internationale, dans les salons feutrés de Libreville et d’ailleurs, que toutes les personnes autour du Président Ali Bongo ont été  éloignées pour cacher la vérité aux Gabonais, comment ces mêmes personnes peuvent-elles faire la bêtise d’établir un document abondamment publié sur les réseaux sociaux et ne pas le détruire par la suite, si tel avait été le cas ?

 

Le pays a perdu beaucoup de temps. Il faut sortir du tout politique et du narcissisme au nom de l’intérêt général. Le pays a besoin d’avancer et se développer. Personne n’est obligé d’aimer son prochain, mais chacun a l’obligation de souhaiter le meilleur au pays. Les attentes et les préoccupations des Gabonais sont nombreuses. Le confort d’un petit groupe qui truste les postes dans l’administration, les sociétés publiques et parapubliques ne doit pas faire oublier cette réalité. La majorité des Gabonais souffre et croupit dans la misère. Les états d’âmes d’untel, fut-il d’un membre de la nomenklatura, un petit groupe de privilégiés qui ne représente que moins de 1% de la population, ne peut devenir une cause nationale et mobiliser les énergies de tous.
 

Contre les inégalités de destin
Pourquoi focaliser toute l’attention sur un seul individu soit-il Brice Laccruche Alihanga, étant donné que le Gabon de demain se construit maintenant? Les feuilles de route de fin 2017 et 2018 restent d’actualité, à savoir: Relance économique, assainissement des finances publiques, maîtrise des ressources humaines de la fonction publique, dotation d’infrastructures de base sur l’ensemble du territoire, etc…

Au travail !
Face à une opposition désorganisée, plus encline aux joutes politico-politiciennes, une majorité au pouvoir qui brasse du vent, organise des séminaires en “veux-tu, en voilà” et dont on attend des bilans Ad vitam aeternam, les gabonais sont à bout de patience. Maintenant que l’Assemblée nationale a été rétablie dans son rôle et ses fonctions, qu’un nouveau 1er ministre et un nouveau gouvernement ont prêté serment, les nouveaux arrivants dont certains ont des parcours sinueux, la probité morale sujette à caution, doivent démontrer par l’action qu’ils méritent la confiance des Gabonais et celui du Chef de l’Etat. En conclusion, il serait temps de sonner la fin de la récréation, des passe-droits, des roitelets et des règlements de compte car des cas patents sont légions.

 
Anne Marie DWORACZEK-BENDOME
03 mars 2019
ACTUALITE GABON ali bongo ondimba BRICE LACCRUCHE ALIAHANGA CONSEIL DES MINISTRES DU 26 FEVRIER 2019 gabon nominations politique riposte
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