Démission de Guillaume Soro
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Démission de Guillaume Soro

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Guillaume Soro, ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne, à Abidjan, le 17 novembre 2017.

M. Soro, désormais ex-président de l’Assemblée nationale ivoirienne, a été poussé à la démission par le président Alassane Ouattara.

Cela, après avoir refusé de participer à la mutation fin janvier de la coalition au pouvoir, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), en un grand parti unifié.

L’ancien chef de la rébellion ivoirienne, Guillaume Soro, à qui l’on prête des ambitions présidentielles pour 2020, a démissionné vendredi de son poste de président de l’Assemblée nationale lors d’une session extraordinaire qu’il avait convoquée.

“A cet instant précis, je rends ma démission”, a annoncé M. Soro, en froid avec le chef de l’Etat Alassane Ouattara. “Refuser de démissionner conduirait à une crise institutionnelle. On ne peut risquer de mettre en péril la paix fragile (…) pour conserver un poste”, a-t-il ajouté.

Agé de 46 ans, Guillaume Soro présidait l’Assemblée nationale depuis 2013. Il avait été auparavant le premier chef du gouvernement du président Alassane Ouattara, après son arrivée au pouvoir en 2011.

De 2002 à 2011, il a été le chef de la rébellion qui a contrôlé la moitié nord de la Côte d’Ivoire, pendant la présidence de Laurent Gbagbo. Cette rébellion avait soutenu militairement Alassane Ouattara contre Laurent Gbagbo lors de la crise post-électorale meurtrière de 2010-11, où les deux hommes revendiquaient la victoire à l’élection présidentielle.

M. Soro avait été élu président de l’Assemblée alors qu’il était vice-président du Rassemblement des républicains (RDR), le parti au pouvoir, qui s’est ensuite transformé pour donner naissance au RHDP.

Très discret sur le plan médiatique depuis plusieurs mois, voyageant beaucoup à l’étranger, il est jusqu’à présent resté muet sur ses intentions pour la prochaine présidentielle de 2020.

Alassane Ouattara, 77 ans, élu en 2010 et réélu en 2015, n’a pas dévoilé ses intentions pour l’élection présidentielle de 2020. La Constitution adoptée en 2016 n’autorise pas un troisième mandat, mais il existe une incertitude juridique sur l’application de cette disposition.

M. Soro, qui a été ovationné par une grande partie des députés après son bref discours. Il a quitté l’institution au volant d’une petite voiture personnelle.

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Avec VOA Afrique

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