LUTTE CONTRE LE TERRORISME  Le MPRSCA pour l’instauration de l’état d’urgence sur tout le territoire national
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LUTTE CONTRE LE TERRORISME Le MPRSCA pour l’instauration de l’état d’urgence sur tout le territoire national


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LUTTE CONTRE LE TERRORISME  Le MPRSCA pour l’instauration de l’état d’urgence sur tout le territoire national

Les premiers responsables du Mouvement plus rien ne sera comme avant (MPRSCA) ont animé une conférence de presse, le mardi 29 janvier 2019, au Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ). Au menu, il était, entre autres, question de la situation sécuritaire, les conflits intercommunautaires, les grèves syndicales.

« Le Mouvement plus rien ne sera comme avant (MPRSCA) recommande au président du Faso, l’instauration de l’état d’urgence sur toute l’étendue du territoire national », a déclaré Claude Ouédraogo, coordonnateur du MPRSCA. C’était face à la presse le 29 janvier dernier, au CNP-NZ. Et de justifier cette recommandation par le fait que l’expansion du terrorisme a pris des proportions très inquiétantes et que l’objectif, selon les responsables du mouvement, « c’est la conquête du pouvoir par les groupes terroristes dirigés par Iyad Ag Ghali, l’ex-collaborateur de l’ancien président du Faso ». Poursuivant sur la situation sécuritaire, le premier responsable du mouvement a rappelé qu’il y a trois ans, le MPRSCA avait justifié le ralliement des jeunes Burkinabè au terrorisme par le manque d’emplois, la pauvreté, la mauvaise répartition des richesses et des investissements. Le mouvement a aussi fait d’autres recommandations en exigeant que le ministère de la Défense fasse un recrutement massif de Forces de défense et de sécurité (FDS), la réinstallation des anciennes bases militaires, la création de nouvelles bases militaires. Il a également invité les FDS à la cohésion, une franche collaboration entre militaires, gendarmes et policiers afin de mutualiser leurs efforts pour venir à bout du terrorisme. Les populations ne sont pas en reste, puisqu’il leur est demandé de s’investir dans la lutte contre le terrorisme et de respecter les règles en vigueur. Au sujet des conflits intercommunautaires à Yirgou et des différentes violences à Nafona, Orodora, Bobo-Dioulasso, Mogtédo, le MPRSCA invite la Justice à s’affirmer pour démasquer les auteurs et les coupables des massacres de Yirgou et déterminer les causes de l’assassinat du chef de Yirgou et les membres de sa famille. Le mouvement, par la voix de son coordonnateur, Claude Ouédraogo, déplore les rapports judiciaires restés sans suite de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat qui, en plus du laisser-aller et de l’absence de l’autorité de l’Etat, constituent, entre autres, les raisons amenant les populations à s’organiser en groupes d’auto-défense. Dans ce contexte d’insécurité, « le MPRSCA déplore que la lutte pour l’amélioration des conditions de vie et de travail ne saurait être un outil utilisé par les syndicats pour assécher les finances publiques freinant ainsi les activités socioéconomiques du pays », souligne Claude Ouédraogo. Tout en invitant les syndicats à faire preuve de retenue, avant d’inviter le gouvernement à fusionner toutes les revendications syndicales et à discuter avec les syndicats de ce qui peut être fait pour l’amélioration des conditions de vie et de travail pendant les deux ans restants de son mandat.

Antoine BATTIONO

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Avec lepays.bf

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