L’extrême pauvreté diminue moins vite en Afrique subsaharienne
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L’extrême pauvreté diminue moins vite en Afrique subsaharienne


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L’extrême pauvreté diminue moins vite en Afrique subsaharienne
L’extrême pauvreté diminue moins vite en Afrique subsaharienne

Comme chaque année, à la veille du Forum de Davos, l’ONG Oxfam a publié cette semaine un rapport sur la pauvreté dans le monde.

Il indique que la richesse des plus riches s’est encore accrue, tout comme la pauvreté des plus pauvres.

Oxfam a calculé que 26 personnes dans le monde possèdent autant que les 3,8 milliards d’êtres humains les plus pauvres. En 2017, elles étaient 43. Le nombre de milliardaires dans le monde a doublé depuis la crise de 2008. Leur richesse a augmenté de 900 milliards en 2018, soit 12%, tandis que celle de la moitié la plus pauvre de la planète a baissé de 11%.

Inégalité devant les taxes

Si entre 2017 et 2018 le nombre des super-riches s’est accru, ceux-ci et les multinationales paient moins de taxes. « Le plus haut taux d’imposition des fortunes dans les pays riches est passé de 62% dans les années 70, à 38% à peine en 2013 », indique Oxfam, et le taux moyen d’imposition des sociétés dans les pays riches « est passé de 49% en 1981 à 26% en 2015 ». Seuls 4% des revenus d’imposition récoltés en 2015 étaient issus des impôts sur la fortune, note l’ONG, selon qui « les 10% les plus pauvres paient désormais des impôts plus élevés, en proportion de leurs revenus, que les plus riches ».

En Afrique, alors que le recul de la pauvreté extrême (1,9 dollar /personne/jour) était un des plus grands progrès des dernières décennies, le taux de réduction de la pauvreté  « a été divisé par deux depuis 2013 », indique Oxfam, qui insiste sur le rôle de la fiscalité pour corriger les inégalités sociales. « En moyenne, au Kenya, un enfant issu d’une famille riche fréquentera deux fois plus longtemps l’école qu’un enfant issu d’une famille pauvre ». La situation est particulièrement grave pour les filles puisque, dans le même pays, le fils d’une famille riche a une chance sur trois de prolonger ses études après le secondaire, contre une chance sur 250 pour une fille pauvre.

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Avec La Libre Afrique

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