Travaux publics : Quid de la réhabilitation des voiries urbaines ?
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Travaux publics : Quid de la réhabilitation des voiries urbaines ?


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Travaux publics : Quid de la réhabilitation des voiries urbaines ?

Annoncée en fanfare, média à l’appui, par l’ancien Premier ministre, Emmanuel Issoze-Ngondet, pour un coût total des travaux de 65 milliards de francs CFA, la réhabilitation des voiries urbaines des communes de Libreville, Owendo et Akanda, un chantier confié à l’entreprise de BTP Colas, peine à être lancée.

Le projet lancé le 15 novembre dernier par l’ancien Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, est immense et attribué à l’entreprise de BTP Colas, (Ndlr : chargé entre autre de la construction de l’axe PK5-PK12 actuellement en finition). Plus de 110 voiries reparties dans 5 secteurs géographiques entre Libreville, Owendo et Akanda ont ainsi été retenues pour subir une cure de jouvence. La construction de 8 ronds-points n’est pas en reste. C’était la priorité de l’heure, d’après le sentiment exprimé alors par l’ancien premier ministre. Ce qui explique la mobilisation de plus de 65 milliards de francs CFA auprès d’une banque étrangère pour la matérialisation du projet.

Selon le contrat financier signé avec la UK export finance (Ukef), qui n’est autre que l’Agence de Crédit export du Royaume Uni, l’Etat gabonais devrait financer les travaux à hauteur de 25% contre 75% pour son partenaire. Pour Emmanuel Issoze-Ngondet, ce chantier, c’était la solution pour « fluidifier la circulation dans ces villes, mais aussi de faciliter l’accès à des zones, quartiers qui jusqu’ici sont enclavés (…) ». Il devrait de même, « (…) contribuer de façon significative à améliorer les conditions des habitations dont le quotidien est un calvaire du fait des voies engorgés ». Plus de deux mois après ce lancement, on ne peut pas dire que ce chantier va bon train.

C’est à savoir même s’ils ont réellement débuté. Entre les artères de la capitale, une des communes cibles du projet, aucun engin de l’entreprise adjudicataire, Colas, n’est à l’œuvre. Les autorités de la république, auraient-elles vendu du vent ? Si tant est qu’on ne peut se prononcer sur une telle position, force est de constater que lors du lancement du chantier, le mystère inhérent au démarrage des travaux laissait paraître à un lancement immédiat du projet. Pourtant, plus deux mois après, les artères de la capitale Libreville pour ne citer que cette ville, n’ont pas encore accueilli les engins de l’entreprise Colas pour le démarrage effective des travaux. Qu’est-ce qui cloche dans ce dossier ?


Michaël Moukouangui Moukala

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Avec Gabon Eco

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