Tous les billets placés "dans les coffres" de la Banque centrale au Liberia
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Tous les billets placés "dans les coffres" de la Banque centrale au Liberia

Tous les billets placés "dans les coffres" de la Banque centrale au Liberia
Des liasses de dollars libériens reposent sur la table d’un cambiste à Monrovia, capitale du Liberia, le 3 octobre 2005.

La Banque centrale du Liberia (BCL) a assuré que des billets de dollars libériens imprimés à l’étranger pour un montant d’une centaine de millions de dollars américains avaient bien été placés dans ses “réserves”, démentant, après trois semaines de polémique, que des conteneurs de billets aient disparu.

“La Banque centrale du Liberia tient à affirmer au public et à nos partenaires qu’il ne manque pas 16 milliards de dollars libériens (89 millions d’euros ou 102 millions de dollars américains) comme cela a été erronément rapporté dans les médias”, a déclaré le gouverneur de la BCL, Nathaniel Patray, cité dans un communiqué.

Selon une “enquête interne” et les livres de comptes de la banque centrale et de la société suédoise Crane Currency, son fournisseur, 15,5 milliards de dollars libériens ont été imprimés pendant la période 2016-2018 et “placés dans les coffres” de la réserve de la BCL, a précisé M. Patray.

 

Le président libérien George Weah lors de sa visite au Conservatoire des Arts et Métiers, à Paris, le 20 février 2018.

 

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Les documents en question indiquent que cet argent est arrivé au Liberia par le port et l’aéroport de Monrovia et que “toutes les monnaies” ont été enregistrées dans les réserves de la banque.

“La BCL n’a pas d’indication que de l’argent imprimé sous sa responsabilité n’a pas été délivré”, insiste le gouverneur.

Des informations dans la presse et sur les réseaux sociaux, alimentées par des déclarations imprécises de responsables, avaient fait état de la disparition pure et simple de conteneurs et de sacs de billets entre le port et l’aéroport et la Banque centrale.

La polémique, qui constitue la première crise à laquelle est confronté le président George Weah, au pouvoir depuis janvier, était née de déclarations du ministre de l’Information, Lenn Eugene Nagbe, indiquant que la nouvelle administration n’avait pas été informée de l’arrivée de ces billets par l’ancienne présidente Ellen Johson Sirleaf, à qui George Weah a succédé.

 

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde et le vice-Premier ministre chinois Li Keqiang, au Grand Palais du Peuple à Beijing, Chine, le 24 mars 2014.

 

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George Weah, qui a fait ouvrir une enquête par une commission spéciale et demandé l’assistance notamment du FBI américain, a réclamé de la “patience” à ses concitoyens, dont certains ont manifesté ces dernières semaines pour réclamer qu’on “rende les conteneurs”.

Trente-cinq employés ou ex-employés de la BCL, dont son ancien gouverneur Milton Weeks et un fils de Mme Sirleaf se sont vu délivrer une interdiction de sortie du pays. “Si d’aucuns se sont rendus coupables de malversations financières, ils en seront tenus entièrement responsables”, a averti M. Weah.

“La Banque centrale salue la création par le président d’une équipe spéciale d’enquêteurs, ainsi que la décision d’y associer des partenaires étrangers”, a déclaré Nathaniel Patray.

Avec AFP

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Avec VOA Afrique

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