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Washington réagira "rapidement" si Assad utilise de nouveau des armes chimiques

 

Des Casques blancs retirent une victime des décombres d'un bâtiment détruit suite à une attaque aérienne à Idlib, Syrie, 15 mars 2017
Des Casques blancs retirent une victime des décombres d’un bâtiment détruit suite à une attaque aérienne à Idlib, Syrie, 15 mars 2017

 

La Maison Blanche a averti mardi que les Etats-Unis réagiraient rapidement si le régime syrien avait de nouveau recours aux armes chimiques, en particulier dans la province d’Idleb, dernière région contrôlée par la rébellion où l’ONU redoute un “bain de sang“.

“Soyons clairs, notre position, ferme, reste inchangée: si le président Bachar al-Assad décide d’utiliser une nouvelle fois des armes chimiques, les Etats-Unis et leurs alliés répondront rapidement et de façon appropriée”, a indiqué l’exécutif américain dans un communiqué.

Dans la province d’Idleb, “des millions de civils innocents sont sous la menace d’une attaque imminente du régime Assad, avec le soutien de la Russie et de l’Iran”, a rappelé la Maison Blanche.

Lundi déjà, Donald Trump avait mis en garde la Syrie, la Russie et l’Iran contre une offensive à Idleb.

“Le président de la Syrie Bachar al-Assad ne doit pas attaquer imprudemment la province d’Idleb. Les Russes et les Iraniens commettraient une grave erreur humanitaire en prenant part à cette potentielle tragédie humaine”, avait tweeté le président américain.

“Des centaines de milliers de personnes pourraient être tuées. Ne laissons pas cela se produire!”, avait-il ajouté.

Par ailleurs, le Pentagone a dénoncé mardi une campagne de désinformation de la Russie sur la situation en Syrie, destinée à affaiblir la coalition antijihadiste menée par les Etats-Unis et la forcer à quitter les zones qu’elle contrôle dans le nord du pays.

 

Des membres des forces russes et syriennes montent la garde au point de passage d'Abu Duhur, à l'est de la province d'Idlib, le 20 août 2018.

 

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“La Russie a lancé récemment une campagne intense de désinformation pour discréditer les Etats-Unis et leurs partenaires et alliés, qui cherchent à mettre un terme aux atrocités du régime Assad et à résoudre le conflit syrien par la voie diplomatique”, a indiqué Eric Pahon, un porte-parole du ministère américain de la Défense.

Moscou a notamment accusé fin août les rebelles syriens de préparer une attaque chimique dans la province d’Idleb pour pouvoir ensuite en accuser le régime de Damas.

“C’est absurde”, a indiqué M. Pahon. La Russie raconte des mensonges sur les armes chimiques “pour détourner l’attention de sa propre responsabilité quand ces armes terribles sont utilisées”, a-t-il ajouté.

En outre, selon M. Pahon, Moscou est à l’origine des informations publiées la semaine dernière par un quotidien libanais sur une rencontre de hauts responsables américains des services de sécurité avec le puissant chef de la sécurité syrienne Ali Mamlouk, fin juin à Damas.

 

Des membres de la défense civile syrienne, connus sous le nom de Casques blancs, retirent une victime des décombres d'un bâtiment détruit suite à une attaque aérienne à Idlib, Syrie, 15 mars 2017

 

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La délégation des Etats-Unis aurait proposé de retirer ses soldats de Syrie sous trois conditions: un retrait des forces iraniennes du sud syrien proche de la frontière avec Israël, des garanties sur une participation des compagnies américaines à l’exploitation pétrolière en Syrie et un partage par Damas d’informations sur les jihadistes étrangers.

Ces informations “ne reflètent pas la réalité”, a affirmé M. Pahon. “Les Etats-Unis sont déterminés à parvenir à une défaite définitive du groupe Etat islamique et n’ont aucun projet d’exploiter les ressources naturelles de la Syrie”.

Avec AFP

Avec VOA Afrique

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