mercredi, janvier 20, 2021
Distribution d’eau : la SEEG en mode alternance
Gabon

Distribution d’eau : la SEEG en mode alternance



Distribution d’eau : la SEEG en mode alternance

Les difficultés d’approvisionnement en eau potable depuis le robinet se sont énormément accentuées pour les abonnés de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), par ce temps de saison sèche reconnue, comme période d’étiage de plusieurs rivières. Parmi ces dernières, il y a celle qui est dans le département du Komo-Mondah (Estuaire), la Nzémé, qui participe en grande partie dans la production d’eau potable de la SEEG. Mais, pour une fois –sauf méprise de notre part-, la SEEG a décidé de trouver une solution palliative à cette situation qui cause des désagréments énormes dans les foyers et autres entreprises nécessitant de l’eau pour travailler : une distribution alternée selon les zones qui subissent les effets collatéraux de l’étiage de la Nzémé.

Un calvaire supplémentaire pour les consommateurs de la distributrice de la flotte de Libreville et des localités, qui éprouvaient déjà un mal fou pour s’approvisionner en eau potable. Victime donc de l’étiage, la Nzémé, en cette période de saison sèche peinerait à fournir la quantité consommée par les abonnés SEEG de Libreville et ses environs. A la SEEG, on parle d’une baisse de production de sa source en eau potable de 10%, soit présentement de 20 000 m³/jour du précieux liquide pompé depuis le Komo-Mondah.

Une situation pénalisante qui a inspiré les responsables de la SEEG de prendre des dispositions palliatives, pour parer au plus pressé, en procédant à l’ouverture des « vannes selon un programme établi par ses équipes techniques. Cette opération consiste à alterner la distribution d’eau dans les quartiers en manque d’eau ». Cette alternance est déjà perceptible dans plusieurs quartiers, où l’eau arrive au robinet tous les deux jours. Mieux, du côté de dame SEEG, on profite de l’occasion de l’étiage, pour faire preuve de pédagogie, en demandant aux abonnés d’utiliser l’eau de façon rationnelle, pour éviter « le gaspillage de la ressource, pour permettre un approvisionnement maximum aux habitants. (…) » Soit.

Reste à savoir, que disent les responsables de la SEEG, aux abonnés qui, même en temps de pluie, quand les rivières du département du Komo-Mondah, connaissent de pic d’abondance en eau, sont toujours sevrés du précieux liquide vital ? Là, à la SEEG, le temps d’une saison sèche, on sort les grandes stratégies, pour contrer le phénomène d’étiage, alors que dans le même temps, des citadins, récipients dans des brouettes ou des véhicules, sont transformés comme des bédouins dans le désert du Sahara, à Libreville et sa périphérie, à la recherche de l’eau d’un coin à un autre.

Pour cette clientèle continuellement sevrée d’eau, et qui ne sait plus à quel génie de la SEEG se vouer, il faut trouver quelque chose pour tenter de changer une situation aussi gênante. D’autant plus que même les besoins primaires, voire physiologiques sont devenus un problème dans des foyers. Il faut du côté du département de l’Eau et de l’Energie se pencher véritablement sur cette clientèle privée d’eau.



Avec Investir Gabon

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