Affaire Cohen/Trump: Immunité judiciaire pour deux dirigeants du tabloïd National Enquirer
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Affaire Cohen/Trump: Immunité judiciaire pour deux dirigeants du tabloïd National Enquirer


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Dans cette photo du 31 janvier 2014, David Pecker, président et chef de la direction d’American Media, s’adresse aux participants à une fête du Super Bowl à New York.
Dans cette photo du 31 janvier 2014, David Pecker, président et chef de la direction d’American Media, s’adresse aux participants à une fête du Super Bowl à New York.

 

Les procureurs fédéraux ont accordé l’immunité à David Pecker, président du groupe qui publie le journal tabloïd National Enquirer, dans le cadre de l’enquête sur des transactions financières conclues avec deux femmes affirmant avoir eu une liaison avec Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et le magazine Vanity Fair.

En échange de cette immunité, le président d’American Media Inc (AMI) a détaillé aux procureurs l’implication du président américain et de son ancien avocat, Michael Cohen, dans le versement d’argent à Karen McDougal, ancienne mannequin de Playboy, et à l’actrice porno Stephanie Clifford, alias Stormy Daniels, en échange de leur silence.

Un autre cadre dirigeant d’AMI, Dylan Howard, bénéficie lui aussi d’une immunité.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu auprès des procureurs du district sud de New York et du groupe AMI.

David Pecker se présente comme un ami proche de Trump et de Cohen.

Dans le cadre de son plaider coupable, Michael Cohen, poursuivi pour fraude fiscale, escroquerie bancaire et violation des lois sur le financement des campagnes électorales, a déclaré mardi avoir organisé des paiements sur ordre de Trump avant l’élection présidentielle de novembre 2016 pour réduire ces deux femmes au silence.

Donald Trump a nié avoir eu des liaisons avec elles. Après avoir dans un premier temps affirmé n’avoir rien su de ces versements d’argent, il a fini par admettre qu’il avait remboursé Cohen pour la somme versée à Stormy Daniels.

Dans une interview diffusée jeudi par Fox News, le président américain a redit avoir payé Cohen sur ses fonds personnels afin, a-t-il dit, de régler une affaire personnelle, et non pas pour le bénéfice de sa campagne électorale. Il a ajouté avoir découvert “plus tard” la transaction avec Karen McDougal.

Son avocat, Rudy Giuliani, a déclaré que ces paiements avaient été faits pour épargner Trump et sa famille et qu’ils n’étaient pas liés à la campagne électorale.

UN SOUCI DE PLUS POUR TRUMP

La décision de Pecker et d’Howard de coopérer avec la justice pourrait impliquer davantage encore Trump dans ces transactions financières, dont les procureurs estiment qu’elles sont en infraction avec les lois fédérales sur le financement des campagnes électorales.

Ce cadre légal définit les contributions à une campagne électorale comme les “biens de valeur fournies à une équipe de campagne pour influencer une élection”. Toutes les contributions doivent être rendues publiques et la loi fixe à 2.700 dollars la participation maximale d’un particulier au financement d’une campagne électorale.

Or un versement visant à étouffer des allégations de liaison extraconjugale juste avant une élection pourrait être considéré comme une contribution de campagne.

D’après Vanity Fair, les deux cadres exécutifs d’AMI ont corroboré les déclarations de Cohen aux procureurs.

Selon l’ancien avocat de Trump, Stormy Daniels a reçu 130.000 dollars. Karen McDougal a pour sa part vendu au National Enquirer les droits exclusifs du récit de sa liaison présumée avec Trump pour 150.000 dollars.

Son témoignage n’a jamais été publié mais il est bloqué en vertu du contrat d’exclusivité, et donc enterré. Cette pratique a un nom, le “catch and kill”, elle a pour but d’empêcher la publication d’informations potentiellement compromettantes par un média tiers.

Avec Reuters

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Avec VOA Afrique

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