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Gabon! Libreville, poubelle à ciel ouvert et ses “parfums agréables”.

Libreville, capitale politique gabonaise, est le théâtre d’un fait criard décrié  par les médias, les populations résidentes depuis belles lurettes. Et, aucune solution définitive ne semble être trouvée pour éradiquer l’insalubrité, les poubelles nauséabondes retrouvées ça et là dans les artères des quartiers des six arrondissements de cette agglomération à forte concentration de populations venues de l’intérieur du pays ou d’ailleurs ( à l’extérieur du pays).

Il nous souviendra que la société de valorisation et ramassage d’orduresSOVOG, avait, en son temps, opposé des critiques quant à sa gestion scandaleuse du traitement d’ordure “industrielles”. Même s’il est à rappeler le manque de sérieux des collectivités locales et du ministère de l’intérieur à respecter ses engagements d’antan. La SOVOG n’a pas mis long feu et  a été remplacé par d’autres entreprises exerçant dans le même domaine d’activité à l’instar des sociétés AVERDA et AFRICA CLEAN. Un nouveau souffle semblait refaire surface  quant à la volonté  des “autorités étatiques” de prendre le taureau par les cornes et en finir avec l’insalubrité. Où en est-on aujourd’hui? Les conditions se sont-elles améliorées? Libreville est-elle on n’en peu plus attrayante,belle et coquette?

Lorsqu’on jette l’opprobre à une entreprise de valorisation des ordures sans qu’en amont,  l’on ne prenne des décisions louables en prenant le mal à al racine, on ne peut que revivre les mêmes travers, faire dans la stagnation, le surplace, le déni et la délation. Pour clair, la décharge de MINDOUBE est arrivée à saturation à quel point où il est impossible d’en déverser des déchets. Mais, qu’est-ce qui empêche donc les “gouvernants” de prendre des mesures pour d’une ou deux nouvelles décharges quand on sait qu’il existe une multitude d’espaces libres ( Nzeng-Ayong village, Owendo Alénakiri).

En conséquence, des tas d’immondices sont devenus les ” animaux de compagnie” pour ne pas dire des compagnons quotidiens, qui jonchent les rues et les lieux les plus reculés et les obstruant à certains endroits.  Hors-mis la présence des tas d’immondices nauséabondes et intoxicantes, il y’a le problème de santé publique et les risques encourues par les populations; la prolifération des rongeurs, des chiens errants attirés par elles. Nous avons par exemple le cas d’un lieu de culte dont les fidèles se trouvent indisposés dans plus deux arrondissements, l’incivisme des usagers qui, certainement par méconnaissance, ne savent pas comment jeter leurs ordures et parfois qui mettent le feu dans ces lieux dits “poubelles publiques“.

A vrai dire, il serait plus qu’impérieux, que des solutions idoines soient trouvées et des mesures soient prises pour le bien-être de la citadelle et ses habitants: la multiplication des bacs à ordures, la création de nouvelles décharges, les campagnes de sensibilisation sur la conduite des usagers et remettre sur la table la question de préservation de environnement; ce ne sont pas les experts en QHEC ,gestion et planification urbanistique qui manquent dans notre pays.

Le désordre urbain visible au Gabon en général et à Libreville en particulier ainsi que le vide juridique ou l’absence de législation sur le plan urbanistique et environnemental, ne sont-ils pas des freins pour l’instauration d’une gestion plus rationnelle et efficiente du traitement des déchets, l’embellissement et pour une ville propre et respectueuse des règles les plus élémentaires de protection de l’environnement?


20 mars 2018

insalubrité santé publique
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