Gabon : Le mariage finit brusquement entre l’Etat et Veolia
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Gabon : Le mariage finit brusquement entre l’Etat et Veolia


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Manifestation des populations contre la SEEGManifestation des populations contre la SEEG

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La dégradation de la qualité du service rendu aux usagers, les efforts financiers consentis par l’Etat non suivis des effets escomptés et les plaintes des populations sont à l’origine de cette décision de l’Etat gabonais.

La supercherie de la Société  d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) vient d’être stoppée net. Sans autre forme de procès, juste après la réunion tripartite tenue par le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Brice Laccruche Alihanga, avec le directeur général de la SEEG, Antoine Boo, et le ministre de l’Eau et de l’Energie, Patrick Eyogo, un uppercut  a été ajusté dans la convention de la concession qui liait l’Etat gabonais à la société française Veolia à travers sa filiale SEEG.

La manifestation spontanée des consommateurs devant le siège de la SEEG aura été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les responsables de cette entreprise ont été entendus sur la problématique d’accès à l’eau et à l’électricité. Aucune explication plausible n’a été donnée sur le calvaire que continuent de vivre les Gabonais dans les quartiers de Libreville, Owendo et Akanda. Pendant près de vingt années d’existence au Gabon, c’est le gain qui a plus préoccupé les dirigeants de la SEEG au détriment des conditions de vie des populations gabonaises.

La réunion tenue au cabinet de Brice Laccruche Alihanga a révélé que la SEEG a volé pendant longtemps les consommateurs gabonais en leur faisant payer des factures exorbitantes de l’eau et du courant sans tête ni queue. La pratique a persisté depuis très longtemps à travers ses actionnaires et qui ont tiré les ficelles dans l’ombre. C’est tout un réseau des maffieux autour de dame SEEG qui font le business et  qui cherchent des bénéfices et non l’intérêt du plus grand nombre.

Plus rien ne sera comme avant, a tapé du poing sur la table  le Directeur de cabinet d’Ali Bongo qui constate par ailleurs la mauvaise foi de la SEEG. Il n’existe aucune solution à long terme de vouloir chercher des solutions concrètes pour améliorer la qualité de ses services. Tous les efforts financiers consentis par l’Etat ne sont pas suivis par des effets escomptés. Aussi surprenant, on continue encore à exiger et à réclamer plus.

L’eau est sale et les coupures sont intempestives. Les consommateurs font comment ? La manifestation conduite par le président de l’Organisation gabonaise des consommateurs, Ibrahim Sendje Mboulou a fini par payer. En dehors de la dégradation de la qualité du service rendu aux usagers, il y a aussi ce qu’on peut qualifier d’échec des négociations entre l’Etat gabonais et la SEEG Véolia de l’avenant n°8 portants sur la prorogation pour une durée de cinq ans de la convention de la concession. Le président Ali Bongo Ondimba qui suit de très près cette situation aurait donné des instructions fermes pour qu’une solution heureuse et catholique soit trouvée dans cette affaire qui n’a que trop duré et qui a enrichi une minorité des personnes.

Aujourd’hui, le divorce est engagé en attendant d’être prononcé dans les jours à venir. Dans un communiqué du ministre de l’Eau et de l’énergie daté du 16 février 2018 transmis à notre rédaction, Patrick Eyogo Edzang annonce la fin de la convention de la concession qui liait l’Etat gabonais à la SEEG-Véolia.

Afin de préserver la continuité et la qualité du service public de l’eau potable et de l’énergie électrique, l’Etat, dit-il, va procéder exceptionnellement à la réquisition temporaire de l’entreprise. Pendant cette période transitoire, un organe ad hoc sera mis en place avec pour mission de gérer l’entreprise, de mener les audits et autres études nécessaires au développement du secteur dans un nouveau mode de gestion et finaliser la rupture contractuelle dans les règles de l’art avec le groupe Veolia.

Tout compte fait, d’aucuns estiment que l’Etat ne va pas plus tolérer cette situation de monopole au moment où les efforts sont tournés vers la relance de l’économie gabonaise. De nombreux investisseurs cherchent à venir au Gabon pour apporter leurs expériences dans le domaine de l’eau et de l’électricité. Cela a quand même duré et ça devenait de plus en plus insupportable.

Privatisée depuis 1997 et détenue à 51 % par le groupe français Veolia Eau, la SEEG détient le monopole de la distribution d’eau et d’électricité au Gabon.

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Avec Afric Telegrah

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