SESSION EXTRAORDINAIRE AUTOUR DU PNDES   :   Des réajustements pour des résultats plus satisfaisants
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SESSION EXTRAORDINAIRE AUTOUR DU PNDES : Des réajustements pour des résultats plus satisfaisants


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SESSION EXTRAORDINAIRE AUTOUR DU PNDES   :   Des réajustements pour des résultats plus satisfaisants

 

Le Comité national de pilotage du Plan national pour le développement économique et social (PNDES) a marqué une halte le 13 octobre dernier, au cours d’une session extraordinaire, pour s’interroger sur la mise en œuvre du plan en 2017. Présidée par le chef du gouvernement, Paul Kaba Thiéba, cette session a permis de se rendre à l’évidence que les résultats ne portent pas les promesses des fleurs. Appel a donc été lancé à tous les acteurs de se retrousser les manches pour qu’en fin d’année, toutes les activités au programme puissent être traduites en actes.

 

L’objectif de la session extraordinaire de la mise en œuvre du PNDES en 2017 se laisse deviner : apprécier l’état d’avancement de la réalisation des actions programmées en 2017 et prendre les décisions idoines pour plus de diligence pour les deux mois restants.

Pour le premier point, le Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, a d’abord relevé les facteurs qui n’ont pas milité pour une mise en œuvre conséquente des activités. En toute logique, les revendications enregistrées dans l’administration publique et dans certaines branches d’activités privées et la persistance des attaques terroristes aux frontières du Nord du pays avec le Mali et dans la région de la Boucle du Mouhoun, viennent au frontispice des causes du retard dans la mise en œuvre du programme. A côté de ce contexte difficile, d’autres contraintes et pas des moindres, ont contrarié la performance dans l’exécution des actions programmées. Ce sont, selon le chef du gouvernement, la non finalisation des référentiels sectoriels et locaux de développement cohérents avec le PNDES, la non appropriation de la délimitation des périmètres de secteurs de planification, la faiblesse de l’accompagnement des acteurs locaux. Ceci explique-t-il à suffisance le faible taux de réalisation des activités ?

Le bilan de quelques secteurs d’activités

En effet, selon le chef du gouvernement, sur le plan de l’exécution physique des projets structurants, le taux d’exécution physique estimé sur un lot de 27 projets s’élève à 46,5% pour un taux d’exécution financière de 63,1%.

En matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, 500 forages neufs ont été réalisés contre 2020 au programme pour cette année. On note également 25 256 latrines familiales et 356 latrines institutionnelles dont 299 en milieu rural, construites. La capacité de production d’eau potable de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) s’est accrue de 121 000 m3 par jour.

Au titre de la santé, la politique de gratuité des soins au profit des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans a permis, au cours du premier semestre de l’année 2017, de prendre en charge plus de huit millions quatre cent dix-neuf mille enfants et femmes.

Dans le volet de la lutte contre le chômage, le PM a relevé que plusieurs actions visant la promotion des emplois décents et la protection sociale pour tous se sont renforcées grâce à l’accroissement des financements des milliers de micro et petits projets d’entreprises de jeunes étudiants et apprenants, d’acteurs du secteur informel, avec le lancement du Programme d’autonomisation des jeunes et des femmes. Ce programme permettra de soutenir 13 000 projets d’entrepreneuriat en 2017. Environ 39 000 emplois directs et 43 000 emplois indirects sont attendus. Par ailleurs, en fin juin 2017, 3 000 jeunes avaient déjà été recrutés, toujours selon le PM, dans le cadre des travaux à haute intensité de main-d’œuvre (HIMO) et 11 350 autres pour le compte du ministère en charge des infrastructures. A ces recrutements, s’ajoutent ceux effectués par voie de concours de 11 096 postes dans la Fonction publique.

Le bilan en matière d’érection d’infrastructures de qualité dans les secteurs stratégiques n’est pas dramatique, car « d’importantes réalisations sont en cours aussi bien dans les secteurs de soutien à la production que les secteurs sociaux », selon le PM. Il en est de même en matière de réalisation d’infrastructures dans les différents ordres d’enseignement dont les lycées scientifiques et techniques, la normalisation des centres de santé et l’acquisition d’équipements. En matière d’infrastructures routières, « les efforts en vue d’améliorer la mobilité sur le réseau routier classé se poursuivent avec la construction de nouvelles voies, la réhabilitation d’autres, l’aménagement de pistes rurales et l’entretien routier », a souligné le PM.

Le secteur de l’énergie fait partie des domaines qui donnent un peu plus de satisfaction aux géniteurs du PNDES. Plusieurs actions visant l’accroissement de l’offre d’énergie avec la poursuite de la réalisation de centrales solaires photovoltaïques et la signature de contrats avec les investisseurs pour la construction d’autres centrales, la fourniture de composantes de l’énergie photovoltaïque, sont en phase d’exécution. « L’entrée en production, très bientôt, de la centrale solaire photovoltaïque de Zagtouli, l’achèvement de celle de Ziga, la réalisation de cinq centrales solaires de puissance égale à 68,24 MWC dans les localités de Zano, de la Patte-d’Oie, Kodéni, entre autres, en sont des illustrations », selon Paul Kaba Thiéba.

Appel à plus d’efforts

 

« Ces résultats, quoique appréciables, demeurent tout de même en deçà de nos attentes », a souligné le PM. Ils commandent donc, a-t-il poursuivi, que nous puissions agir avec célérité pour réaliser les tranches restantes du plan. Pour ce faire, les acteurs ont convenu de la prolongation de l’échéance d’élaboration des politiques sectorielles et du recours à des contrats-plans entre l’Etat et les collectivités territoriales, pour leur permettre de disposer d’instruments d’opérationnalisation du PNDES dans leur localité, à défaut des Plans locaux de développement alignés à celui-ci. Il a également été décidé du renforcement des capacités du Fonds national d’études et de préparation des projets (FONEPP), pour lui permettre de faire face au financement de la préparation de plus de projets, de l’adoption d’une feuille de route pour le transfert d’ici à 2020 de 15% du budget de l’Etat aux collectivités territoriales.

A la fin de la session, Le chef du gouvernement a invité tous les acteurs à redoubler d’efforts « pour qu’au soir du bilan, les juges de nos actions que sont les populations des villes et des campagnes du Burkina Faso, nous attribuent une bonne note car nous leur aurons apporté réconfort et bien-être », a-t-il souhaité.

Ousmane TIENDREBEOGO

 

 

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