samedi, janvier 16, 2021
FORUM NATIONAL SUR LA SECURITE :  Le Président du Faso appelle à « un sursaut patriotique »
Afrique

FORUM NATIONAL SUR LA SECURITE : Le Président du Faso appelle à « un sursaut patriotique »


FORUM NATIONAL SUR LA SECURITE :  Le Président du Faso appelle à « un sursaut patriotique »

Le Forum national sur la sécurité, promesse de campagne du Président du Faso, est depuis hier une réalité. Environ 600 participants, composés d’experts des questions sécuritaires, des représentants de toutes les composantes de la société, vont passer en revue, de fond en comble, notre système sécuritaire pour, in fine, proposer une thérapie de choc à même de permettre de lutter efficacement contre toutes les menaces sécuritaires. Présidée par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, la cérémonie d’ouverture de ce forum est intervenue hier mardi 24 octobre 2017 à la salle de conférences de Ouaga 2000. Elle a connu la présence du représentant spécial du SG des Nations unies en Afrique de l’Ouest, Mohamed Ibn Chambas, d’experts de l’Union européenne et des Etats-Unis. Cet agora va durer 72 heures, soit du 24 au 26 octobre.

 

Les victimes du terrorisme, du grand banditisme et de la délinquance transfrontalière dans notre pays, se comptent par centaines. Pour mettre fin à cette hémorragie, le gouvernement veut trouver une thérapie à la hauteur des menaces, à travers ce Forum national sur la sécurité qui a pour thème : « Garantir la paix et la sécurité pour un développement durable du Burkina Faso : la nécessité d’une réforme du secteur de la sécurité ». Avant ce grand format, un pré-forum et des fora régionaux ont été organisés ; ce qui a permis d’avoir une vue d’ensemble des défis et des menaces du système national de sécurité. Toutes ces concertations et consultations, dira le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, ont, entre autres, permis d’interroger la gouvernance et le contrôle démocratique des Forces de défense et de sécurité, d’analyser l’offre de sécurité et de recueillir les perceptions des populations sur les questions sécuritaires. Ainsi, le processus de réforme du secteur de la sécurité permettra d’instaurer un système de sécurité efficace et responsable pour l’Etat et les citoyens, dans le respect des droits de l’Homme. « Il permettra également de consolider le caractère républicain et professionnel des FDS en vue d’une meilleure contribution à la paix, à la sécurité et au développement durable », espère le président du Faso.

Au regard des moyens limités de l’Etat sollicités par les exigences du développement, le président du Faso a invité les acteurs nationaux à mutualiser leurs stratégies et optimiser leurs actions grâce à une meilleure coordination, une synergie des efforts et une répartition effective des rôles, compétences et missions. Mais cela ne suffit pas. « Il nous faut adapter nos méthodes de travail à ce nouveau contexte sécuritaire, local, national, régional et mondial », a suggéré le chef de l’Etat. « Ma conviction est établie que c’est dans notre capacité à nous organiser, à unir nos intelligences et nos énergies que nous viendrons à bout de ces forces obscurantistes et prédatrices qui tentent par tous les moyens de ralentir la marche de notre peuple vers le progrès », a dit Roch Marc Christian Kaboré. Enfin, le président du Faso a lancé un appel à un sursaut national patriotique des fils et des filles du pays, des villes et des campagnes autour des FDS afin de défendre la patrie.

Des mesures pour inverser les prévisions alarmistes

 

La voix des Partenaires techniques et financiers (PTF) a été portée à cette cérémonie d’ouverture par l’ambassadeur de France au Burkina, Xavier Lapeyre de Cabanes. Il a affirmé la nécessaire distance que doivent observer les PTF dans la définition d’une politique nationale de sécurité dans les Etats. « Chacun de nous sait bien que la sécurité est un domaine à part et que la coopération ne saurait être du même ordre que celle d’autres secteurs », a déclaré l’ambassadeur, avant d’ajouter que « la manière dont le Burkina compte organiser ses FDS est une question politique qui n’appartient à personne d’autre qu’aux Burkinabè ». Toutefois, « à l’issue du forum, les PTF sont prêts à apporter leur soutien si les autorités leur en font la demande », a rassuré le porte-voix des PTF aux autorités nationales.

Le président du Comité national d’organisation, le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, a rappelé les grandes articulations de ce grand rendez-vous. Il a rassuré que la parole sera libérée au maximum, pour permettre une vue d’ensemble des questions sécuritaires. « Grâce au caractère informel et non contraignant des échanges, c’est une véritable liberté de parole qui sera à l’œuvre au cours de ce forum », dixit le ministre de la Sécurité. Seulement, précise-t-il, les réflexions doivent permettre de prendre des décisions qui nous placent plus que jamais dans une perspective politique et opérationnelle, afin de parvenir à inverser les prévisions alarmistes.

Ainsi, durant les 72 heures de travaux, trois axes thématiques abordant des thèmes qui feront l’objet de communications ou d’ateliers, constitueront l’ossature du forum. L’axe I porte sur  l’indentification des défis, menaces et besoins de sécurité. L’axe Il, lui, permettra de faire l’état des lieux de la mise en œuvre des politiques de sécurité. Enfin, le dernier axe sera consacré aux perspectives et aux recommandations.

Ousmane TIENDREBEOGO

 

 

 

 

 



Avec lepays.bf

Leave a Response

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.