lundi, janvier 25, 2021
Plaidoyer pour la création d’une  "provision de fin de gisement" au Gabon
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Plaidoyer pour la création d’une “provision de fin de gisement” au Gabon

L’ONG gabonaise “Dynamique Gagnant-Gagnant” dont le siège social se trouve à Moanda (sud-est du Gabon), interpelle ici les autorités du pays afin que les entreprises d’extraction de matières premières installées au Gabon créent un “fonds de provision de fin de gisement” qui permettrait aux zones où se trouvent ces entités de continuer à se développer même après épuisement des gisements.

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Pour un développement durable et respect des conditions de vie des populations !

La problématique de la gestion des gisements après leur exploitation constitue l’un des pans de préoccupation qui a motivé la création de l’ONG gabonaise “dynamique-gagnant-gagnant”. Ce souci constant qui figure dans ses statuts, dont l’une des missions est de contribuer à la promotion du développement durable au Gabon en général et, plus particulièrement, de s’assurer des retombées économiques et sociales  réelles au profit des populations.

Impacts des projets miniers sur les valeurs sociales

Les impacts sociaux des grands projets miniers sont controversés et complexes. En effet, les projets miniers peuvent créer des emplois, des routes, des écoles et augmenter la demande de biens et de services dans les régions éloignées et pauvres, mais les avantages et les conséquences peuvent être inégalement partagés, où la question : que deviennent ces lieux quand la matière première qui avait attiré les investisseurs est épuisée ?

Les exemples des villes fantômes après exploitations des mines sont légions dans le monde, le Nord-Pas- de-Calais en France et au Gabon, il y a le spectre que représente la ville de Mounana aujourd’hui. Autre fois florissante, dix-huit (18) ans après la fermeture de la mine d’uranium de la COMUF – filiale gabonaise du groupe nucléaire français AREVA (1960 à 1999), cette commune est toujours à la recherche d’un second souffle économique. Au-delà de l’impact écologique (pollution du sol, de l’air et de l’eau), il y a la désolation et la misère des populations.

Tout en restant dans la promotion du développement durable, et conscient de ce que l’exploitation des gisements des matières premières (pétrole, fer, manganèses, or, etc.) est non négligeable dans la plus-value économique du pays, l’ONG gabonaise “dynamique-gagnant-gagnant” propose que la fin des gisements miniers voire  pétrolifères, soit gérée au moment de la vie du gisement. La proposition qui suscite cet article a été faite publiquement lors des assises du Dialogue National-Phase Citoyenne, à Libreville.

Le plaidoyer Gagnant-gagnant !

Pour  cet ONG, il est urgent d’instaurer une ” provision de fin de gisement ” aux différents contrats qui lient l’État gabonais aux entreprises qui exploitent les matières premières. Cette provision de fin de gestion , son produit serait annuel  et consacré uniquement à la diversification de l’économie locale des zones concernées, de façon à ce que la transition se fasse sans trop de casse et de contraste en termes de vie pour les populations.

Équilibre !

Un pavé jeté dans la mare afin de susciter une réflexion en profondeur qui tienne compte de l’équilibre “gagnant –gagnant” entre l’état, les sociétés d’exploitation minière ou pétrolière et les populations locales gabonaises.

 

Anne Marie DWORACZEK-BENDOME
Le 21 avril 2017

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